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En
Août 2002, à Saint Denis, la Basilique des Rois de France,
qui est un des plus hauts lieux de notre histoire et un
lieu de culte chrétien, a été occupée et prise en otage
par des Maghrébins et des Africains. Devant la démission
des pouvoirs publics devenu incapables d'assurer un minimum
de respect pour notre pays, notre culture, et de proteger
la liberté de culte, nous avons manifesté pendant treize
jours pour protester contre ce que nos considérions comme
un manque de respect et un acte de racisme.
Pour bien comprendre notre action:
- Il y avait parmis
nous des gens de différentes sensibilitées, des royalistes,
des croyants mais aussi des gens qui aiment la France
ou s'interessent à leur racines. Nous sommes AVANT TOUT
des FRANCAIS
- Nous ne nous prétendons
pas parfaits. On peut nous accuser d'être racistes, néo-nazi
et tout ce qu'on voudra: on s'en fiche.
- Les seuls symboles
dont nous nous réclamons: Le drapeau Français et la fleur
de Lys
- Notre slogan:
"Respectez
le tombeau de nos rois"
- Notre revendication:
Qu'ils aillent où ils veulent, mais pas dans la Basilique.
Nous demandons l'évacuation de la basilique par respect
pour ce lieu et pour ceux qui l'ont à Coeur pour ce qu'il
symbolise à leurs yeux. Nous voulons du RESPECT. Nous manifestons pour le
respect de notre culture et de notre dignité.
Pourquoi nous aurions voulu
rencontrer Monsieur Sarkozy
- pour lui faire part
de notre inquiétude devant la généralisation des attaques,
politiques ou racistes, dont les lieux de cultes sont
de plus en plus la cible.
- Pour lui demander
que l'état assume ses responsabilités et assure la sécurité
et la tranquillité des lieux de cultes.
- Pour lui demander
que l'état assure ses responsabilités concernant le respect
des lieux de mémoires, des musées et des monuments historiques
qui symbolisent l'unité et la pérennité de la Nation Française.
Journal des Manifestations de
la dignité, sur cette page
Autres pages du site en rapport
avec cette action:
Liens vers
la presse en ligne et MP3s des passages radios
Première et Deuxième Journée
(Lundi 19 et Mardi 20 Aout)
Le 17 août 2002, des immigrés
en situation irrégulière décidaient doccuper la Basilique
de Saint Denis afin dengager une épreuve de force
avec le gouvernement pour obtenir la régularisation de leur
situation. Cette occupation était inacceptable à plus dun
titre. La question qui est venue à lesprit de nombreux
français, lorsquils ont vu à la télévision ou sur
les photos publiées par les journaux des dizaines dAfro-Maghrébins
en train de hurler sous le porche de ce lieu a été la suivante
"Pourquoi est-ce
quils ne vont pas faire cela dans une mosquée ? "
La réponse à cette question
est la suivante: parce que les Maghrébins et les Africains
ont du respect pour les mosquées, mais pas pour les lieux
de cultes chrétiens ou français. En réalité, en occupant
la basilique des Rois de France, les étrangers étalaient
au grand jour un quadruple mépris de lautre : Mépris
de la religion des Français, puisque la basilique est un
lieu de culte chrétien ; Mépris des racines et des
origines des Français; Mépris politique envers des personnes
dont les sensibilités royalistes pouvaient être heurtées
par loccupation de la Nécropole Royale, qui avait
déjà été profanée en 1792 ; mépris pour ceux qui avaient
des ancêtres dans la basilique (lun deux nous
a dailleurs rejoins).
Dans le cas de loccupation
de la basilique par les africains ou les maghrébins, cétait
donc cette question du respect ou plutôt de labsence
totale de respect de lautre, lautre étant ici
le Français, qui était centrale. Respect de nos
coutumes. Respect de nos traditions. Respect de notre histoire.
Respect de notre spiritualité. Respect de nos origines.
Respect de notre dignité. Un respect que les Maghrébins
et les Africains qui vivent en France se croient de plus
en plus dispensés de témoigner aux autres. A ce titre, jai
toujours considéré que loccupation de la basilique
était une forme de racisme.
