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En
1996 aux USA, dans les environs de Baltimore, Sonia James,
une jeune mère de famille afro-américaine
rentre chez elle et découvre que son appartement
a été vandalisé. La moquette est inondée,
les murs couverts de propos racistes, la vaisselle a été
brisée et les meubles endommagés. Scandalisés
par cet odieux crime raciste, ses voisins vont faire preuve
d'une solidarité exemplaire. Dans les jours qui vont
suivre, les cadeaux et les dons en argent affluent pour
soutenir la jeune femme, son petit garçon de 2 ans
et demi et sa vieille maman.
En
Janvier 2000 à Sebnitz, en Allemagne, la ville découvre
horrifiée qu'elle a fait preuve d'une atroce indifférence
à la piscine municipale où, en plein jour
et au milieu de 200 baigneurs, des skinheads ont drogué,
puis électrocuté et enfin noyé un enfant,
Joseph Abdullah, fils d'un couple Germano-Irakien. Pour
témoigner de sa condamnation formelle des atrocités
commises par les jeunes Néo Nazis, Gerhard Schroeder;
le chancellier socialiste allemand, recevra en personne
la mère de l'enfant.
En
1999 à Vauvert, un homme tue un jeune maghrébin
qui trainait autour de sa voiture. Les avocats de SOS-racisme
arrivent sur place et recueillent bientôt des témoignages
révélant une horrible vérité:
le tireur a hurlé des propos racistes lorsqu'il a
commis son crime. C'est de cette haine qu'est mort un jeune
arabe. Lorsque le procès à lieu, en décembre
2000, les militants de SOS-Racisme se mobilisent aux portes
du tribunal avec banderoles et slogans pour exiger que justice
soit faîte.
Ces
trois incidents, survenus dans différents pays occidentaux,
nous montrent que face au racisme, nos sociétés
et les individus qui les composent savent se mobiliser,
dénoncer la haine raciale et apporter leur soutien
à ceux qui en sont victimes. cependant, ces histoires
sont aussi des trompes-l'oeil car leur dénouement
n'est pas celui qu'on pourrait croire.
En
1996, près de Baltimore, la police a découvert
après enquête que Sonia James avait elle-même
mis en scène le crime raciste dont elle se prétendait
la victime pour tenter de frauder les assurances. En Août
1997, elle a été condamnée à
6 mois de prison et a du rembourser l'argent des dons qu'elle
avait reçu et celui qu'elle avait touché des
assurances..
En
2000 à Sebnitz, en allemagne, la baudruche se dégonfle
après quelques jours de déchaînement
médiatique: Les enquêteurs révèlent
que la mère du petit Joseph Abdullah a versé
de l'argent aux témoins pour faire de fausses déclarations.
En
Décembre 2000, l'affaire du procés de Vauvert
entre dans la légende lorsque, pressés par
les avocats de la défense, les témoins admettent
dans la salle d'audience que les avocats de SOS-Racisme
ont fait pression eux pour les amener à faire de
faux témoignages. En avril 2001 à Montpellier,
SOS-Racisme est condamné pour procédure abusive:
L'association avait osé poursuivre en justice le
Bâtonnier Ferrand et l'avocat Phung parce qu'ils avaient
affirmé avant le procés que l'association
avait influencé les témoins. Les deux hommes
obtiendront chacun 50 000 francs de dommages et intérets.
***
Lorsqu'on
découvre qu'une accusation de racisme portée
contre des Blancs était infondée, on éprouve
généralement un soulagement certain; Ainsi
donc, se dit-on, il n'y avait pas de racisme: c'était
un faux crime raciste !
L'expression,
à vrai dire, est inappropriée car elle laisse
entendre qu'il n'y a pas eu de racisme dans cette affaire.
Certes, la personne qui se présentait comme une victime
et déclarait avoir été prise à
partie à cause de sa couleur de peau, de sa religion,
voir de son orientation sexuelle n'avait pas fait l'objet
de racisme et il n'y a pas eu de crime en ce sens là.
