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Hier,
deux commerçants originaire du sous-continent indien
qui disaient que leur magasin avait été mis
en feu par des racistes suite aux attentats terroristes
du 11 septembre ont été accusés d'avoir
mis le feu eux-même pour toucher les assurances.
Au
tribunal de Swansea crown, Darshan Chand et sa femme Malkit,
tout deux âgé de 35 ans, ont plaidé
non-coupable d'incendie volontaire et de mensonge.
Leur
boutique, Hilltop Stores à Burry Port, Llanelli,
a été endommagé par les flammes la
veille du jour de l'an en 2001.
La
police avait trouvé des propos racistes inscrits
sur le bâtiment, ainsi qu'une swastika nazi et un
symbole du National Front (NdT: Un parti politique nationaliste
anglais sans rapport avec le Front National français)
On
a dit aux jurés que la nuit de l'incendie, la boutique
avait fermé plus tôt que d'habitude et que
les Chands avaient laissé le magasin vide pour la
première fois depuis son ouverture, en 1999.
Geraint
Walters, du ministère public, a déclaré
que quelques minutes après que le système
d'alarme sophistiqué du magasin ait été
mis en route par Malkit Chand, les voisins ont remarqué
de la fumée et du feu. Et il a dit que des témoins
seraient convoqués qui ont vu les Chands charger
les marchandises de la boutique dans des sacs de haricots
le jour du feu.
Hier,
Monsieur Waltersa dit aux jurés que l'affaire était
un "qui l'a fait" au sens classique du terme.
Il
a dit que personne ne donnerait de preuve montrant que les
Chands ont mis le feu aux locaux. Mais il a déclaré
que des preuves indirectes liées à l'incendie
équivaudraient à des preuves irréfutables
pour le ministère public.
Monsieur
Walters a dit que non seulement la boutique avait fermée
plus tôt que d'habitude la nuit de l'incendie, mais
encore que lorsque les enquêteurs se sont rendus à
l'intérieur, ils ont trouvé un matelas et
de la literie placés contre les fenêtres.
Il
a dit que c'était un signe que ceux qui avaient mis
le feu ne voulaient pas qu'il soit découvert avant
qu'il ait bien pris.
La
police et les responsables du département incendie
ont aussi trouvé ce qui équivalait à
une bombe à feu à l'étage, dans les
parties habitables du bâtiment où le feu à
commencé.
C'était
une bouteille de pétrole en plastique avec une mêche
à l'intérieur qui avait été
placée parmis des jouets d'enfants et d'autres matériaux
inflammables étalés sur le sol.
On
a dit aux jurés que par chance, le pétrol
ne s'était pas enflammé bien qu'ayant partiellement
fondu sous l'effet de la chaleur.
Monsieur
Walters a déclaré que ceux qui ont voulu découvrir
qui avait mis le feu ont trouvé que les portes étaient
bien fermées. Il n'y avait aucun doute que l'incendie
était volontaire.
Quand
la police a interrogé les Chands et leur a demandé
qui pouvait être derrière ces attaques, le
couple a émis l'hypothèse que cela pouvait
avoir un lien avec la swastika et d'autres graffitis.
Et
ils ont évoqué un escabeau qui a été
déplacé et dont ils disaient qu'il pouvait
avoir été utilisé pour pénétrer
par le toit dans la maison.
Mais,
a dit Monsieur Walter hier, "c'était une tentative
des Chands D'accuser les raciste d'un acte d'incendie volontaire
commis par eux-même."
Monsieur
Walters a déclaré que les services d'urgence
ont été appelés par les voisin dans
les 15 minutes qui ont suivi la mise en route de l'alarme
et le départ de madame Chand.
Il
a dit qu'il était physiquement impossible à
un incendiaire d'entrer dans les lieux, de trouver un escabeau,
de mettre le feu, y compris à la bouteille de pétrole,
d'écrire les graffitis puis de s'échapper
en 15 minutes.
Il
a ajouté que c'était une remarquable coincidence
que l'incendiaire ait frappé la première fois
que les Chands ont laissé leur magasin vide. La boutique
ouvrait quotidiennemnt à 6 heure du matin et fermait
rarement, si jamais, avant 8 heure du soir.
L'affaire
se poursuit aujourd'hui.
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