Ce nétait pas le fait
que des étrangers entrent dans la basilique, quel que soit
leur statut légal ou leurs origines, qui posait problème,
mais létat desprit dans lequel ces étrangers
sétaient appropriés la nécropole, un état desprit
fort éloigné du respect que beaucoup de français, au sens
national et au sens ethnique, estiment être du à ce haut
lieu de notre histoire. Et cest pour cette raison
que 13 jours durant, tous les soirs, aux environs de 19
heures 30, nous sommes allés manifester devant la basilique
des Rois de France.
Notre action, a vrai dire,
na pas été calculée mais elle est partie de la conjugaison
dun "coup de colère" et dun "coup
au cur". Cest dabord par le biais
de messages affichés sur des forums en ligne que les premiers
membres du groupe se sont réunis puis quune action
sest plus ou moins cordonnée. Dès lundi 19 août, un
rendez vous a été fixé à partir de 18h30 au métro place
de Clichy, en direction de "Saint Denis Basilique",
avec départ à 19 heures. Ce soir là, nous étions trois à
nous présenter devant la basilique avec un drapeau Français.
A notre arrivé, une voiture de police était garée devant
la grille de léglise, derrière laquelle se trouvaient
assemblés des dizaines de maghrébins et dafricains
noirs. Il y avait un va et viens constant sous le porche
de léglise et les gens ne cessaient de crier. Une
femme en tchador et djellabah paradait sur le parvis de
la basilique. La scène avait quelque chose de surréaliste
tant il était inconcevable quon puisse avoir un tel
comportement dans un tel lieu.
Lun de nous sest
approché de la voiture de police et a demandé à un policier :
" Non mais
quest ce qui se passe ? Cest pas possible !
" le policier lui a répondu dun
ton las et blasé "Bienvenu en
Seine Saint Denis". Autant dire " bienvenu dans
un département où létat est totalement démissionnaire
et na même plus la volonté dimposer un minimum
de respect pour la France aux étrangers qui sy imposent ".
Mon attention a été attirée
par une altercation. Un vieil homme denviron 70 ans
voulait entrer dans léglise où, disait-il, sétait
tenue la cérémonie denterrement de sa fille, décédée
à lâge de trente neuf ans. Il navait pu sempêcher
de manifester sa colère en voyant la basilique occupée par
cette nuée détrangers en train de brailler. Alors
un groupe de maghrébins lentourait. Ils le bousculaient.
Ils linsultaient. Ils le repoussaient au dehors de
la basilique et lui, impuissant, reculait, chassé par des
arabes grimaçants. Des poings se levaient vers lui pour
le cogner. Des policiers se sont approchés pour éviter que
les choses ne dégénèrent. Nous nétions que trois et
malgré la colère que me procurait le spectacle de loccupation
en général et de cette scène en particulier, me battre naurait
visiblement servi à rien. Je nai trouvé quune
chose à faire : javais pris un drapeau français
avec moi. Je lai déroulé et brandi en criant cette
lapalissade "Ca, cest
le drapeau français ! " et jai poursuivi "On va pas vous
laisser cracher sur ce quon a de plus sacré !
On va revenir et on sera plus nombreux!"
Inutile de le dire :
hurlements immédiats des arabes ! " Ici, cest à tout
le monde " "On a 130 ans de raisons dêtre
là" "Fachistes"
"Racistes". Il est vrai que de nos jours, quil est
"raciste" pour un français de demander quon
le respecte. Nous avions fait tout ce que nous pouvions
faire ce jour là, et nous sommes partis, mais décidés à
revenir. (Il se trouve quun journaliste de lhebdomadaire
Rivarol était présent, qu'il a rendu compte de ces faits
et quun dessinateur, Chard, a immortalisé la scène).
Le lendemain, le lieu de
rendez vous étant fixé comme la veille, nous sommes à nouveau
revenus tous les trois. Javais préparé une pancarte
avec le slogan "respectez le tombeau de nos rois " et j'avais amené mon drapeau français. Prendre
le métro à travers des quartiers à forte population immigrée
avec un drapeau français sous le bras est une expérience
pleine denseignements. Cest incroyable le nombre
détrangers qui vous regarde avec de la méfiance ou
de la haine, alors que les mêmes croisent tous les jours
sans sen offusquer le moins du monde des individus
qui affichent sans complexe les couleurs du drapeau africain
ou algérien . Je ne vois pas pourquoi un africain peut s'afficher
sans complexe avec les couleurs du drapeau africain, quand
on sait ce qui se passe sur ce continent, tandis qu'un français
n'aurait pas le droit de se promener avec les couleurs de
son drapeau sans risquer une agression.
