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Paul
Sheehan, un des meilleurs journalistes du Sydney Morning
Herald, a consacré un ouvrage «Girls Like
you» à l'affaire des frères K.
Son livre détaille le calvaire vécu par les
victimes entre les mains de leurs agresseurs puis dans les
tribunaux de Sydney. Dans un court chapitre, il évoque
les évènements de Cronulla Beach, qui se sont
produit à la même époque que les procés
en appel des frères K et de certains violeurs libanais.
Le journaliste les replaçe dans le contexte qui règnait
à Cronulla à l'époque, un contexte
que les médias français ont totalement occulté.
Je propose ici une traduction intégrale de ce chapitre.
Chapitre
27 : Intifada
L'Australie
a fait la une du monde entier le 11 décembre 2005.
Les images vidéos diffusées sur toute la terre
après la manifestation proche de la plage de Cronulla
montraient une foule d'Australiens blancs pourchassant et
agressant plusieurs Arabes. Ça n'était pas
beau à voir. Ça n'était pas beau à
entendre.
La
trame de l'histoire envoyée à travers le monde
pendant ce cycle d'actualité de 24 heures était
simple : C'était une émeute raciale. Une manifestation
contre les membres d'une minorité moyen-orientale
avait mal tournée. Des dizaines d'articles sont bientôt
apparus, expliquant que le Sutherland Shire, d'où
venaient la plupart des 5000 manifestants, était
principalement anglo-saxon, chrétien, conservateur,
et insulaire.
L'histoire
a eu beaucoup d'écho au Royaume Uni. L'oncle de Tegan
Wagner a envoyé une coupure de journal à sa
famille depuis l'Ecosse. Elle commençait avec une
référence à des Néo-Nazis incitant
à une émeute raciale anti-musulmane sur une
plage de Sydney, dans la plus grande ville d'Australie.
«Cette
histoire était de la merde » m'a
dit Tegan.
Elle
y était. Il y avait des voyous enivrés prononçant
des slogans et des discours anti-libanais, et plus de voyous
enivrés qui se sont attaqué à des gens
qui avaient l'air libanais, mais l'histoire qui a fait le
tour du monde n'a pas saisi à quel point il était
extraordinaire que des milliers d'Australiens aient été
poussés à sortir et à manifester contre
le comportement d'un seul groupe ethnique.
Ce
qui n'a jamais été rapporté, c'est
que pour la plupart des gens, c'était une manifestation
contre le racisme.

Photo
: Warren
Hudson |
L'immense
majorité des manifestants de Cronulla Beach
étaient pacifiques
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«Quand
j'en ai entendu parlé, j'ai voulu y aller»
dit Tegan «Je suis une fille du Shire. Je vais
à Cronulla depuis des années. J'ai été
au premier rang pour voir comment les gens se font traiter,
pas par les Libanais du coin, mais par les musulmans libanais
qui viennent d'endroit comme Bankstown ou Riverwood. Ils
traitent nos plages comme une boite louche. Ils traitent
les jeunes femmes comme de l'ordure. Et dès qu'on
dit quoi que ce soit, ils sont à leur portable appelant
50 de leurs amis les plus proches et leurs potes arrivent,
dépassant les autres en nombre. Si c'est des mecs,
ils les tabassent. Si c'est des filles, ils les terrorisent.
Quand
tout le monde a commencé à envoyer des textos
pour venir à la plage manifester contre ces racailles,
c'était comme leur faire goûter à leur
propre médicament. Il y a un vieux dicton, ici :
«comment tu bas un Libanais ? Tu lui prend son portable.»
Son
frère voulait y aller mais elle n'a pas laissé
s'y rendre. Il n'avait que 11 ans. «C'est une
des personnes qui voulait y aller pour les mauvaises raisons.
Tous les gamins voulaient y aller pour voir une bagarre,
pour qu'ils puissent retourner à l'école et
dire «J'étais à Cronulla, Woo-hoo!»
Les plus âgés y sont allés pour une
bonne raison.»
Vers
midi, Tegan et une amie ont pris le train pour Cronulla.
Au dernier arrêt avant Cronulla, on a conseillé
aux voyageurs de ne pas se rendre à Cronulla car
leur sécurité n'était pas garantie.