Mais
en rester là, c'est oublier qu'un crime à
bien eu lieu: Un homme ou une femme blanche, une communauté
blanche ont été la cible d'une calomnie spécifiquement
à cause de leur origine ethnique. Le raciste est
ici celui qui se présentait comme une victime du
racisme des Blancs. Il a joué sans scrupule sur le
mythe du racisme spécifique des Blancs en accusant
autrui à tort. Pour cette raison, lorsqu'on déjoue
une machination qui présentait des Blancs comme racistes,
il ne faut pas parler de "faux crime raciste"
mais d' imposture raciste.
Une
imposture parce qu'une personne a tenté de tromper
son entourage par de fausses apparences et de fausses allégations.
Une
imposture raciste parce qu'une personne ou un groupe
de personnes, les Blancs, a été spécifiquement
désigné comme un bouc émissaire. L'imposture
raciste non seulement joue du mythe du racisme spécifique
et du grand préjugé selon lesquels les Blancs
sont plus racistes que les autres groupes ethniques, mais
encore il renforce cette perception.
L'imposture
raciste peut avoir de graves conséquences dans la
vie des victimes pour qui ces allégations peuvent
être dramatiques.
En
1987à New York, une adolescente noire américaine,
Tawana Brawley, a inventé une histoire selon laquelle
elle aurait été violée et couverte
d'excréments de chiens par des hommes de lois blancs.
Accusé publiquement par les conseillers de la Jeune
femme, Steven Pagones, un procureur, a du batailler pendant
plus de dix ans pour voir ses calomniateurs condamnés
dans une cour de Justice.
Lors de son témoignage devant la chambre des représentant
aux états unis, Dennis Jay, le directeur de la Coalition
Against Insurance Fraud signalait que Sonia James avait
délibéremment désignée une famille
du quartier comme propablement responsable de l'attaque
qu'elle prétendait avoir subie! On imagine l'effet
d'une telle accusation sur ces personnes !
En 2000, l'association SOS-Racisme a créé
un véritable climat de lynchage autour de l'affaire
de Vauvert et Joel Elie, l'accusé, a été
très sévérement condamné, dans
un souci d'apaiser les maghrébins.
A
Sebnitz, en 2000, un pasteur protestant qui avait mis ses
paroissiens en garde contre des conclusions trop hâtive
dans le cadre de l'affaire Abdullah avait été
démis de ses fonctions. De plus, parmis les auteurs
présumé de l'assassinat du petit joseph, sa
mère avait désigné "comme par
hasard" la fille d'un pharmacien dont le commerce faisait
concurrence à celui des Abdullah, eux aussi pharmaciens...
En Août 2003 à Milwaukee, Michael Lutz, un
policier blanc qui avait tiré sur un délinquant
noir a risqué 65 ans de prison pour meurtre au premier
degré lorsqu'une femme noire, Diane Wilson, a déliberemment
fait un faux témoignage affirmant que le délinquant
était désarmée. En réalité,
celui ci a avoué qu'il tenait un révolver
à la main.
Au delà
du simple préjudice que peuvent subir les cibles
individuelles des impostures racistes, le coût social
de ce comportement peut-être énorme.
Ainsi
à Milwaukee, le faux témoignage de Diane Wilson
a exacerbé les tensions raciales et aurait pu déboucher
sur des émeutes raciales, comme à Cincinatti
où la mort d'un délinquant noir abattu par
un policier Blanc s'était soldé par des scènes
de pillage et une chasse aux Blancs.
Dans un autre contexte, à l'université de
Miami, en 1998, une imposture raciste a provoqué
une manifestation d'une centaine d'étudiants, la
plupart noirs, qui ont formé une chaine humaine et
ont bloqué la circulation sur l' U.S 27 et l' Ohio
73. Les auteurs de l'imposture avaient d'ailleurs contribué
à organiser ces manifestations.
En
2001, une autre imposture raciste, dans une université
de l'Arizona, a provoqué le départ d'une cinquantaine
d'étudiants étrangers qui craignaient pour
leur sécurité.
En 2002, Une imposture raciste avait amené les habitants
d'une petite ville de l'Utah à organisé une
collecte de fond et une manifestation de soutien en faveur
d'un arabe qui prétendait que son restaurant avait
été incendié parce qu'il était
musulman.
En 2002 toujours, L'imposture raciste d'une Noire américaine
de Caroline du nord, Jaelyn Sealey, avait déclenché
une campagne de soutien avec une manifestation et une collecte
de fonds qui lui avait rapporté 2250 dollars.