A la station place de Clichy,
notre petit groupe a commencé à se former. Deux personnes,
nécoutant que leur cur, avaient fait la route
depuis Montargis pour venir manifester. Nicolas, de lassociation
catholique et Royaliste, sest joint à nous ;
il allait revenir tous les jours et sa présence a vraiment
été un fort soutien psychologique pour moi. Les deux compagnons
de la veille étaient aussi à nouveau là. A lheure
convenue, nous nous sommes mis en route.
A Saint Denis, la police
nous attendait ; Soucieux déviter un incident,
javais téléphoné au commissariat de Saint Denis pour
prévenir de notre arrivé. On mavait demandé combien
nous serions, javais répondu que je lignorais
car javais passé lappel sur Internet, mais que
si dix personnes se présentaient, je mestimerais heureux;
Nous étions 5. Il y avait le commissaire et le capitaine
de police de Saint Denis. Il y avait deux ou trois estafettes
de CRS. il y avait des dizaines d'africains et de maghrébins.
Nous nous sommes approchés de la grille et jai lu
pour la première fois le texte de protestation sous les
quolibets des occupants de la Basilique, après quoi nous
sommes partis
Fin du résumé.
Troisième journée (Mercredi 21 Août 2002)
Aujourdhui, Radio
Courtoisie a signalé le rendez-vous. Prévenus à la dernière
minute, des gens sont venus quand-même. Notre petit groupe
a triplé de taille, on est donc passé de trois à cinq à
douze, treize ou quatorze, plus ceux qui regardent (si,
si) et qui nosent pas nous rejoindre. Et on va être
plus.
Cest parce que
javais ouvertement montré mon carton que B. et C,
qui venaient de Montargis, mont identifié, donc je
le montre maintenant très visiblement. A sa lecture ("respectez
le tombeau de nos rois") Plusieurs personnes, qui ne sont
au courant de rien, mont abordé spontanément dans
la station de métro pour manifester leur approbation. Mes
voisins français pensent aussi comme moi. A Saint Denis,
beaucoup de Français se sont mis à discuter avec les personnes
qui étaient venues avec moi. On en a tous RAS-LE-BOL !
Les responsables des
occupants de la Basilique des Rois ont signalé à ceux quils
chapeautent que sils nous agressent, ils seront exclus
de la coordination. Sur ce point là, ils sont réglos. Ils
tentent déviter la violence mais M., qui est avec
moi depuis Lundi, a pris un poing dans la figure et il a
porté plainte. Merci M. des types comme toi, yen a
pas légion ! sans toi, c'était peut être pour moi.
Mon quatrième jour, je te le dois donc!
Une dame dune
soixantaine dannée qui ne supportait pas quun
passant minsulte pendant que je lisais le texte habituel
a giflé une racaille, en public, à Saint-Denis!!! les
choses auraient pu mal tourner mais les gens de la coordination
se sont interposés : Cest la moindre des choses
car ils sont entièrement responsables de la situation!
Ceci dit, jaurais préférée quelle sabstienne.
Un type, exterieur aux occupants de la basilique, ma
craché dessus (dans le dos, bien sur) et javais un
beau glaviot sur mon T-Shirt. Crachats et insultes me sont
indifférents vu la cause que je défend. Merci à ceux qui
sont venus. Sans eux, jaurais eu du mal à finir la
lecture du texte ! Mais pas de panique, tout va bien.
Je suis toujours en vie donc demain, jy retourne :-)
Merci également aux
policiers qui se sont interposés
Jai été interrogé
par un type de Canal +, dit-il. Je nai pas la télé
de toute façon (depuis 5 ans) donc ce nest pas mon
problème ! Je crois quil faut que japprenne
à regarder lobjectif, pas le cameraman.
Merci à tous ceux qui
mont écris. Même si vous ne pouvez pas venir, prennez
rendez-vous avec votre député, cherchez les adresses du
gouvernement et des médias sur le Web et écrivez. Tout ce
que vous pouvez faire, faîtes le.
Je vous signale que
le prince Charles de Bourbon, prétendant au trône de France,
a adressé un courrier à lévêque de Saint-Denis et
quil pense comme nous! Jignore si de nos jours
il faut dire "Monsieur", "Messire",
"Votre Altesse" ou "Monseigneur" car
je ne connais rien au royalisme, mais je peux vous dire
cette lettre est la bienvenue!
