10 mars 2005
 

Chasses aux Blancs aux manifs lycéennes

 
 
 

 
 

 

Le mardi 08 mars, prés de huit milles lycéens s'étaient rassemblés à Paris pour manifester contre le projet de loi de François Fillon, le ministre de l'éducation. Comme beaucoup d'autres avant eux, ils faisaient leur entrée dans la vie civique et sociale française en défilant dans les rues, en criant des slogans et en agitant des banderolles.

Au début, sur le lieu de rassemblement, le cortège est bon enfant, les lycéens se regroupent dans un esprit festif et potache mais peu à peu, venus pour la plupart de la Seine Saint Denis, mais aussi des 17ème, 18ème et 19ème arrondissement, des centaines de jeunes africains et de jeunes maghrébins se joignent au cortège. A ceux là, la réforme Fillon est indifférente. Ils sont venus avant tout pour casser et pour voler.

A mesure que le cortège avance, les jeunes casseurs se répartissent en bandes mobiles dans la foule. Ils repèrent leurs proies, de jeunes garçons et de jeunes filles Blanches. Mohand, d'origine tunisienne, décrit ainsi les critères de sélection des victimes: "Si vous avez une tête de bon Français, vous constituez une cible. Et plus encore si vous avez le look surfeur avec les cheveux longs."

Dés qu'ils ont fait leurs choix, les jeunes - essentiellement des Immigrés africains de première ou seconde génération - se ruent sur le manifestant choisi , ils le poussent à terre, le rouent de coups de pieds puis le dépouillent de son sac ou de son portable.

"Il m'ont demandé mon portable, mais je n'en avais pas" raconte un jeune homme qui a été victime d'une agression "Alors ils m'ont arraché ma carte de transport et mon paquet de clope". Thomas, un lycéen de l'essonne témoigne qu'il a vu une cinquantaine de "racailles" agresser une femme. Un jeune homme, Tristan G. est légèrement blessé et necessite une hospitalisation. Les journalistes de l'Agence France Presse sont les témoins directe d'une bonne quinzaine d'agressions à coups de pied et à coups de poings, commises par de jeunes d'origine africaine contre des jeunes filles et des jeunes gens Blancs.

Les scènes se répètent un peu partout: des adolescents et des adolescentes en larmes, victimes des jeunes racistes anti-blancs. Luc Colpart, un professeur d'Histoire Géographie voit sious ses yeux des lycées se faire trainer par les cheveux par des Groupes de Noirs haineux tandis que d'autres sont massacrés à coups de pieds et à coups de poing. "C'était un jeu," témoignera t-il au journaliste du Monde "De la haine et de l'amusement... Il s'agissait d'agressions de type raciale... je n'ai vu que des Noirs agresser des Blancs."

Le soir, à l'assemblée générale des lycéens, on recensera un nez cassé, un oeil brisé et des fractures à Gogo...

La police, certes, pourrait agir mais comme l'explique un responsable de la prefecture "On ne peut pas faire du délit de faciès" Il faut dire que Julien Dray, des Fondateurs de SOS Racisme, est présent dans la manifestation, situation délicate, donc. Les agents en civil interviennent parfois et attrapent quelques agresseurs, mais dans cette manifestation où de nombreux mouvements d'extrême gauche sont présents, difficile aux policiers de faire leur travail: des adultes interviennent en faveur des casseurs! Il y a enfin le risque, faisant intervenir les CRS, de créer un mouvement de panique.

Lorque la manifestation arrive à mi-parcours, les pompiers ont du intervenir 14 fois. Les organisateurs décident, pour finir, d'appeler à la dispersion des manifestants. Les centaines de casseurs, dans leur grande majorité des africains et des maghrébins, vont aller trainer devant la gare d'Austerlitz puis, pendant une heure, la ligne 5 du métro va être bloqué par l'intrusion sur les voies des racailles poursuivies par la police.

A l'heure de faire les comptes, la police aura procédé à 41 interpellations de personnes dont 32 resteront en garde à vue. "Beaucoup de jeunes d'origine africaine s'en sont pris à des lycéens "Blancs". Il faut rester prudent mais il y a trés probablement une dimension raciste à ces agressions" déclarera un responsable policier, une opinion partagée par les journalistes du Monde présents sur place.