Autre
conséquence des imposture raciste: en jouant sur
les bonnes volontés, elles détruisent les
rapports de confiance qui peuvent exister entre les communautés.
Après
l'imposture de Sonia James, une de ses voisines, Sylvia
Vacchio Chiodaro déclarait au Baltimore Sun que l'incident
avait détruit le sens communautaire et la confiance
de beaucoup d'habitants. "Cela m'a mise en colère"
disait-elle "ça a créé des tensions,
les gens étaient vraiment montés les uns contre
les autres."
***
On peut
classer les motivations des impostures racistes dans trois
grandes catégories. Les impostures racistes motivées
par une délinquance classique et qui sont des "tandems
racistes". Les impostures racistes motivées
par un besoin de se faire remarquer. Enfin, les impostures
racistes qui visent à instrumentaliser les opinions
à des fins politiques.
Dans
le cas de l'imposture raciste comme tandem raciste, une
tentative de frauder les assurances est un des motifs les
plus classiques. C'est
celui qui animait Sonia James à Baltimore.
Au début de l'année 2003 à Burry Port,
une petite ville d'Angleterre, un couple d'immigrés
originaires du sous continent indien, Darchan et Malkit
Chand, a monté une imposture raciste, peignant des
symboles nazis sur la façade de leur boutique avant
d'y mettre le feu pour tenter de frauder les assurances
anglaises.
(peindre
une swastika ou les initiales KKK sont les grand classique
des impostures racistes car il identifie ainsi les auteurs
comme des racistes blancs)
En
Août 2003 au Texas, Nicholas et tracey Gatlin, des
noirs-américains ont été condamnés
à des peines de prison pour avoir incendié
leur maison dans le but de frauder les assurances. Ils avaient
peint un graffiti raciste sur leur maison pour détourner
les soupçons et avaient porté plainte pour
crime raciste!
Une
imposture raciste entrant dans le cadre des tandems racistes
peut être créée pour dissimuler un crime
plus grave.
Dans l'Idaho, à l'automne 2002, Azad Abdullah, un
musulman, avait fait circuler pendant plusieurs semaines
des bruits selon lesquels l'incendie de sa maison était
motivé par la haine islamophobe. En réalité,
il se servait d'une imposture raciste pour maquiller l'assassinat
de sa femme et une tentative d'assassinat de deux de ses
enfants, qu'il avait tenté de brûler vifs dans
la maison. Il ne supportait pas que sa femme veuille divorcer.
Parfois,
l'imposture raciste à pour but d'attirer à
celui ou celle qui la commet la sympathie de son entourage.
En
mars 2002, Camille Fulton, une noire-américaine,
s'était présentée au bureau du shérif
de Texarcana en prétendant avoir été
enlevée par des Blancs aux visages masqués
par des cagoules et des draps blancs. Ils l'auraient violée
puis auraient gravé sur sa poitrine les initiales
"KKK". La supercherie fut éventée
lorsque les policiers remarquèrent que les lettres
étaient inscrites à l'envers: La jeune femme
avait utilisé un miroir pour s'automutiler.
Dans une affaire similaire, Lee Hooker-Medlock, une afro-américaine
de 37 ans, envoyait des lettres racistes à ses collègues
noirs d'une entreprise de bus scolaire. Après expertise
médicale, il s'est avéré que cette
femme souffrait de dépression.
Dans le New jersey, en 2002, un lycée a été
secoué par une affaire de messages et de graffitis
racistes contre les Noirs. En fait, une des auteurs étaient
une adolescente afro-américaine qui avait demandé
à sa mère de la changer d'école parce
qu'il n'y avait pas assez de personnes appartenant à
des minorités ethniques dans celle où elle
se trouvait. Par ce stratagème, elle espérait
décider sa mère à la mettre dans une
école où il y aurait moins de Blancs.
Troisième
motivation des impostures racistes dont sont victimes les
Blancs: une instrumentalisation politique et sociale du
racisme avec une volonté de renforcer la méfiance
des minorités vis à vis des Blancs ou d'obtenir
de l'argent de ceux ci.
Dans
une imposture raciste qui donne tout son sens à l'expression
"plus c'est gros, plus ça passe", une supercherie
a permis aux groupes de pression afro-américains
de faire voter une loi sur les crimes racistes au Senat
de l'Etat du Texas.