Venez demain, préparez
aussi votre journée de Samedi, ceux qui voudront assisteront
à la "messe" et ensuite, on manifestera! Je vous
dirais lheure dés quelle sera fixée!
Résumé
de la quatrième journée (Jeudi 22 Août 2002)
Une nouvelle annonce
a été faite sur Radio Courtoisie et de nouvelles personnes
sont venues. Nous étions une petite dizaine et il y a des
habitués. Plusieurs personnes nous ont abordé pour manifester
leur approbation. Dans le métro, nous avons discuté avec
un jeune immigré polonais qui nous a dit que s'ils faisaient
cela en Pologne, les gens se déplaceraient, mais pas pour
manifester. A Saint Denis, une vieille dame d'origine Portugaise
est venue nous voir et nous dire qu'elle ne mettrait plus
un pied dans cette église... Merci aux immigrés européens
qui nous ont manifesté du soutiens.
Aucun incident car
cette fois-ci, la police s'est déplacée avec les CRS. Le
commissaire et le capitaine de Police de Saint Denis était
là. La population de Saint-Denis nous attend désormais pour
le spectacle, majoritairement des maghrébins. Je confirme
que la plainte a bien été déposée par M. Qui est ENCORE
venu!
J'ai lu le texte habituel
puis nous avons scandé "dehors" cinq ou six fois avant de partir.
S.V.P. Si vous venez,
soyez calme! Je suis impressionné par le nombre de personne
relativement âgées qui sont les plus "motivées".
Oaao !!! Du calme !
L'AFP m'a contacté
cette aprés midi. Comme Unité Radicale est à la mode en
ce moment et qu'ils ont fait un lien vers mon site, on m'a
aussitôt demandé si j'avais des rapports avec eux. A moins
que je me trompe, il me semble que mon site existait avant
le leur (?), il faudrait que je regarde dans l'archive de
mes stats quand ils ont commencé à faire un lien vers moi.
En tout cas, ils n'ont commencé à exister pour moi qu'à
partir de ce jour là! JE N'AI AUCUN RAPPORT AVEC QUI QUE
CE SOIT. JE NE SUIS MEMBRE DE RIEN. JE NE CONNAIS RIEN AU
ROYALISME. ah la la! Combien de fois faudra-t-il le repèter
?
J'ai trouvé la journée
d'aujourd'hui plus difficile qu'hier. Avant, en dépit des
accrochages, je trouve qu'on avait un contact plus sympa
avec les occupants de la basilique.
Venez Demain et Samedi
à l'heure habituelle. Dimanche, je sais que nous allons
être plus nombreux! Précisions définitives demain.
Résumé de Cinquième journée (Vendredi 23 Août 2002)
Dimanche, rendez vous
à la messe de dix heures. Ensuite, le père Berger devrait
recevoir quelques personnes. Je vais > très < rarement
à l'église et pour une fois que j'y vais, j'espère que le
sermon ne sera pas "orienté". Rendez-Vous soit
devant l'église, soit entre 9h00 et 9h30 à la station place
de Clichy, quai en direction de Saint-Denis-Basilique.Samedi,
rendez vous habituel (voir ci-dessus).
Je crois bien que c'est
la première fois qu'il y a des gens qui viennent régulièrement
opposer une résistance, même symbolique, à une occupation
de ce type.
Nous étions une douzaine
de personnes. M. avait apporté un mégaphone donc j'ai pu
affronter la puissance sonore des occupants de la basilique.
Ils sont passés à plusieurs centaines et ils ont au moins
trois mégaphones! Je dois dire qu'aujourd'hui, c'était assez
bon enfant, je me sentais moins en colère en partant qu'en
arrivant. Demain M. n'est pas là. Toute personne possédant
un mégaphone peut me l'apporter. Plusieurs nouveaux venus
se sont rendus à la basilique: Radio Courtoisie avait relayé
l'appel pour la troisième fois consécutive! Ce sont toujours
des gens qui entendent l'annonce à la dernière minute. En
un sens, je trouve trés bien le caractère spontané et apolitique
de ce que nous faisons. Les gens ne sont peut-être pas nombreux,
mais la basilique leur tient à coeur.
Monsieur DF, qui a
des ancêtres dans la basilique, est toujours aussi vindicatif
!