 
 
 
 
 
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Les chasses aux
blancs
 
     
   
   
   
   
   
   
   
   
   
 
France - Paris
 
 
 
 

Etre pris pour cible d'agressions racistes est un phénomène qui n'épargne pas les Blancs.

Si les mots " ratonnade " et " Pogrom " sont devenus des mots familiers, les "chasses aux blancs" existent aussi.

 
 
 
 
 
         
 
Les Articles du Monde
 

Pour l'instant, Le Monde est le seul quotidien qui enquête sur les évènements de la semaine dernière. On peut particulièrement remercier Luc Bronner pour ses excellent articles . Ce journaliste a utilisé l'expression "anti-blanc", C'est une révolution !

  • >> (archive €) 09 mars 2005 - A Paris, les casseurs ont frappé et volé de nombreux manifestants par Luc Bronner et Martine Laronche
  • (archives €) 10 mars 2005 - Manifestations lycéennes : 32 casseurs placés en garde à vue par Luc Bronner
  • (archives €) 11 mars 2005 - A Paris, quatre jeunes gens jugés pour des incidents en marge de la manifestation lycéenne par Frédéric Potet -
  • >> (archives €) 15 mars 2005 - Manifestations de lycéens : le spectre des violences anti-"Blancs" par Luc Bronner
  • >> (archives €) 15 mars 2005 - Léo, 16 ans, "comme s'ils pensaient que nous, les "Blancs" parisiens, on avait plein de Fric par Luc Bronner
 
 
     
         
 
Un témoignage
 

J'ai trouvé ce témoignage assez complet mis en ligne par Anti-ulcéreuse, apparement une militante d'extrême gacuhe de créteil, sur le Forum général du mouvement lycéen d'Ile De France pour le retrait du projet de loi "Fillon" . Il a été mis en ligne le 08 mars 2005 à 21h00. il est malheureusement plus facile d'accuser les Policiers, qui n'ont rien fait que de condamner ceux qui, justement, ont fait quelque chose: Les casseurs. Bien qu'on sache aujourd'hui qu'il n'y a pas eu de morts, le ton donne une idée de la panique sur place..


Compte rendu de la manif du 8 mars 2005
Par "Antiulcéreuse" -
Source: Forum général du mouvement lycéen d'Ile De France pour le retrait du projet de loi "Fillon"

Nous sommes arrivés en retard au M° Temple, à 14h20 au lieu de 14h. Il y avait seulement 4 CRS et un groupe de gens bizarres ressemblant à des Trotkystes, on s’en est méfié direct alors on a couru vers la place de République pour tenter de récupérer le CAL. A ce moment là, une fille du groupe bizarre me cours après, elle m’attrape le bras et me dit « Vous avez un Service d’Ordre? », je lui réponds que oui, et elle me répond « parce qu’il y a pas mal de casseurs, il y a eu des blessés partis en ambulance, un mec à perdu un œil, si vous avez un problème nous sommes là ». Je me suis dit qu’elle en rajoutait un peu pour pouvoir nous gérer…

On arrive sur la place République, sur les côtés j’aperçois des « racailles » avec des barre à mine , des barres de fer, des bâtons… Je me dis « ils provoquent », puis j’entend « Oh, un nouvel arrivage on va s’éclater! » , je me répète « ils provoquent », on avance…. On commence à courir sur le trottoir pour avancer dans la manif et se mettre au CAL… Puis un mec se cogne à moi, je le regarde il a le nez cassé, en sang. Je lui demande ce qu’il lui est arrivé, il me répond en pleurant « faites attention aux casseurs », je me suis dit une fois de plus « il a du provoquer des faf… ». On a continué à avancer sur le côté, les mecs avec des bâtons étaient de plus en plus présents, puis on a trouvé le camion-Sono du CAL, on s’est glissés derrière, je me suis dit qu’en mettant mon lycée au milieu, cela assurerait leur sécurité.

