31 mars 2006
 

Violences du 23 mars - Les racines

 
 

 


Place des Invalides le 23 septembre, des dépouilleurs afro-maghrébins
accourent de tous côtés pour agresser quelqu'un
source: Yahoo / Reuters

Rap raciste

La violence dont font preuve certains jeunes afro-maghrébins trouvent ses racines dans une conjugaison de discours qui, tous, relèvent clairement de l'incitation à la haine raciale. Peu de gens savent, par exemple, qu'il suffit aux jeunes afro-maghrébins d'aller à la FNAC pour se procurer des CDs de rap racistes, qu'ils soient l'oeuvre de groupes français ou américains, dans lesquels les chanteurs appelent ouvertement à la haine raciale et au meurtre des Blancs. Il y a bien sur, de vieux groupes comme Public Enemy, dont les chanteurs font l'apologie de Louis Farrakhan et dont un des titres musicaux "armaggedon" est une référence à la guerre raciale qui, dans les croyance de la Nation de l'Islam, doit aboutir à l'élimination de tous les Blancs. On trouve aussi des titres d'Ice Cube, qui prône ouvertement l'exécution des Blancs et des Juifs, ou encore des groupes comme le Wu Tang Clan, affilié à la secte raciste des 5 percenters.

Et il y a, bien sur, de nombreux groupes français qui font l'apologie du viol, du meurtre, de la violence, du vol en tenant des propos qui relèvent clairement de la haine raciale et anti-française. Un groupe comme Sniper, par exemple, utilise une réthorique extrêment violente même si le groupe se dédouane ensuite par une desapprobation cache-sexe de celle-ci

"Pour mission exterminer les ministres et les fachos / La France est une garce et on s'est fait trahir / On nique la France sous une tendance de musique populaire / Les frères sont armés jusqu'aux dents, tous prêts à faire la guerre / Faudrait changer les lois et pouvoir voir / ientôt à l'Élysée des arabes et des noirs au pouvoir / Faut que ça pète ! / Frère je lance un appel, on est là pour tous niquer / La France aux français, tant qu'j'y serai, ça serait impossible / Leur laisser des traces et des séquelles avant de crever. / Faut leur en faire baver v'la la seule chose qu'ils ont mérités / T'façon j'ai plus rien à perdre, j'aimerais les faire pendre / Mon seul souhait désormais est de nous voir les envahir"

Un autre, Lunatic, encourage explicitement au vol et à la violence, utilisant le souvenir du colonialisme (paradoxalement puisque les Africains et les Maghrébins sont à leur tour, aujourd'huis, dans le rôle des colons) pour légitimer celle-ci et ne dissimulant pas qu'elle est motivée par une profonde haine vis à vis de la France et des Français.

"Eh négro ! C’est l’heure d’manger, / Brûler leur sperme en échantillons, souder leurs chattes / J’suis pas le bienvenue, mais j’suis là,(...), j’suis venu manger et chier là. / Quand j’vois la France les jambes écartées j’l’encule sans huile. / Z’ont dévalisé l’Afrique... J’vais piller la France / Tu m’dis "la France un pays libre" (...) attends-toi à bouffer du calibre. / J’rêve de loger dans la tête d’un flic une balle de G.L.O.C.K."

"on repartira avec leur argent, leur sang et leurs pes-sa / La France n’est pas territoire neutre. / Mes troupes sont mobilisées / Ils ont leurs paradis fiscaux / Nous à défaut on impose nos lieux de non-droits / Et si c’est ça qu’ils veulent on va s’armer et s’entourer d’Khos"

On peut enfin ajouter les textes sans équivoque d'un vétéran du genre, Ministère Amer, dont les textes sans équivoque. Dans un album où le groupe appelle ouvertement au viol et au meurtre, le chanteur y déclare:

"Déjà de retour, j’annonce la couleur de mon discours… Ma voix dans ta sono abuse du jeu de mot, exploite les infos, dénonce les fléaux, donc aussitôt, voici mes propos, les victimes sont gallo romains et anglo-saxons…"

Dans une autre chanson, il dit encore

"Que va t-il se passer au visage des visages pâles ? Je les fixe dans mon zoom zoom / Boum ! Boum ! dans Pim et Pam et Poum / Les goume goume / Anéantir"

ou encore, dans une autre

"Quelle chance d'habiter la France / Dommage mon petit que ta mère ne t'ai rien dit sur ce putain de Pays / Où 24 heures par jour et 7 jours par semaine / J'ai envie de dégainer / sur des f.a.c.e.s. d.e. c.r.a.i.e. / Faces de craie / bien placées / qui veulent que je la boucle ..."

Il y a quelques mois, le groupe Minister Amer, en collaboration avec un autre les Sales gosses a sortit un titre intitulé "A chacun son Français" dans lequel une chanteuse déclare prêcher "la haine instinctive". Il est difficile de parler de simple provocation lorsqu'on songe que 8500 de nos concitoyens ont été chassés de Côte d'Ivoire par des racistes noirs dont c'était le cri de raliement.

Discours haineux et amalgames

Ces propos, pour choquant qu'ils soient, n'ont valu aucune condamnation à leurs auteurs et sont généralement minimisés par les personnalités issues des minorités ethniques. Les organisations anti-racistes n'ont jamais entamé la moindre poursuite contre eux. Cette passivité s'explique en grande partie par le fait que les propos et les opinions tenues par ces groupes sont largement partagés par les personnes de la même origine qu'eux. Azouz Begag, dont nous avons déjà parlé plus haut, a ainsi tenu, lors d'un entretien avec le magazine "Respect" des propos d'une violence et d'une haine qui ne le cède en rien à celui des rappeurs precedemment cité:

"(…) Il faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes là-bas, les descendants de Vercingétorix….Il faut casser les portes, et si elles ne veulent pas s’ouvrir, il faut y aller aux forceps. Partout où la diversité n’existe pas, ça doit être une invasion de criquets, dans les concours de la fonction publique, dans la police Nationale. Partout de manière à ce qu’on ne puisse pas revenir en arrière."