Dans
la nuit du 02 au 03 mai 2001, une église noire de
Dallas avait été la cible de vandalisme raciste:
une swastika nazie avait été peinte sur ses
fenêtres. L'affaire avait été révélée
au Sénat en plein milieu des débats sur une
loi controversée, que les sénateurs avaient
toujours refusé de voter jusque là. L'annonce
eut un effet décisif et la loi fut votée puis
ratifiée par le gouverneur du Texas dans les jours
qui suivirent. A la fin du mois, la police révèla
que des témoins avaient signalé dès
le 03 mai qu'ils avaient aperçu un jeune noir en
train de peindre sur les vitres. ce témoignage confirmait
l'avis d'un expert des droits civiques consulté par
le FBI, qui ne pensait pas que le crime avait été
commis par des Blancs. Son opinion avait été
publiée dans les colonnes du Dallas Observer. La
police découvrit aussi que la peinture utilisée
pour faire les graffitis était la même que
celle utilisée pendant la rénovation de l'église,
elle était d'ailleurs stockée dans le bâtiment.
Le pasteur de l'église était un ancien législateur
et faisait du lobbying pour le passage de la loi votée
par le Sénat...
Parfois,
l'imposture raciste peut être amplifiée dans
un climat politique spécifique:
Dans
le cas de l'imposture raciste de Sebnitz, l'instrumentalisation
politique était d'autant plus opportuniste que l'affaire
est arrivée au moment où on parlait beaucoup
d'interdire un parti nationaliste allemand. L'horrible crime
des "Skinheads" tombait à point nommé
pour les politiciens allemands, d'où l'empressement
de Gerhard Schroeder à recevoir la "mère
martyre".
L'imposture
raciste peut aussi consister en une exagération et
une généralisation d'un phénomène
avéré mais mal interprété, ou
amplifié à tort. Aux états Unis, un
journaliste américain, Michael Fumento, dans le cadre
d'une enquête réalisée pour le Wall
Street Journal a démontré l'inexistence d'une
épidémie supposée d'incendies volontaires
commis dans le sud des Etats-Unis contre des églises
noires entre 1994 et 1996. On prétendait alors que
plus de 70 églises "noires" avaient été
les cibles d'inceniaires racistes
Cette
enquête, ainsi que celle de journalistes d'associated
press, du New Yorker et de USA today, ont montré
que cette supposée épidémie était
en fait une imposture raciste montée de toute pièce.
Seuls deux incendies avaient été commis par
des membres du Ku Klux Klan, un troisième avait été
commis pour des motifs ouvertement racistes mais les autres
était le résultat d'un vandalisme aveugle
ou de simples accidents.Une enquête de USA today a
montré qu'un tiers des incendiaires arrêtés
étaient des Noirs. Enfin, pendant la même période,
il y avait eu plus d'incendies dans les églises blanches.
Une
organisation "anti-raciste", le Center for Political
Renewal (CDR) parlait d'une épidémie de 90
églises brûlées dont tous les incendiaires
auraient été des Blancs. En contactant les
services des pompiers des Etats incriminés, le journaliste
a découvert que le CDR avait systématiquement
ignoré les actes de simple vandalisme, les incendies
allumés par des Noirs et que l'organisation avait
rebaptisés de simples incendies en "incendies
criminels".
Son enquête lui a permis de déterminer que
la rumeur de l'épidémie d'incendies racistes
avait été allumée par une organisation
chrétienne de gauche, le National Council of Churches
(NCC) qui, ne parvenant pas à lever des fonds pour
lutter contre le racisme, avait décidé de
tirer parti des incendies en créant un fond pour
les églises brûlées. L'association avait
fait passer des annonces en pleine page dans les journeaux
et avait dès lors vu les donations affluer...
Cette
méthode est à rapprocher de celle utilisée
par SOS-Racisme en France dans le cadre des testings à
l'entrée des boites de Nuits en 2000 / 2001.
L'association
faisait alors de grand effets d'annonces par voie de presse,
stigmatisant sans états d'âmes toute une profession
en annonçant des séries de testings à
l'entrée de boites de nuits "racistes".