La première bagarre avait déjà éclaté
à la gare. Elles ont appelé un ami qui leur
a dit que la bagarre était terminée et que
la station avait été dégagée,
elles sont donc restées dans le train et ont continué.
«Nous
avons rencontré tout un groupe d'amis. Nous nous
sommes contentés de déambuler. Il y avait
des milliers de gens. Il y a des choses qui nous faisaient
rire. Ce type dans une vieille hutte australienne qui jouait
très fort «I Come From the Land down Under».
C'est comme s'il avait un CD des plus grands tubes australiens.
Quelqu'un était descendu sur la plage et avait écrit
dans le sable «100 % fierté australienne».
C'était géant. Je pense qu'ils avaient fait
ça avec des algues. C'est la première fois
que j'ai vu une inscription dans le sable que les gens n'aient
pas foutu en l'air. C'est resté là toute la
journée. C'était énorme.
«Nous
sommes arrivés à la plage au moment où
deux Leb [libanais] ont dit quelque chose de stupide et
ont provoqué une énorme bagarre à l'extérieur
du club de surf. La police les a mis dans le club pour leur
protection, c'est pourquoi tout le monde s'est rendu là,
pour voir ce qui se passait. Plus tard, lorsque la police
a sorti ces types et les a mis dans un panier à salade,
beaucoup de gens ont crié des trucs comme «Ne
les protégez pas». Mais seule une poignée
de types s'est approchée et a frappé le panier
à salade.
«La
plupart des gens étaient comme moi, déambulant
aux alentours. Je ne sais pas pourquoi ils appellent ça
les émeutes de Cronulla. C'était une manifestation.
Seule une petite partie de la foule s'est comportée
de façon stupide. Surtout de jeunes types... Ça
a immédiatement été qualifié
d'émeute alors que la plupart des gens n'ont rien
fait de violent et que nous protestions contre la violence.»
A-t-elle
personnellement fait l'expérience d'abus de la part
de Libanais à Cronulla?

Photo
: Warren
Hudson |
"Pas
de Libanais" "C'est le jour de l'indépendance
du Shire" Ces Australiens expriment leur ras
le bol du racisme des Libanais
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«Ouais,
une paire de fois. Si vous demandiez à n'importe
quelle fille ici, si vous faisiez un sondage, environ 90
pour cent d'entre elles pourraient vous raconter avoir été
harcelées par des Libanais à Cronulla ou avoir
une amie qui a été harcelée.
Ceux
qui créent des problèmes utilisent leur religion
comme une excuse ... je connais des musulmans libanais qui
sont des gens chouettes. Leur religion n'est pas un problème.
C'est ceux qui harcèlent les gens qui ont fait muter
leur religion. Ils l'ont transformée en mutation
de domination masculine et de haine envers les femmes.»
Juste
après l'émeute, j'ai entendu le même
argument de la part d''enseignantes du Lycée de Cronulla.
L'une était une nana des plages, jeune et blonde,
qui a dut subir personnellement une pluie d'insultes : «C'est
tellement perturbant que les images diffusées en
Australie et dans le monde n'aient jamais mentionnées
les passages à tabac, les provocations et la crasse.
On n'en discute même pas. Toutes les filles que je
connais ont été ou harcelées ou connaissent
quelqu'un qui a été harcelé. Il n'y
a pas que les jeunes filles. J'ai été suivie
à plusieurs reprises. C'est un harcèlement
constant. Ils utilisent tout le temps le mot «traînée».»
Après
l'émeute, j'ai rassemblé de nombreux témoignages
de première main et ils font le portrait d'intimidation
et de racisme à l'état brut. Une femme m'a
raconté un incident qui s'est produit environ une
semaine avant les évènements qui ont mené
à l'émeute du 11 décembre. :
«Une
amie de ma fille a été encerclée et
insultée par une grande bande de Libanais. «Viens
salope» lui a dit l'un d'eux. «Je sais que tu
veux sucer nos bites. On va pas te laisser faire, saleté
d'australienne, t'es pas assez propre.»
...