Ce qui est particulièrement frappant, dans un tel passage, c'est qu'il emploit un discours colonialiste: le français c'est "l'indigène" auquel Azouz Begag, posant en arabe civilisateur, prétend imposer un type de société qui repose sur la destruction de la sienne. Pourtant, des dépouilleurs aux islamistes, que d'intolérance, que de haine et que de violence au sein de la population dont il est issu. En 2006, on est difficilement plus mal placé qu'un maghrébin ou un Africain pour donner des leçons de respect et de tolérance aux autres.

De tels discours haineux sont constamment véhiculés par les grandes associations anti-racistes. Une organisation comme la LICRA, aussi incroyable que cela puisse paraitre, assimile la France à un état d'apartheid dans sa campagne de lutte contre ce qu'elle appele les "discriminations".

le thème anti-blanc de la "discrimination"

Mais ce qui s'est surtout généralisé c'est le thème raciste de la "discrimination raciale".

Avant l'année 2002, lorsque les Français évoquaient le lien entre la délinquance et l'immigration, les associations anti-racistes et la gauche avaient coutume de les accuser de stygmatiser les jeunes immigrés. Leurs militants les présentaient sans complexe comme des êtres irrationnels, souffrant d' "un sentiment d'insécurité". Avec le succés de Jean Marie Le Pen au premier tour des élections présidentielles, le discours des albophobes qui militent dans des organisations comme SOS racisme, le MRAP, La LDH et beaucoup d'autres, s'est affiné et s'est fait plus pervers. Les idéologues de l'anti-racisme se sont aperçu que la négation du lien entre la délinquance et l'immigration etait contre-productif et qu'il valait mieux tirer profit de la violence des jeunes immigrés que la nier. C'est à partir de ce moment que le discours sur la "discrimination" a commençé à saturer le débat social en France concernant le racisme et l'immigration.

Le discours sur la "discrimination" part du principe que la délinquance des jeunes afro-maghrébins est due aux difficultés économiques que rencontrent leurs communautés, et que ces problêmes économiques sont le seul résultat, en quelque sorte, d'une "conspiration" de la population française. Elles ne peuvent s'expliquer, selon elles, que par le "racisme", c'est à dire la malveillance, des Français envers certains groupe ethniques. Le succès économique des Asiatiques n'étant du , par contre, qu'à leurs propres mérites plutôt qu'à la bienveillance des Français, qui n'existent dans le discours sur "la discrimination" que comme une race négative uniquement capable de nuire.

En d'autres terme, pour les organisations phares de l'anti-racisme albophobe, avant avril 2002, les Français étaient racistes puisqu' ils parlaient de la délinquance des jeunes immigrés ; depuis Mai 2002, les jeunes immigrés sont des délinquants parce que les Français sont racistes. Leur violence est devenue la preuve du racisme des Français.

Ce discours ne remet pas en cause le fondement idéologique de l'anti-racisme et les principaux discours anti-blanc qu'ils véhiculent: 1/ que les Blancs sont à la fois plus racistes que d'autres groupes ethniques mais encore qu'ils sont tout puissant et responsables des difficultés économiques d'autres groupes humains 2/ que les Blancs sont des privilégiés: ce que nous dit le discours sur la discrimination, c'est que tout français qui a un emploi est un privilégié qui bénéficie des pratiques racistes de son groupe ethnique: ouvrier ou cadre, un Blanc qui a un emploi ne l'a obtenu, somme toute, que parce qu'un Arabe ou un Noir a été victime d'une injustice. C'est en temps que groupe éthnique que les Français sont coupables.

Le pire aspect de ce discours, purement albophobe et populiste, c'est qu'il fait de la population blanche le bouc émissaire et l'exutoire des frustrations économique des jeunes immigrés. Trop peu de gens sont attentifs à la nature exacte des propos tenus par la cohorte des Begag, Aounit et autres Sopo. Ils ne sont pourtant pas différents de ceux d'un Robert Mugabe, mais nous ne percevons pas à quel point il nous sont préjudiciables parce que nous sommes encore - mais pour combien de de temps, une majorité dans notre pays. Imaginons un instant que nous vivions en minorité et qu'on tinne tous les jours un tel discours à notre sujet, ne serions nous pas inquiets ? Ce sont surtout les Français qui vivent déjà en minorité dans des zones de fort peuplement afro-maghrébin qui paient le prix du rabachage de ce thème. Et ceux-là, qui ne disposent ni d'associations, ni de groupes de pression, qui s'en souçit ?

Il y a pourtant dans le discours sur la discrimination une véritable réthorique de la diffamation, de la haine et du ressentiment poussé à des extrêmes dangereux. Lorsque par electoralisme, des politiciens blancs valident ce discours en lui faisant écho et lui donne un verni de légitimité en créant des structures comme la Halde, on court un grave danger. Comment ne pas remarquer que les violences raciales ont commençé à prendre de l'ampleur depuis qu'on le diffuse à longueur de journée sur les ondes et dans la presse ?

Est-il surprenant, lorsqu'on répète tous les jours à des gens que leurs problême sont la conséquence directe des comportements d'un groupe ethnique particulier et de la nation qu'il a fondé, que ceux-ci deviennent de plus en plus haineux et de plus en plus violents ? Ces questions méritent d'être posées.


Les manifestations anti-CPE du 28 Mars 2006 ont donné lieu
à de nouvelles scènes de violence - Source Hugues "Hugo" Leglise sur Flickr.com

 
 
 
 
 
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