Aujourd'hui, on s'est
égaré: Je rappelle à tous ceux qui viennent que nous venons
pour qu'ils quittent la >>>basilique<<<,
pas pour refaire les lois sur <<<l'immigration>>>.
un petit entrefilet
est parut dans Libération. Nous sommes qualifiés de "Royalistes"
ce qui, ma fois, me convient. L' "échauffourée"
d'avant hier est signalée, sans préciser qu'une plainte
à été déposé par M. suite à l'agression qu'il a subit.
Article dans le parisien:
"A vrai
dire, les véritables adversaires de l'occupation se retrouvent
depuis trois jours, vers 19 heures, devant les grilles du
lieu de culte. Là, une poignée de Royaliste d'extrême droite,
qui en ont "marre du racisme anti-blanc" distribuent
des tracts haineux. Mercredi, des coups de poings ont été
échangés entre un étudiant en Sciences Politiques et un
soutien des Sans Papiers. "Ces Fachos sont parachutés
pour provoquer", commente un anarchiste." Notre intervention donne l'occasion
à d'autres de se faire entendre car lisez ce que l'article
ajoute: "Le prêtre
ne compte pas que des amis: "Quand je le vois dérouler
le tapis rouge aux sans papiers, j'ai du mal à avaler ma
salive, s'indigne Ferdinand Bramoullé, de l'union nationale
des combattants. Il y a un an, je lui ai demandé que l'on
célèbre une messe en l'honneur des anciens combattants.
Il était d'accord mais il ne voulait pas de nos drapeaux
tricolores. Finalement, il n'y a pas eu de messe"..." C'est un curé
comme ça qui à les clefs de la basilique des Rois de France
!!!
Résumé de la
Septième journée (Dimanche 25 Août 2002)
Je suis dans un état
dépuisement avancé et si je ne suis pas malade ce
soir, je le serais demain matin !
Nous nous sommes réunis
le matin vers 9heure à la Station de Métro habituelle. Alors
que jallais vers le lieu de rendez-vous, Je suis tombé
sur trois membres du SCALP ou de Ras lFront lorsque
jai pris ma rame. Il ny a pas eu de problème
mais, dans la Station, il mont suivi en me disant
(dans le dos) " Frapper,
Frapper, Frapper ". Je suis allé sur le quai à lendroit
habituel et jai attendu. A part moi, toutes les autres
personnes se connaissaient avant que cette action commence.
Nous nous sommes mis
en route pour la basilique devant laquelle Ras lFront
et le SCALP faisaient leur cinéma de grand sauveurs de la
démocratie. Bref, Jai eu le malheur de vouloir aller
aux toilettes ; Les policiers mont signalé quil
fallait désormais les prevenir avant daller me balader
seul aux abords de la basilique car plusieurs membres du
Scalp mavaient suivi et les policiers avaient du les
interpeller. Je dois vraiment être inconscient.
Nous avons suivis la
messe. Ce qui pour moi nétait pas simple car je vais
rarement à léglise. La dernière fois que je suis allé
régulièrement à la "messe", cétait à la
Glide Church de San Francisco, où il y avait une chorale
gospel. Lambiance était très sympa. Son révérend,
Cecil William, était un pasteur noir qui prêchait aux abordx
du Thunderloin, un quartier ravagé par la drogue. Je lentend
encore nous dire " Bon,
alors, sortez vos bibles à la page untel." Silence dans lassemblé. " Ooops !
excusez moi ! javais oublié que les gens de Onze
heure nont pas de bible !" Un jour pendant son prêche, il
a dit une phrase que je nai jamais oubliée. "With Freedom
comes responsability." Avec la liberté vient la responsabilité.
Cela fait sept ou huit ans que je porte cette phrase en
moi. Pour être libres, prenez vos responsabilités
et arrêtez de pleurer
Une chose est sure,
à la basilique, nous nétions pas du tout dans la même
ambiance quà Glide Church. Jétais divisé sur
lintérêt de participer à la messe et je ne savais
pas trop que faire. Javais décidé de ne pas communier.
Pas parce que cest le père Berger qui servait la messe
mais parce que, par rapport à beaucoup de choses qui se
sont passées avant cette histoire, je ne me sentais pas
"en état de grâce". Mais puisquon était
dans léglise, je pense quil fallait participer
à la messe. Pour ma part, jai éprouvé un gros dilemme
moral.