Une
femme âgée de 24 ans a décrit un incident
qui s'est produit en 2005 : «Je descendais l'esplanade
[de Cronulla] quand un groupe de Libanais m'a encerclée
et m'a barré le passage. L'un d'eux a mis sa main
sur ma jupe et m'a attrapé l'entrejambe.»
...
Une
jeune femme marchait le long de l'esplanade avec son petit
ami lorsqu'ils ont été encerclés par
un groupe de Libanais. On a dit à la fille «vas-t-en
ou tu seras désolée», tandis qu'elle
courrait chercher de l'aide, ils ont fait trébucher
son petit ami et lui ont donné des coups de pieds.
...
Une
autre femme raconte : «Tard dans la nuit en rentrant
du Carinbah Inn à la maison, le fils d'un collègue
s'est fait tabasser par deux voitures pleines de Libanais.
Il a été abandonné sans connaissance
et a perdu définitivement l'audition d'une oreille.»
...
Et
une autre : «Mes deux garçons n'ont pas
été à la plage depuis 18 mois parce
que les deux dernières fois qu'il y étaient,
ils ont été encerclés par des Libanais
qui leur ont volé leur téléphones portables.
On leur a dit qu'on les tuerait s'ils revenaient. Une de
mes amies conduit ses enfants à Engadine pour surfer
parce qu'ils ont trop peur d'aller jusqu'aux plages les
plus proches.»
...
Après
les émeutes du 11 décembre, un professeur
du Lycée de Cronulla a écrit à son
député local, Malcolm Kerr :
«Les
émeutes racistes de Cronulla ne peuvent pas être
justifiées. Mais sûrement, les gens doivent
être curieux de savoir d'où vient cette colère
incroyable, et pourquoi elle était dirigée
contre un groupe ethnique en particulier.
J'ai
peur pour ma famille depuis ces dix dernières années,
car durant ce temps de nombreux habitants et des baigneurs
ont été harcelés par des bandes d'homme
d'apparence moyen-orientale qui ont insulté, brimé
et agressé des groupes et des individus.
Ma
fille a été insultée régulièrement
lorsqu'elle va à la plage...
Les
femmes qui choisissent de profiter de la plage en costume
de bain ou qui choisissent de sortir sont souvent intimidées
et traitées de «traînées»
«saletés» et on leur déclare
qu' «elles le cherche».
Mon
plus grand esperance est que ces hommes ne soient pas
représentatifs de leur culture.»
Après
la manifestation anti-libanais de Cronulla, des voitures
ont commencé à se rassembler dans plusieurs
banlieues du Sud-Ouest, notamment à Punchbowl Park.
Dans l'esprit des jeunes hommes qui se sont rassemblés
au parc, les évènements de Cronulla exigeaient
une démonstration de force immédiate et brutale.
Tout autre chose aurait été un signe de faiblesse.
Les téléphones portables s'activaient. Certains
textos ressemblaient à des appels à la guerre.
Le plus vindicatif était celui ci :
Aujourd'hui
le lion dort dans la jungle. Réveillons nous, réveillons
nous, Oh lions du Liban, 'représailles' Agissons
car nous sommes les rois de la Jungle. Montrons leur que
nous nous sommes réveillés ce dimanche.
Rencontrons nous à Brighton et ensemble nous exterminerons
l'ennemi à Cronulla.
Selon
un rapport de police qu'on m'a donné, plus de 40
voitures pleines se sont rassemblées à Punchbowl
Park le 12 décembre. La plupart des hommes étaient
armés d'une variété d'armes –
des machettes, des battes de baseball, des couteaux, des
barres de fer. L'un d'eux avait même amené
un mégaphone pour lancer des défis. Avant
de partir, ils ont laissé leurs raisons écrites
sur la rue :
LES
AUSSIE VONT MOURIR
INTIFADA
C'EST LA GUERRE
LÂCHES DU DIMANCHE CREVEZ? LES SOLDATS SE LEVENT
CHIEN AUSSIE [australien] NE DORS PAS
VOUS ETES VENUS ENCHAINES CHIENS DE TAULARDS
NOUS N'AVONS PEUR D'AUCUN CHIEN OZY [australien]
Cette
nuit là, les voitures pleines sont parties de Punchbowl
park et des alentours de la mosquée Lakemba, tout
deux dans la circonscription électorale de Morris
Iemma, le premier ministre de Nouvelle Galles du Sud. Ils
se sont dirigées vers les plages de la rive Est.