En réalité, sur les dizaines de boites de
nuits ciblées par SOS-Racisme, seule une poignée
ont fait l'objet de condamnation. L'association engageait
souvent des poursuites - aux frais du contribuables - puis
les annonçaient à grand renfort de publicité,
utilisant les tribunaux pour donner une impression de légitimité
à ses allégations. Hors, faire l'objet d'une
plainte ne veut pas dire être coupable de quoi que
ce soit.
SOS-
Racisme, prompt à annoncer le testing de "trente
discothèques racistes" à Paris s'est
montrée beaucoup moins loquace quant aux résultats
de ces testings et des plaintes engagées... Concernant
les testings de boites de nuits, si on compare les effets
d'annonces diffusés dans la presse et les résultats
effectivement obtenus, la disproportion est telle que, tout
comme pour l'épidémie des églises brûlées
aux Etats Unis, on peut raisonnablement parler d'imposture
raciste. SOS-Racisme a créé une psychose et
du racisme pour mieux le dénoncer.
Pourquoi:
Idéologie et subvensions.
Aux
trois catégories de motivations précédemment
citées, il faudrait peut être en ajouter une
quatrième, celle des impostures racistes dont on
n'entend jamais parler, sauf lorsque des circonstances diverses
les amènent en pleine lumière. ce sont les
impostures racistes du quotidien, dicrètes mais bien
présentes et qui contribuent insidieusement à
renforcer le racisme anti-blanc.
Le
cas de Guy Georges, le tueur de l'est parisien revient en
tête. En Août 1995, incarcéré
pour avoir agressé Mélanie B, Guy Georges
avait expliqué à son ami Philippe Tersand
qu'il avait été condamné suite à
une bagarre avec un videur "raciste" du Balajo,
pendant laquelle il avait poignardé son adversaire.
Il est intéressant de remarquer que Guy Georges a
inventé cette histoire où il se présentait
comme victime de racisme alors que lui-même n'a assassiné
que des femmes blanches (voir mon article sur Guy Georges).
L'ouvrage
de Tahar Ben Jelloun, "le racisme expliqué à
ma fille", évoque aussi ce problême en
parlant d'une cousine de la fille de l'auteur qui aurait
accusé ses professeurs d'être racistes parce
qu'elle a reçu un avertissement...
***
Si les
motivations des impostures racistes peuvent entrer dans
de grandes catégories,on constate qu'elles présentent
aussi des similitudes dans leurs modes d'expressions.
Aux
Etats Unis, l'épidémie d'impostures racistes
mettant en scène des crimes anti-arabe ou anti-musulmans
est particulièrement frappante car elle commence
juste après les attentats du World Trade Center.
Dans les jours qui ont suivis les attentats, les associations
"anti-racistes" américaines se sont mises
à crier au danger de la stigmatisation des populations
originaires du proche-orient . S'il n'y avait jamais eu
de vague de crimes anti-arabes avant les attaques terroristes,
un mois plus tard, on comptait déjà deux cas
d'impostures racistes mises en scène par des musulmans.
A
l'université d'état de l'Arizona, Ahmaad Saad
Nasim, un étudiant arabe, n'a pas attendu que la
poussière retombe sur les ruines du WTC pour mettre
en scène une imposture raciste. Dès le 13
septembre 2003, il prétendait avoir été
attaqué sur le campus par deux racistes qui l'auraient
poussé à terre en hurlant "crève,
musulman, crève" puis l'auraient lapidé
avec des oeufs. Il a raconté dans la presse étudiante
cette agression: "pendant 5 minutes, j'ai été
gifflé, frappé à coups de poing dans
le dos et j'ai entendu ce commentaire: "crève,
musulman, créve ! crève, musulman, crève!
crève, musulman, crève". la police cependant,
ne trouva aucune trace des coquilles d'oeufs et, quelques
jours plus tard, Nasim fut surpris dans les toilettes de
l'université alors qu'il s'apprétait à
simuler une autre agression. Comme mentionné précédemment,
son imposture raciste a créé une psychose
telle que 51 étudiants étrangers, principalement
originaires du moyen-orient, ont quitté l'université
par crainte pour leur sécurité.