J’aperçois quelqu’un que je connaît, je vais lui parler et là il m’apprend que y a eu pas mal d’embrouilles au départ au M° Temple. Puis la musique arrive et mon lycée embarqué dans les pogo se retrouve devant le camion Sono, avec les JCR. Je suis restée un peu avec la personne que je connaissais, puis une amie qui était restée avec moi m’a prévenue qu’elle venait de voir que des mecs avaient piqué la banderole de mon lycée pour prendre les piquets. Du coup je décide de revenir devant et là, je vois pas des lycéens motivés mais des lycéens blasés, apeurés. On m’explique alors qu’une bande de casseurs venait d’agresser la fille qui portait le mégaphone pour le voler, après une brève bagarre, ils l’ont récupérés mais la fille s’est faite vraiment bousculer et elle est apeurée. Les autres me racontent que les casseurs ont piqué la banderole mais ils l’ont récupérée.

Je m’aperçois que les JCR ils ont plus ( ou pas ) de SO alors j’ordonne à tout le monde de revenir derrière le camion sono. Puis j’apprends qu’un mec de mon lycée s’est fait tabasser alors je commencer à flipper ( en réalité il s’est pris quelques coups de pieds puis il s’est fait racketter son portable) et que le correspondant d’un ami s’est fait racketter aussi. Je tourne la tête sur le coté et je vois les casseurs en train de LYNCHER un mec! Y avait du sang partout et les mecs de la sono continuait à gueuler et à dire « chantez! Chantez! ».

Il y avait des cris d’horreurs. Les casseurs venaient dans le milieu du cortège, ils entouraient quelqu’un et ils l’emmenaient de force sur le côté, sur le trottoir pour le lyncher, nous continuons à marcher, avec en fond des cris de peurs et des images de lynchages. Il n’y avait pas un seul CRS, d’habitude on en voit à toutes les rues pratiquement. Selon certains autres, il y en avait mais ils bougeaient pas. Puis j’entends des cris de plus en plus forts, horrifiés. Je me retourne, derrière il y a 150 casseurs qui tabassent trois mecs, un mec à perdu un œil… Encore un! J’ai commencé à vraiment avoir peur, je devenais parano, je regardais tout le monde partout et étrangement je n’avais pas peur pour moi mais pour les autres. Puis je me suis aperçue que tous les 250 mètres il y avait un groupe de 15 casseurs qui attendaient pour « casser du manifestant ». Ils tabassaient partout, partout il y avait du sang, des cris, ils traînaient des corps…Puis il y a eu des fumigènes, on voyait rien, on entendait juste les cris et les slogans, ça puait….

J’ai enfin dit à mes lycéens qu’on allait partir… Je regardais vers la gauche et un mec à ma droite ( j’ai vu sa tête mais impossible de savoir qui c’était, tout se brouille dans ma tête) a crié « ils arrivent » il m’a poussée violemment en arrive, j’ai reculé en tirant une amie, il voulait nous « sauver », là les casseurs sont passés à ma gauche et à ma droite, ils m’ont épargnée mais ils ont tabassé tout le monde devant, moi par réflexe je suis partie sur la droite. Une fille s’est pris son mégaphone dans les dents, ça criait de partout, tout le monde pleurait.

Des mecs du lycée d’Évry m’ont retrouvée, ils pleuraient, ils me suppliaient de pas les quitter, à ce moment là je me suis aperçue qu’on étaient tous encerclés par les casseurs, on pouvait pas sortir de la manif sans se faire bouger. Ils riaient tous, comme si pour eux c’était un jeu……Plein de manifestants m’ont demandé de ne pas les quitter…. Puis on a trouvé un arrêt de métro, alors ceux qui me suivaient se sont arrêtés là, je sanglotais, je n’arrêtait pas de sursauter, j’avais pas peur pour moi mais j’étais choquée par tout ce sang. Moi c’était pas grave si j’étais touchée mais je voulais pas que les lycéens qui étaient venus avec moi et qui me faisaient confiance en patissent.