Un des convois était large et provocateur, avec des
phares allumés pour faire une démonstration
de force. Pendant les trois heures qui ont suivie, plusieurs
centaines de jeunes libanais se sont livrés à
leur propre intifada, défonçant des centaines
de voitures et de fenêtres, poignardant et tabassant
plusieurs personnes et menaçant de violer les femmes.
Un
rapport préparé par la police de Bankstown
le 13 décembre est intéressant à lire:
Dans
la soirée du 12/12/2005, de nombreux véhicules
ont été aperçus se rassemblant aux
abords de Punchbowl Park, situé à Rose Street
à Punchbowl. Ces véhicules et la foule qui
s'était assemblée étaient soupçonnées
d'être des criminels moyen-orientaux qui ont été
impliqués dans des actes de vandalisme et de désobéissance
civile à travers la région de St Georges et
du Sutherland Shire.
Vers
minuit, la police a reçu l'instruction de ne pas
pénétrer dans le secteur et de ne pas antagoniser
ces personnes.
Vers
4:30 du matin, la police est entrée en voiture dans
la rue désertée, qui est un secteur résidentiel.
De nombreuses insultes et des slogans raciaux ont été
aperçus écrits sur la route... Les messages
ont été photographiés. Certains slogans
identifiaient les auteurs comme étant des «Leb»
ou des «Libanais». Il y avait aussi un certain
nombre de drapeaux libanais grossièrement dessinés
sur la route.»
L'agression
sexuelle était en filigrane, comme elle l'a toujours
été. D'où cela venait-il ? Il y avait
une tension entre deux mondes culturels, entre une société
dominée par les hommes qui restreint la liberté
des femmes, et une culture occidentale saturée d'images
de sexualité et de promesse sexuelle.
Il
y avait d'autres facteurs. «Nous avons des Libanais
du Nord, surtout des paysans, surtout sans éducation,
surtout musulmans, qui n'avaient aucune envie d'être
ici pour commencer» m'a dit le Docteur Michael Kennedy.
Il a travaillé avec la communauté libanaise
depuis 20 ans, d'abord comme policier incognito, puis comme
sociologue. Il les appréciait, mais il ne se faisait
pas d'illusion. «Ils viennent d'une culture très
patriarcale. Ils n'agissent pas pour le bien commun. Ils
sont tribaux. Ils sont agressifs, ils vous sautent à
la figure. Et ce sont des ingrats.»
Les
nuages d'orage ont commencé à s'assembler
au dessus de Cronulla après l'agression de deux sauveteurs
par une bande de jeunes libanais le dimanche 4 décembre
2005, une attaque qui a fait la une de la presse et des
journaux télévisés. Trois jours plus
tard, il y a eu une autre agression en bande à Cronulla,
dont a été témoin une membre de la
patrouille de Sauveteurs, une jeune femme qui connaissait
les deux sauveteurs qui avaient été massacrés
le dimanche précédent.

Photo
: Warren
Hudson |
De
nombreuses jeunes femmes étaient venues par
ras le bol du harcèlement constant des musulmans
|
«Les
textos ont commencé à circuler après
la seconde agression», m'a-t-elle dit. «J'ai
tout vu. Vers 16h15, un groupe de Libanais traînait
devant les douches du parking. Il y en avait entre 25 et
30. Ils aiment traîner en groupe. Un type du coin,
d'environ 40 ans, est passé et a dit quelque chose.
Je crois que c'était insultant. Un des libanais a
crié en arabe et lui a donné un coups de poing
à la tête par derrière. Lorsque l'anglo
s'est retourné et a commencé à se défendre,
ils se sont jetés sur lui. Il est tombé en
position foetale et ils l'ont tous bourré des coups
de pieds. Un autre type est allé l'aider et il a
été agressé.
