13 janvier 2004
 
Des immigrés Blancs agressés par des Latinos
 
 
 
 
 

source : New York Daily News
Valery Charnavus, 42 ans, parti tenter sa chance en Amérique.

Ce 13 janvier 2004, Il est passé minuit lorsque Valery Charnavus et quatre de ses collègues, les deux Sergeys, Vadim et Boris quittent le chantier de Williamsburg, à Brooklyn, sur lequel ils viennent de passer des heures à travailler. Tous sont originaires d'Europe de l'Est et sont venus tenter leur chance aux Etats Unis, comme avant eux vagues après vague d'immigrants européens.

Valery est arrivé quatre mois plus tôt de Bielorussie, ne parlant pas un mot d'anglais, mais déterminé, à 42 ans, à prendre un nouveau départ et à bâtir une vie meilleure pour lui même, pour sa femme Natallia, qui est restée au pays, et pour son filsYauheni. Avec l'aide de sa soeur , Alla Gerlovina, déjà installé dans l'état de New York, il s'est installé à Bensonhurst et rapidement, nouant des liens avec les autres expatriés russes, il a trouvé un emploi dans une entreprise pas trop regardante sur sa situation légale.

Cette nuit là, les cinq ouvriers du bâtiment n'ont pas envie de se séparer immédiatement. Après l'effort, le réconfort ; ils se mettent en quête d'une bouteille de Vodka à une heure du matin et les voilà déambulant dans les rues de Brooklyn. Leurs pas les amènent jusqu'à Bushwick, un quartier principalement peuplé de Noirs et de latinos. Et donc un quartier où règne une grande violence. Le petit groupe repère un restaurant latinos à l'angle de jefferson Street et de Knickerbroker avenue, mais un employé refuse de leur vendre quoi que ce soit. Ils se rabattent alors sur une épicerie toute proche où ils achètent des cigarettes et de la bière.

Les Européens de l'est, peu habitués au climat malsain des sociétés multiethniques, ignorent qu'ils viennent de mettre les pieds dans un des endroits les plus dangereux du secteur. Le carrefour, en effet, est tenu par un gang latinos, les Wild Chicanos, qui s'y livre à toute sorte de traffics. Hors aux Etats Unis, la délinquance des gangs est toujours mélée de racisme et territorialité. Lorsqu'ils sortent de l'épicerie, Valery et ses collègues sont abordés par cinq latinos - dont au moins un appartient au Gang des "Latin Kings"qui les prennent à partis : "Qu'est ce que vous faites dans ce quartier ?" se mettent à hurler les Latinos "Vous êtes quoi, des Polacks ?" Un des latinos leur dit de s'en aller tandis qu'un autre, Luis Torrès, les traite de "porcs russes". En quelques instants, l'algarade dégénère en bagarre. Les cinq ouvriers tentent de se défendre mais leurs agresseurs sont armés et sortent des couteaux. Tandis que les deux groupes s'affrontent, une voiture blanche s'arrête à côté des latinos ; un inconnu tend une batte de Baseball à Torres. Le Latino s'en saisit et utilise cette arme pour défoncer le crâne de Valery avant de le trainer à travers la rue.

L'attaque a été brêve mais terrible pour les cinq Européens de l'est. Valery Charnavus, qui souffre de multiples fractures du crâne et Vadim Ranov, qui a été poignardé, sont emmenés d'urgence au Elmhurst Hospital. Boris Vassiliev, lui aussi poignardé et Sergey Hurtin, qui souffre d'un traumatisme cranien, sont emmené au Bellevue Medical center, à Manhattan. Sergey Gorlov, qui n'a que des hématomes au visage, est celui qui s'en tire à bon compte.


source : New York Daily News
Natallia Charnavus, Valery travaillait pour lui envoyer de l'agent.

Dans les minutes qui suivent, la police arrête Enrique Maldonado, un latino âgé de 22 ans et Wilfredo Ramos, 32 ans, un multirécidiviste déjà condamné à six ans de prison pour tentative de meurtre contre un policier. Quelques jours plus tard, quatre autres personnes, Hiram Valentin, Ramon Ortiz, Michael Alvarez et surtout Luis Torres sont eux aussi appréhendés.

Valery Charnavus est entre le vie et la mort pendant plusieurs jours et décède le 21 janvier 2004, entourée par sa femme, Natallia, venue de Bielorussie, de sa mère, Anna Vrubleusky et de sa soeur Alla Gerlovina. Sa famille a décidé de faire don de son coeur à un quinquagénaire en attente de greffe.

Reconnu par trois témoins, Luis Torrès a été déclaré coupable par le jury d'un tribunal de Brooklyn. Il a été condamné à 23 ans et demi de prison. Ses quatres complices ont également plaidé coupables.

 
 
 
 
 
 
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meurtres racistes
 
 
 
   
   
   
   
   
   
   
 
Valery Charnavus
 
     
 

Etre blanc ne protège pas du racisme et de la haine. les liens ci-dessus concernent des crimes racistes - pas tous ceux répertoriés sur le site - qui montrent comment, dans divers lieux et dans divers circonstances, le racisme anti-blanc a eu des conséquences tragiques.

 
 
         
 
Références
   
 
   
         
 
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