A
la fin du mois de septembre 2001, un autre arabe, Aquil
Yassom Al-Timimi, a également monté une imposture
raciste, prétendant que des hommes avaient mis le
feu à ses voitures par racisme. Les autorités
ont immédiatement eut des soupçons car à
leur arrivé, Al timimi leur a demandé si les
médias avaient été prévenus
puis il les a appelés lui même. La voiture
volontairement incendiée était couverte par
une assurance. La seconde, qui n'avait été
endommagée que lorsque le feu s'était propagé,
mais n'avait pas été volontairement incendiée,
n'était pas couverte par une assurance...
Toujours fin septembre 2001, en Alaska cette fois-ci, Nezar
"Mike" Maad, un arabo-américain voyait
son entreprise partir en fumée suite à un
incendie motivé par la haine raciale. Un graffiti
" we hate arabs" avait été trouvé
sur les lieux du crime. En enquêtant, la police et
le FBI ont aussi découvert que Nezar "Mike"
Maad était en faillite, avait fraudé le gouvernement
fédéral et avait bien besoin de toucher l'argent
des assurances.
Si
en octobre 2001, vous avez lu dans la presse française
qu'une vague de haine anti-arabe s'était répandue
aux états-unis, ces incidents donnent une idée
plus claire sur la nature de cette vague de racisme. A l'époque,
toutes ces impostures ont reçus une large publicité
dans les médias américains.
Le
11 septembre 2002, jour anniversaire des attentats du WTC,
la police de Heber City, dans l'Utah, procédait à
l'arrestation de Mazhar Tabesh qui, en juillet 2002 déclarait
à la presse: "Nous avons peur parce que nous
sommes musulmans - probablement les seuls musulmans du secteur
- et nous sommes des cibles. Nous craignons pour notre sécurité
et jusqu'ici, je n'ai vu personne nous offrir de l'aide."
à l'époque où il faisait cette déclaration,
il venait de mettre le feu à son motel pour toucher
l'argent des assurances, mais le FBI n'avait pas encore
découvert le pot aux roses.
On le
voit dans cette série d'exemple, l'imposture raciste
peut agir par contagion. Elle peut aussi se servir de la
publicité entourant un vrai cas de racisme pour paraître
crédible.
En
Louisiane en 1998, un dealer de crack afro-américain,
suite à un deal de drogue ayant mal tourné,
déclara avoir été victime de racistes
blancs qui l'auraient traîné sur plusieurs
dizaines de mêtres avec leur voiture. Le récit,
une pure fabulation, était largement inspiré
d'un autre incident raciste, réel celui là:
On enterrait cette semaine là un noir qui avait été
attaché derrière une voiture et traîné
à mort par des Blancs au Texas. L'évènement,
particulièrement suivi par les médias américains,
est de toute évidence la source d'inspiration de
cette imposture raciste.
Autre coincidence troublante: le 12 décembre 2002,
des étudiants noirs américains commettent
une imposture raciste à l'université de Ole
Miss, dans le Mississipi, en inscrivant des propos racistes
sur la porte des chambres de deux autres étudiants
noirs. Cet incident se produit "comme par hasard"
alors que l"université commémore l'admission
du premier étudiant noir, en 1962, réveillant
ainsi de vieux démons et garantissant une exacerbation
maximum des tensions raciales sur le campus...
Coincidence encore, déjà évoquée
plus haut: L'imposture raciste mise en scène dans
une église noire de Dallas dans la nuit qui précède
la discussion d'une loi au Sénat du Texas, arrivant
à point nommé pour faire pencher la balance...
***
On le
voit donc, l'imposture raciste est bien une réalité.
Elle vise à instrumentaliser le racisme antiblanc
pour divers raisons, essentiellement politiques, criminelles
ou simplement personnelles. Elle est un réel problême
dans la mesure où, si elle n'est pas démasquée,
elle renforce le sentiment que les Blancs sont des racistes,
ce qui est parfois le but recherché. Dans tous les
cas, elle génère des tensions raciales, nuit
à un climat serein entre les communautés ethniques,
détruit la confiance entre les individus et se nourrit
cyniquement de la bonne volonté des Blancs. L'imposture
raciste est donc bien un crime raciste. Démasquer
ce crime ne suffit pas: il doit faire l'objet de poursuites
pénales au même titre que d'autres crimes racistes.
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