On était que 5 devant le métro, puis moi j’ai vu un mec d’Évry alors je suis retournée dans la manif le prévenir. Et tout le monde à voulu prévenir ses potes qu’on partait, seule une amie est restée devant la bouche de métro, il y avait 4 CRS non loin , ils étaient mort de rire, puis j’ai entendu « ne le tuez pas » , les CRS riaient toujours, quelqu’un leur à dit « mais bougez! » ils ont répondu « On a pas que ça a faire et ça serait pire », il y a encore eu des fumigènes, on voyait plus rien, ça puait et quand la fumée s’est apaisée ( les 1ers fumigènes étaient peut-être de la CGT ou de la CNT vu qu’on passait à côté d’eux mais là c’étaient pas eux) , mon amie m’a crié un truc, elle pleurait, c’était horrible et irréel pour moi, j’étais revenue près des marches du métro et à ma droite j’ai vu tous les casseurs qui fonçaient armés ( couteaux, poignard, barre de fer…) sur les gens devant la bouche de métro.

Juste à ma gauche il y avait un mec d’une quarantaine d’année à peine. Les casseurs arrivaient droit sur nous, mon amie criait toujours, je réagissait pas et, là l’homme à ma gauche m’a prise par le bras, il m’a jetée dans l’escalier et il m’a crié « cours! Cours! Je fais barrage, te retourne pas!! », j’ai descendu les escaliers du métro comme j’ai pu, arrivée en bas je me suis retournée, il se faisait tabasser, il pissait déjà le sang. Pourtant c’était un mec qui se promenait par là et qui voulait juste aider…

En bas de l’escalier, il y avait un mec du même age, il m’a vue et il m’a dit « cours! Cours! Ne regarde pas! ». J’étais paniquée, mon amie hurlait, il n’y avait qu’elle et moi, les autres étaient encore dans la manif. J’étais tellement paniquée que j’arrivais pas à pleurer, j’ai sauté les tourniquets alors qu’ils étaient désactivés, on a sauté dans le métro et on a commencé à en parler, là il y avait deux casseurs ( mais pourquoi ils ont réussi à fuir?), ils nous regardaient de travers, ils nous on à moitié coursé un peu dans les couloirs de châtelet, ensuite pour sauter les barrières on s’est mises derrières des gens. On a attendu sur le quais, il était 16h. Un mec de mon lycée m’a appelée pour s’assurer qu’on était parties , le reste du lycée devait arriver. On a laissé passer plein de trains, puis à 16h30 ils étaient toujours pas là, ils sont arrivés en courant et on juste eu le temps de sauter dans le train. Nous on avait vu que 8 CRS jusqu’à Chemin Vert ( là où nous sommes partis), les autres lycéens m’ont appris que seulement 200 étaient présent…sur Bastille seulement!

On étais tous choqués, on a vu des gens se faire lyncher! J’ai encore des images horribles, des corps traînés, des mecs tabassés, peu de filles. Il manquait juste trois personnes ( ils sont bien rentrés finalement) . Dans le train j’ai appelé une militante de la CNT ( 25 ans de CNT!) et on en a déduis que soit c’est un mec ( puissant) derrière tout ça, soit c’est le gouvernement parce que les casseurs généralement ils sont pas aussi armés et bien organisés! On peut se motiver à 50 pour aller casser mais pas à 500! Pourquoi il y avait aussi peu de CRS si c’est pas l’état qui a monté l’affaire? Par contre dans le train on s’est fait surveiller par deux flics….

J’ai honte d’avoir vu des gens de mon lycée dans les casseurs ( au moins deux).

Le matin même, un des deux m’avait demandé où c’était et m’avait dit « on se reverra, je vous le promets… », on avait pas fait attention.. On s’est souvenus alors d’un mec de 13 ans dans le métro à Arts et Métiers qui nous as demandé où était la manif et pourquoi on descendait là nous, on s’est pas méfiés, on a expliqué et c’est le même qui a agressé la fille pour le mégaphone.

Voilà toute l’histoire, il me reste des images, une envie de pleurer, des parents énervés, une haine profonde… Tout le monde est choqué ici, même ceux qui ne sont pas venus, tout le monde à pleuré, dans le train tout le monde pleurait presque. J’ai toujours la vision de ces mecs lynchés, surtout celui de l’escalier et, les corps traînés à terre. Il y a eu des morts, nous on en a vu au moins trois.