Entre lautel
et les premières rangées de chaises, il y avait à droite
et à gauche un "service dordre" de gauchistes
qui eux, visiblement, ne croyaient absolument pas. Jai
du mal à comprendre que le père Berger ait toléré de se
faire seconder par cette petite brigade politique. Bonjour
la confiance! Un cameraman métisse ou black qui est là depuis
le début sest installé derrière moi. A un moment,
le père Berger à commencer à lancer les "Je crois en
toi Seigneur !", je ne pouvais vraiment pas répéter
ces mots, nen ayant pas la certitude. Et là, soudain,
je me suis aperçu que les personnes qui exerçaient le service
dordre scrutaient toutes nos réactions. Une gueule
de raie au teint grisâtre, au visage fermé et franchement
hostile, me regardait fixement. Personnellement, jai
eu le sentiment quon violait mon intimité. Jai
été si furieux quaprès le service, je suis allé le
voir et je lui ai dis droit dans les yeux que son comportement
était extrêmement bas.
Contrairement à lui, jattachais une importance à ce
service, même si je ne suis pas très croyant. Mais pour
ces gens là, il ny a rien de sacré. Cela me dégoûte.
Bref, nous avons eu
une "discussion" avec le père Berger. Cest
un fin communicant qui a eu lidée de provoquer le
débat entre les gens, débat dont il se faisait le facilitateur.
Cela lui permettait ainsi de rester "au dessus"
de la mêlée. Astucieux. Jai pu dire que ce qui me
dérangeait le plus, cest létat desprit
dans lequel les occupants de la basilique étaient venus
sur les lieux, cest à dire sans le moindre respect
du lieu et de ceux qui pouvaient y attacher une attention
particulière. Mais jaurais voulu parler aussi de la
façon dont le Père Berger avait imposé sa conception de
la charité aux autres.
Peu à peu, des gens
de Ras l'front et du SCALP sont entrés dans l'église et
nous ont entourés. Au début du service, ils avaient parfois
eu des propos désobligeants envers les parroissiens qui
se rendaient à loffice. Nous avions une discussion
assez calme et réfléchie puis, un excité arabe du SCALP
ou de Ras-lFront nous a pris à parti et sest
mis à gueuler. Au moins, les gens qui nous entouraient ont
pu constater que nous étions beaucoup plus ouvert desprit
que nos adversaires. Une des deux personnes qui a décidé
avec le père Berger douvrir la basilique à ses occupants
actuels la envoyé boulé. Les militants du Scalp nous
ont rendus un énorme service et gagné beaucoup de respect
parmi les paroissiens.
Nous sommes sortis.
Il y avait pas mal de monde dehors. Alors que je discutais
avec Oria, une membre de la coordination, jai croisé
le regard dune femme dâge moyen qui avait lair
complètement bouleversée et qui ma dit "merci". Visiblement, en dépit des hurlements
de Ras-LFront, elle avait attendu à la sortie pour
pouvoir le faire. Cela ma énormément touché. Par la
suite, la police a du nous raccompagner jusque Paris car
les militants du SCALP étaient montés dans le même métro
que nous, nous insultant et chantant des conneries. Comme
je lai déjà dis, ces gens là, sils voulaient
se rendrent utiles, iraient aider le père Berger. Nous,
nous ne sommes peut-être pas daccord avec les sans-papiers
qui occupent léglise mais nous ne sommes pas indifférents
et cest déjà leur reconnaître une part dhumanité.
Les Sans-Papiers défendent leur dignité, et nous, nous défendons
notre dignité et la dignité dautres personnes qui
ont aussi le droit quon les respecte.
Je sais aussi que des
gens vont désormais venir juste pour la bagarre. Je pense
que vous devez continuer à militer en écrivant et en téléphonant
partout où vous le pouvez. Noubliez pas : prenez
vos responsabilités.
Jespère quà
travers nous, dautres personnes ont eu la possibilité
de faire entendre quelles aussi ont droit au respect
de leur dignité, quelles accordent de limportance
à la basilique des rois de France, que nous étions encore
quelques-uns.
Résumé de la
Huitième journée (Lundi 26 Août 2002)
L'action
continue !!! Demain, 9ème journée !!! Horaires habituels
!!! RELAYEZ L'APPEL.
Demain
matin, 7h30, Je passe sur RMC.
Radio
courtoisie a encore signalé notre manifestation, pendant
l'émission du Commandant Guillaume!