Après
quelques minutes, ils ont tous sauté dans leur voiture
et sont partis. J'ai couru au poste de police et déclaré
que je pouvais les identifier. Je pouvais en reconnaître
un grâce aux tatouages au bas de son bras. Ils étaient
très distinctifs. Il y avait aussi une plaque d'immatriculation
qui a marqué ma mémoire parce qu'elle était
ridicule – HTN WET [Hot'n'Wet] – pour chaude
et humide. J'ai donné ça à la police. »
C'est
le milieu autour duquel les frères K gravitaient.
Tandis que la plupart des immigrés issus de la classe
moyenne venus d'Inde et du Pakistan en Australie gravitent
autour de l'université, les Ks avaient choisis d'absorber
la sous-culture belliqueuse, presque illétrée,
de chasseurs-cueilleurs aux grosses voitures et aux coupes
de cheveux hideuses, agissant toujours en bande, et essayant
constamment de ramasser des femmes non-musulmanes.
Les
frères K se sont mêmes décrits comme
des «Libanais» quand ils sortaient pour draguer
des filles. Amir K, après avoir violé une
fille, lui a dit : «T'es qu'une traînée,
t'as la chatte élargie de toute façon.»
Le plus âgé des frères, Sami K, a déclaré
à la cour qu'il pensaient avoir le droit de violer
Tegan Wagner : «Je croyais qu'elle avait un comportement
concupiscent... Elle n'avait pas de lien de parenté
avec nous et elle ne portait pas de Purdah... et elle a
commencé à boire avec nous.»
Son
avocat, Stephen Odgers, présentant des excuses pour
diminuer la sévérité de la sentence,
avait évoqué son «conditionnement
culturel». «Il vient d'une société
avec une vision très traditionnelle des femmes.»
S'il
en est ainsi, il a beaucoup de compagnie. Un vétéran
sauveteur de Cronulla Beach m'a dit ; «Ca a commencé
en 1988 et on l'a dissimulé depuis. J'ai vu des centaines
d'incidents. Toujours la même faune. Des musulmans
libanais. J'ai vu des couteaux, d'autres armes. Ce qui s'est
passé à Cronulla a été le catalyseur
de ce qui s'est produit à beaucoup d'autres endroits.
Si vous les autorisez à s'approprier un territoire,
ils ont le sentiment qu'ils peuvent harceler à volonté.»
Après
l'agression du mercredi, le témoin à qui j'ai
parlé, une sauveteuse, m'a dit : «La police
a dit à tout le monde de rentrer à la maison,
bien qu'il y ait eu de nombreux passants qui aient déclaré
qu'ils pouvaient identifier les agresseurs. Je n'ai pas
été contactée par une seule personne
et je me suis rendu deux fois au poste de police.»
Un
autre témoin de la même agression, Warwick
Kent, m'a dit : «J'ai vu ces Libanais bourrer
de coups de pieds ce gars. Un grand type agitait un Nunchaku.
Ils hurlaient, «Ce pays nous appartient!»
La
police est arrivée 15 minutes plus tard et a déclaré
que c'était un petit incident et qu'il n'y avait
pas de preuves. Ce n'était pas un petit incident.
C'était violent et ils étaient environ 20.»
Ca
allait devenir un grand événement quatre jours
plus tard, le 11 Décembre.
Le
premier raid de représailles a eu lieu la nuit de
la manifestation. Warwick Kent a roulé en plein dedans.
« Ils sont arrivés à Cronulla
vers 23 heures et je les ais vus se déverser dans
la station BP. Ils étaient en force. On a lancé
une brique sur ma voiture. Ils ont vandalisé les
voitures, courus à travers les jardins, criant, proférant
des menaces, appelant les gens à sortir pour se battre.
Si je ne l'avais pas vu moi-même, je n'aurais pas
imaginer que ça puisse arriver dans ce pays.»
Une
critique (en Anglais) du livre :
Pour
commander ce livre (1,00 $ australien = environ 0,50 €
)
- Dymocks
online : Cette librairie
australienne livre dans le monde entier avec (et seulement
par) DHL. Compter 60 $ australiens frais de port compris.
J'ai été satisfait du service.
- Boomerang
Books : également service uniquement en express
- Buy
Australian : également service uniquement en
express
Present
lors des manifestations de Cronulla, Warren Hudson presente
une vision de ce rassemblement trés différente
de l'image véhiculée par les médias.
Ses photographies sont libres de droits sur le site Flickr.
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