Évidemment tout cela sera caché


(message supprimé du forum, ancienne URL: http://sixelasco.free.fr/phpBB2-general/viewtopic.php?t=224&postdays=0&postorder=asc&start=15)
 
 
     
         
 
Un témoignage
 

Encore un témoignage récolté sur les Forums. Newo raconte la journée du 08 mars 2005 sur le forum Rock. Message mis en ligne le 09 mars 2005 à 16h47

(message supprimé du forum, ancienne adresse: newo.forumactif.com/ftopic146_Manif_lyceenne_du_8_Mars_2005.htm)


On ne change pas les habitudes ... je suis en retard pour cette marche. Mais je m'attendais à ce qu'il y ait encore du monde sur la Place de la République et quand je sors du métro, je m'aperçois que la manif à déjà démarré et qu'il n'y a pratiquement plus de manifestants sur la Place. J'en conclus qu'il n'y a pas grand monde.

Je cours donc vers la manifestation et remarque que les forces de sécurité sont bien en place à l'arrière de la manif, mais aussi sur toutes les rues adjacentes. Il y a des gendarmes mobiles, des CRS, des rg, des flics en civil, ...

En remontant la manifestation, ma conclusion première semble la bonne : il y a moins de monde que je ne l'aurais pensé. On est loin des manifestations lycéennes que j'avais faites en 90-91.

On retrouve des lycées derrière des bannières, des regroupements syndicales (FIDL, UNL, ...), des gros bras des syndicats (comme la CGT)pour essayer de maintenir un semblant d'ordre.

Tout le long des trottoirs, des groupes de plusieurs jeunes (allant de quelques-uns à une centaine) courent de tous les côtés. Au départ, je ne prête pas trop d'attention à ces hordes d'abrutis. Mais avec le temps, je remarque qu'ils sont là pour foutre la merde. Pas la belle merde en brûlant des banques, cassant des vitrines de magasins de luxe ou de Mac Do, à lancer deux, trois canettes sur les forces de la sécurité préparée. Ils foutent la merde à s'attaquer à des manifestants en les tabassant, leur volant leur portable, leur blouson, leur téléphone, tripotant des filles. Ces lâches frappent garçons et filles (ne leur parlez pas de la journée de la femme, ces demeurés ne savent pas ce qu'est une femme). Plusieurs victimes s'en sortent le visage en sang, lynchée par des dizaines de paires de pieds et de mains (aidés par des bâtons).

Il est loin le temps des manifs où les autonomes ciblaient leur action, où les manifestants ne craignaient que les CRS. Là, le coup peut partir de tout côté, à chaque instant.
Je me dis que c'est dommage pour les jeunes qui s'impliquent pour la première fois dans une lutte syndicale. Quand ils ne sont pas victimes, le spectacle est affligeant. Et je comprends pourquoi cette manifestation a regroupé si peu de monde.

J'assiste, comme tout le monde, à du racket de tous les côtés. Des touristiques à la Place de la Bastille sont entournés de plusieurs racailles et se font dépouillés en étant bousculés. Des flics en civil attrape l'un des gars rapidement. Ils l'emmènent sans ménagement dans la bouche de métro.

Plus loin, d'autres racailles se font arrêter par des flics en civils qui essaient de les extraire rapidement de la foule avant que leurs potes de la horde leur tombent dessus. Mais en général, ils sont lâches donc ils ne bougent pas trop quand ils sont dispersés de quelques mètres.

Un mec vient vers moi et me dis de faire attention à mon appareil photo. Il a vu un groupe de ces racailles me mater et se faire un signe entre eux. Je le remercie mais n'avait pas besoin de ce conseille pour faire attention. Certains auraient pu penser que j'étais un flic déguisé en Newo (j'ai bien vu il y a quinze ans des "punks" descendre d'un camion de CRS pour foutre la merde dans une manif et amener l'intervention des CRS pour nettoyer la place).

Le spectacle autour de moi m'écoeure. Je décide de quitter la manif et de visiter la FNAC pas loin (j'ai enfin trouver le film Brazil). En ressortant, il y a peu de personnes sur la place de la Bastille, mais plusieurs filles en pleurs s'y trouvent. Des jeunes se font soigner par des pompiers. Des flics en civil vérifient qu'il n'y ait pas de petits groupes de "casseurs" (est-ce bien le terme ?) dans les rues avoisinantes.

