15 mai 2006
 
"Du moment qu'elle avait les cheveux blonds
et les yeux bleus, il fallait qu'elle meure..."
 
 
 
 
 

Le 12 mai, Lester Adler, un juge de la cour suprême de l'Etat de New York a porté un rude coup à la défense que tente de monter Eugène Traynor, l'avocat de Phillip Grant, un Noir âgé de 43 ans. Sa décision autorise le ministère public à présenter aux jurés qui jugeront son client une video le montrant en train de confesser l'assassinat de Concetta Russo-Carriero, le 29 juin 2005.

Le parcours de Phillip Grant est sordide s'il en est. L'homme a été arrêté et condamné en 1980 pour trois viols qu'il a commis dans le Bronx. Extremement violent, il a vu la peine qui lui avait été infligée prolongée après qu'il ait attaqué un autre détenu à coups de fourche. A partir de 1986, ses demandes de remise en liberté sur parole ont été refusée à neuf reprises mais, travaillant à l'usure, en quelque sorte, il a réussià être libéré en 2003, après avoir passé 23 ans derrière les barreaux.

Ne parvenant pas à se réinsérer dans la société, il grossit le nombre des Sans Domicile Fixe de l'Etat et vit dans un dortoir de l'Aéroport du comté de Westchester. Considéré comme un dangeureux délinquant sexuel, il doit aller émarger au poste de police tous les quatre-vingt dix jours.

En Avril 2005, il est expulsé du dortoir de l'aéroport pour avoir refuser de passer un examen psychiatrique. il commence alors à fréquenter un point d'accueil, où une navette lui permet de se déplacer entre la ville de White Plains et l'aéroport. A cette période, il devient de plus en plus obsédé par les femmes blanches. Abdullah Abraham, un résident du dortoir qui le connaissait témoigne qu' "il parlait toujours de se trouver une femme blanche pour vivre avec. Il était fatigué de vivre dans le dortoir. Ca l'a obsédé pendant un bout de temps, trouver une femme blanche qui ait de l'argent pour s'installer avec elle. Il était déterminé à en trouver une."

L'obsession raciale de Grant, qui trahit déjà ses préjugés racistes (tous les Blancs seraient riches, sortir avec une femme blanche permet d'acquérir du prestige social) tourne rapidement à la haine pure et simple.

Lorsque le 29 juin arrive, le quadragénaire noir est déterminé à se livrer à une vendetta personnelle et à tuer le premier Blanc ou la première Blanche qui passe . Il se rend dans un grand magasin où il vole un couteau puis cherchant à commettre son crime , ses pas l'amènent sur le boulevard Martin Luther King où, à l'angle de l'Avenue Lexington, il entre dans un parking municipal situé près de la Galleria, un centre commercial de White Plains.

Tandis qu'il rode dans les étages du bâtiment le couteau à la main, vers 13 heures, Concetta Russo-Carriero, une femme de 56 ans qui travaille comme secrétaire au cabinet d'avocat de Stephens, Boroni et Lewis, prend congé de ses collègues. Cette mère de deux garçons, qui s'est battue pour leur payer des études et qui se réjouit d'être bientôt grand mère, n'imagine pas un seul instant le sort qui l'attend lorsqu'elle entre dans le parking et se dirige vers sa voiture.

Un peu plus tôt, Phillip Grant avait repéré une autre victime potentielle, une vieille femme blanche. Mais il a renonçé à la tuer parce qu'elle avait déjà trop vécu. Il veut tuer une blanche qui respire la vie. Vers 13h10, lorsqu'il aperçoit Concetta Rosso-Carriero poussant la porte d'entrée du niveau 7, il sait que c'est elle qu'il va tuer. "Je ne l'avais jamais vu avant et je m'en fichais, déclarera-t-il aux policiers, du moment qu'elle avait les cheveux blonds et les yeux bleus, il fallait qu'elle meure." Il se jette alors sur elle et la poignarde à deux reprises à la poitrine. Mourrante lorsque les secours arrivent, elle sera prononcée morte à son arrivée à l'hôpital.

Aussitôt son forfait accompli, le raciste prend la fuite, otant sa chemise dans laquelle il envellope l'arme du crime, qu'il jette dans une ruelle toute proche. L'alerte est immédiatement donnée. Dans sa voiture de patrouille, l'agent Larry Brown reçoit un avis de recherche concernant un homme noir, sans chemise et portant un pantalon sombre, qu'il appréhende 4 minutes après le meurtre. Lorsque Phillip Grant entend dans la radio des policiers qu'un témoin va être amené pour identification, il s'écrit: "Pas la peine d'amener quelqu'un ici, je suis coupable." puis, spontanément, il indique aux policiers où retrouver le couteau dont il vient de se débarrasser.

Une fois au poste de police, il accepte de faire une déposition devant une camera vidéo à la condition qu'un journaliste et un procureur soient présents. Il se décrit comme un persécuté : il n'est pas raciste, c'est une victime du racisme ! Sa mère aurait été violée par des hommes blancs et à White Plains il serait poursuivi par des personnes qui le traitent de violeur et l'agoniraient d' insultes racistes.

Il fait ensuite une longue confession dans laquelle il explique qu'il se considère en état de guerre contre les Blancs et qu'il en aurait tué plus s'il avait eu une arme à feu. "je pensais, dit-il, que la première personne que je verais ce matin qui aurait l'air blanche, je la tuerais." il ajoute "Je voulais tuer quelqu'un qui vive un mode de vie privilégié et qui soit secrêtement raciste".

Interrogé sur les conséquences de son acte, il répond: "Ca ne m'importe plus désormais. Quoiqu'ils fassent, il vaudrait mieux ne pas me les [ses menottes] enlever. Mon seul regret est de je ne connais rien aux armes bactériologiques. Condamnez moi à la peine de mort et qu'on avance." et il affirme encore"Je veux la peine de mort, je veux mourir. Mais je voulais d'abord tuer quelqu'un de Blanc."

Sur ce qu'il éprouve pour avoir tué Concetta Russo-Carriero, il dit simplement "Je n'ai aucun remord parce qu'elle est blanche."

 
 
 
 
 
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Blondes & Blonds
 
 
 
   
   
   
 
Elle devait mourir (US)
 
 
 
 

Petit groupe humain au physique trés typé, Blondes et blonds sont devenus l'objet d'une haine et d'un racisme autorisé. Il est fréquent pour certains adolecents de se faire traiter de "Nazi" dans les cours de récréation, à cause de leur aspect physique. La banalisation de cette forme de racisme à travers des blagues douteuses et des propos haineux mène à des extrémités dramatiques.

 
 
 
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meurtres racistes
 
 
 
   
   
   
   
   
   
 
Concetta Russo-carriero
 
   
     
 

Etre blanc ne protège pas du racisme et de la haine. les liens ci-dessus concernent des crimes racistes - pas tous ceux répertoriés sur le site - qui montrent comment, dans divers lieux et dans divers circonstances, le racisme anti-blanc a eu des conséquences tragiques.

 
 
 
         
 
Références
   
 
   
         
 
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