06/04/2004
 

Sef Gonzales et le meurtre "raciste" de sa famille

 
 
 
 
 

source: Seffie thingies!!!
Sef Gonzales

Depuis plusieurs semaines, Sef Gonzales a décidé de tuer sa famille. Le jeune homme, qui mène une vie dissolue, a eu de mauvaises notes en classe préparatoire à une école de Droit. Son père l'a menacé de supprimer son argent de poche et de lui confisquer sa voiture s'il ne rectifie pas le tir et ne remet pas de l'ordre dans ses affaires. La remontrance est ressentie comme une humiliation insupportable pour Sef, personnage autement narcissique qui ferait tout et n'importe quoi pour se rendre interessant. L'étudiant a même créé sur internet un site web, "Seffie Thingies", qui serait tenue par une admiratrice imaginaire et lui vourrait un culte.

Sef a aussi une autre raison : le million et demi de dollars australiens que possède son père, Teddy Gonzales. L'homme, un philippin âgé de 46 ans, est venu s'installer en Australie après le tremblement de terre qui a secoué son pays en 1990. Devenu avocat spécialisé dans les procédures d'immigration - un domaine en pleine expension avec l'arrivée massive des asiatiques sur le continent austral - il a rapidement prospéré. La famille Gonzales - qui compte, outre Teddy et Sef, Mary Loiva, 43 ans et Clodine, 18 ans - s'est installée dans une villa de North Ryde, une banlieue verte de Sydney. Il suffirait à Sef de "pas grand chose" pour qu'il puisse jouir à sa guise de cette fortune : simplement de liquider de ses proches...

C'est sur internet que Sef commence à se mettre en quête d'une méthode pour se débarasser d'eux. Ses recherches s'orientent bientôt vers l'empoisonnement. Consultant la documentation disponible en ligne pour fabriquer du poison, son choix se porte sur des ingrédients particuliers : deux graines contenant des substances toxiques. Il en passe commande en Australie et aux USA. Une fois en possession de celles-ci, il rédige de fausse lettre de menace qu'il adresse à une entreprise d'agro-alimentaire. Il s'y présente comme un employé mécontent qui aurait trafiqué trois produits pour se venger de son employeur. Quelques jours plus tard, Mary Loiva est admise à l'hôpital pour une intoxication alimentaire, mais les médeçins parviennent à la sauver.

Devant l'inéfficacité de sa méthode, Sef perd patience. Il veut l'argent. le plus vite possible. Alors il décide de tuer son père, sa mère et sa soeur de ses propres mains.

Le 10 juillet 2001, vers 16h30, il entre discrètement dans le domicile familiale et attaque sa soeur Clodine. Il commence par la massacrer à coups de batte de baseball, puis tente de l'étrangler. Ne parvenant pas à ses fins, il la poignardeà la poitrine et finit par lui trancher la gorge. Il attend ensuite l'arrivée de sa mère et la poignarde à son tour. Enfin, Sef agresse son père dans le garage de la maison lorsque celui-ci revient du travail. Teddy Gonzales, la colonne vertébrale tranchée par un coup de couteau, tombe à terre et incapable de se relever, voit le garçon qu'il avait sauvé, lorsque ses jambes était coincée sous les décombre du tremblement de terre, le mettre à mort en lui assénant de nouveaux coups de couteau. Ne sachant exactement comment tuer, Sef s'est acharné sur chacun des membres de sa familles, leur infligeant de terribles souffrances.


source: Seffie thingies!!!
"Definite Vibez", le groupe de Rap de Sef.

Son oeuvre achevée, Sef doit passer à la seconde partie de son plan: créer une mise en scène qui détourne les soupçons de lui et le rende intouchable. Alors il prend une bombe de peinture et trace une grande inscription sur le mur: "Fuck Off Asians. KKK".

C'est bien connu :Les Blancs sont d'éternels racistes. Qui remettra en doute la parole d'un pauvre philippin dont la famille a été massacrée au nom de la haine raciale ? L'utilisation de l'accronyme du Ku Klux Klan par Sef dans un contexte australien peut sembler incongrue mais cela permet de désigner facilement des coupables. Il est probable que Sef a été influençé par le Rap américain qu'il écoute : une musique violente qui fait l'apologie du gangstérisme, du meurtre, du viol et du deal de drogue, entre deux récriminations sur le racisme des Blancs. Bon élève, Sef a d'ailleurs créé son propre groupe : "Definite Vibez."

Une fois l'inscription tracée sur un mur, il téléphone aux urgences, prétendant avoir trouvé son père dans le garage, et déclarant "ils sont tous en train de saigner sur le sol." Il affirme ensuite aux policiers que, fils courageux, il a aperçu deux hommes s'enfuir et les a poursuivi sans parvenir à les attraper.

L'affaire vaut immédiatement de la sympathie à la victime du racisme, mais pas assez à son goût. Une semaine après le meurtre, Sef Gonzales donne une nouvelle dimension à ses calomnies racistes en donnant une conférence de presse au cour de laquelle il réprimende publiquement la population australienne et l'accuse d'être trop indifférente aux meurtres sanglants dont ont été victimes les membres d'une famille d'origine asiatique.


source: Sydney Morning Herald
Clodine Gonzales.
Sef accusait les Blancs de l'avoir tuée.

La police n'est pas dupe longtemps. Lorsque des témoins affirment avoir vu la voiture de Sef garée dans l'allée des Gonzales, le jour du meurtre, Sef s'invente un second alibi : il aurait passé la journée dans une maison close. La tenancière de "la petite Aroma" ne confirme pas cet alibi, déclarant aux enquêteurs que la prostituée dont Sef dit avoir utilisé les services ne travaillait pas ce jour là. D'autres incohérences mettent la puce à l'oreille des policiers: l'argent que Teddy et Maria Gonzales portaient sur eux n'a pas été volé. De plus, Sef avait téléphoné en disant qu'il n'avait vu que le corps de son père, mais sous-entendait déjà que les trois étaient morts. Enfin, un expert en graphologie trouve des similitudes entre l'écriture de Sef et celle avec laquelle l'inscription raciste a été peinte sur le mur.

Sef Gonzales a été arrêté le 13 juin 2002. le 20 mai 2004, un jury l'a déclaré coupable de meurtre et le 17 septembre de la même année, la cour suprême de Nouvelle Galle du Sud l'a condamné à la prison à perpétuité, sans possibilité de parole. Ses actes de diffamation raciale envers la population blanche -eux- n'ont jamais été sanctionnés.

 
 
 
 
 
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Impostures racistes
 
 
 
   
   
   
   
   
   
   
   
   
 
> Sydney, (Austr) <
 
   
   
   
     
 

Les impostures racistes sont des crimes racistes dans lesquels les Blancs sont utilisés comme boucs émissaires par des personnes qui jouent de la croyance au mythe de la spécificité du racisme blanc.

 
 
 
 
 
         
 
Références
   
 
   
         
 
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