Dommage que ces écervelés n'en aient pas une (cervelle) avec la conscience politique qui va avec. Ils sont actifs, ont de la rage à revendre et ont des raisons.

Le bilan que j'en retire c'est que le vote FN chez les jeunes qui ont vu ses images sur place ou à la télévision n'est pas prêt de redescendre malheureusement. Que les mots d'ordre de cette journée d'action sur Paris sont passés au second plan. Que ça ne donne pas envie à des jeunes d'aller manifester si c'est pour se faire casser la tête. Et que je déteste cette philosophie de la racaille où l'Homme est un loup pour l'Homme.

PS : en allant chez mon meilleur pote le soir, au pied de son HLM, un jeune vendait des vêtements qui étaient dans un sac. Etait-ce une partie du butin de cette journée ?


(message supprimé du forum, ancienne adresse: newo.forumactif.com/ftopic146_Manif_lyceenne_du_8_Mars_2005.htm)
 
 
     
         
 
Points de vue, analyses
   
 
     
         
 
Témoignage
 

A la fête de la musique à Lille, en Juin 2004, j'ai été témoin des agissements d'une bande d'arabes. Et j'ai raconté l'incident sur ce site avant de retirer la page parce que j'étais assez direct dans mes propos et j'avais peur d'être trainé en justice par SOS racisme ou la LICRA ou le MRAP. Je racontais déjà des comportements similaires à celui des manifs lycéennes à Paris.

 
 
     
         
 
L'Appel contre le racisme antiblanc et la polémique
 
  • 25 Mars 2005 - Nl Obs - Le texte de l'appel contre les chasses aux Blancs
  • 25 Mars 2005 - UNEF - communiqué - Appel de Hachomer Hatzaïr: la réaction de l'UNEF
  • 25 Mars 2005- Libération - Archives € - «On crée des compétitions de victimes» par Blandine Grosjean
  • 26 Mars 2005 - Libération - archives € - Malaise après un appel contre le «racisme anti-Blancs» Par Blandine Grosjean
  • 28 mars 2005 - UNL - communiqué - L’UNL condamne l’appel contre les prétendues « ratonnades anti-blancs ».
    X: http://www.unl-fr.org/actualite/actu098.html
  • 15 Mars 2005 - Nicole Borvo Cohen-Seat, sénatrice communiste de Paris - Violences et intimidations dans les manifestations lycéennes en Ile-de-France
    x: http://www.nicoleborvo.org/bcknd-lire-art.php3?id_syndic=9&id_article=1219&id_rubrique=12#
 
 
     
         
 
Autres références
 
  • >> Mars 2005 - Conscience politique.org - Racisme anti-blanc : pourquoi un tel tabou ? par Constant Rémond
  • >> Sur Le Blog de Zek II : 11 mars 2005 - Brutal réveil
  • 11 mars 2005 - Libération (archives €)- Les casseurs de mouvement, hantise des lycéens

    Avec, en bonus, des cartes de transport et des portefeuilles. Et, «plus difficile à comprendre», la violence gratuite. Une lycéenne a été sortie du cortège, rouée de coups.

    Quand on ne veut pas comprendre...

  • Sur "le Blog irrévérencieux mais réaliste" : 10 Mars 2005 - Intrusion...
  • En anglais
  • Anciens liens
    • 10 Mars 2005 - La Croix - Controverse sur les violences lors de la manifestation lycéenne à Paris
      x: http://www.la-croix.com/afp.static/pages/050310165428.6dptlj7y.htm
    • 10 mars 2005 - Yayoo.fr - Controverse sur les violences lors de la manifestation lycéenne à Paris
      x: http://fr.news.yahoo.com/050310/202/4b8k7.html
    • 10 mars 2005 - L'Express - Controverse sur les violences lors de la manifestation lycéenne à Paris
      X: http://www.lexpress.fr/info/infojour/infos.asp?id=3062&1736
 
 
   
         
 
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