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Je
met cette histoire avec un "bémol", dans
la mesure où le nom et la photo du plaignant n'étant
pas diffusés, il n'est pas certain qu'il s'agisse
d'un Blanc. Aux yeux de la loi, être "Français"
ne désigne pas une origine et l'appartenance à
une culture mais c'est un simplement un statut légal
garantissant des droits dans un espace socio-économique.
Toutefois, comme c'est généralement quand
on est Blanc qu'on est traité de Sale Français,
je pense que cette histoire mérite d'être signalée.
«
Il faut dissuader les racistes de tous côtés
»
(publié le 22 février 2002 dans les dernières
nouvelles d'alsace)
Deux
hommes étaient jugés, hier, par le tribunal
correctionnel de Strasbourg pour des injures à caractère
raciste. Ils ont tous deux été condamnés.
Premier appelé
à la barre, un Tunisien de 51 ans, aide-cuisinier
au chômage. Le 11 novembre dernier, il insulte son
voisin de chambre du foyer Sonacotra de la rue des Petites-Fermes,
à Strasbourg. La raison ? Ce dernier est venu lui
demander de baisser le son de sa télé. «
Il avait le volume à fond, je voulais qu'il le baisse.
Mais il m'a tout de suite traité de sale race de
Français et il m'a craché au visage »,
témoigne la victime.
Le prévenu nie les injures et les crachats. «
Je n'ai jamais fait ça, et je ne parle à personne.
Au début, quand il est arrivé au foyer, je
l'ai aidé. Ça fait 30 ans que je suis en France,
je n'ai jamais été condamné »,
raconte le prévenu avec véhémence.
Les deux avocats des parties civiles ont dénoncé
des propos « inadmissibles ». « C'est
la première fois qu'on
intervient dans ce contexte, où un Français
se fait traiter de sale Français. Il faut dissuader
les racistes de tous côtés », plaide
Me Nisand pour la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme
(LICRA).
Des
propos repris par le procureur Brice Raymondeaud-Castenet
: « Le racisme est idiot et n'a pas de religion, ni
de couleur. Ici, le prévenu pose des problèmes
de comportement au foyer. Il a des dérapages verbaux
tout à fait regrettables ».
Il
a ensuite requis une peine de deux mois de prison avec sursis.
L'avocate de la défense demande, pour sa part, une
« expertise psychiatrique » de son client, avant
de rappeler que « tous les témoins des faits
sont des amis de la victime » et que le prévenu
sert de « bouc émissaire ». Il est finalement
condamné à un mois de prison avec sursis et
devra payer 200 € à la victime
et un euro symbolique à la LICRA.
...
Lettre
ouverte à la LICRA-Alsace
- licra@en-alsace.net
le mercredi 23 février à 16:00
Madame,
Monsieur,
J'ai été trés surpris de voir que la
licra-alsace avait engagé des poursuites contre un
Tunisien pour racisme anti-français. J'ai signalé
cela sur un petit site que j'anime au sujet du racisme anti-blanc.
Je suis en général hostile à la notion
de "racisme anti-français" dans la mesure
où les "français" peuvent être
de toute origine. Ainsi, l'article des DNA précisait
que vous aviez aussi engagé des poursuites au bénéfice
d'une "française", mais dont-il était
précisé qu'elle était "d'origine
algérienne". Entre "origine française"
et "nationalité française" difficile
de s'y retrouver.
Sachant
que ce sont en général les français
"de souche", bref les Blancs, qui se font traiter
de "sale français", je voudrais savoir
si le plaignant que vous avez défendu était
un français "de souche", un "Blanc"
ou si c'était une personne possédant simplement
la nationalité française. (Si la LICRA avait
défendu un "de souche", ce serait vraiment
une première pour votre association !)
Auriez vous l'amabilité, donc, de m'apporter des
précisions sur l'affaire des propos "anti-français".
Par souci de transparence, j'ajouterais propablement cette
lettre à ma page web, en espérant pouvoir
apporter aux internautes qui visitent mon site des précisions.
En vous remerciant d'avance du temps que vous prendrez à
me répondre,
J'attend
désormais leur réponse...
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