Nous commençons
à être "un peu" entendu. Les caméras de TF1 étaient
là. Il paraît qu'on nous décrit toujours comme Royalistes
mais qu'on ne diffuse pas nos propos. A ce Stade des choses,
je crois que la meilleure étiquette est la suivante: Nous
sommes des FRANCAIS. Franchement, je suis content qu'il
y ait des gens qui se présentent pour nous poser des questions.
Nous ne sommes pas venus pendant huit jours pour rien !
Pour la première fois, un autre point de vue s'exprime,
le NOTRE. Et notre point de vue, s'il est différent de celui
des occupants de la basilique, n'est pas moins valable que
le leur.
Une chose
qui a l'air de désarçonner les journalistes, c'est que nous
ne sommes pas venus à l'appel d'un parti politique quel
qu'il soit mais de notre propre chef. Je vous assure qu'aujourd'hui,
nos étions une douzaine de gens normaux. Les journalistes
n'arrivent pas à comprendre celà: Nous sommes justes des
FRANCAIS qui sommes venus demander un peu de >RESPECT<.
Ils sont encore plus désarçonnés par le fait que nous ne
venons pas manifester contre l'immigration. Ce qu'il y a
de plus incroyable, c'est que nous sommes censer nous justifier
lorsque nous demandons que, par RESPECT, les étrangers en
situation irrégulière quittent la basilique. Comment se
fait-il qu'il soit anormal que nous demandions un peu de
>RESPECT<?
Ce qui
nous dérange, ce n'est pas qu'il y ait des étrangers dans
la basilique, car ils sont toujours les bienvenus s'ils
veulent visiter la crypte, mais ce n'est pas dans un état
d'esprit respectueux qu'ils viennent dans cette basilique.
Alors nous leur demandons de partir par RESPECT pour les
gens aux yeux desquels cette basilique est importante.
Je n'ai
qu'une personne dont je suis sur qu'elle va se présenter,
alors que nous étions 12 aujourd'hui. VENEZ
Résumé de la
Neuvième journée (mardi 27)
Je ne sais
pas si vous pouvez imaginer le bonheur que cest daller
à cette petite manifestation. Petit à petit, les gens rentrent
de vacances ; nous étions vingt et nous en espérons
plus !
Après les articles
du Parisien, de Libé, Mon passage sur RMC et le passage
dune copine sur Europe 1 (Jean va me faire un MP3
que vous pourrez écouter), il y avait du monde. Malgré la
pluie, beaucoup de badeaux nous attendaient. ils pensaient
voir des royalistes dextrême-droite; Ils ont vu une
vingtaine de personnes de tous âges arriver tranquillement
sur la place en sabritant sous des parapluies. Ils
croyaient nous entendre hurler des slogans haineux ;
nous nen criont jamais ! Ah ! si !
une fois, il y a une semaine, nous avons crié à quelques
reprises "Dehors"! Mais cest bien: les gens
voient bien la différence de comportement entre nous et
ceux qui sont en face de nous, ils voient bien que nous
venons de nous-même et qu'en face, il y a des organisations
politiques. Nous avons la sincérité pour NOUS. Et je crois
pouvoir dire que nous apparaissons comme les plus normaux
de tous ! Jai reçu un mail dune personne
qui était à la messe et elle dit quelle nest
pas daccord avec nous mais qu'elle respecte notre
position et quelle désapprouvait lattitude
des autres envers nous! Cest tout ce quon demande,
quon nous respecte !
Nous navons
pas besoin de faire grand chose : nous sommes LA. Et
ça suffit pour déclencher lhystérie. Nous nous payons
une bonne tranche de franchouillardise décompléxée au nez
et à la barbe des étrangers qui occupent de la basilique,
des cul-bénis coco et des hystériques de ras-le-front: un
vrai bonheur ! Dun seul coup, sous leurs yeux
éberlués, voilà quune bande de Français pas complexés
vient se poster devant ces étrangers et ceux qui les encadrent
pour leur dire :
"Ici, cest le tombeau des
Rois de France et nous en avons marre de votre
manque de respect envers ce lieu et envers nous. Allez où
vous voulez mais par respect, quittez cet endroit qui nous
tient à coeur!"
Vous nous verriez:
nous faisons un drôle déquipage mais cela fonctionne.
Je commence à connaître les prénoms de mes compagnons !
Nous formons la plus improbable garde des Rois de France
qui se soit jamais vue ! Les rois eux-même n'y croiraient
pas !
Messieurs
et Mesdames les provinciaux, vous n'êtes pas hors du coup!
N'oubliez pas que lire cette page, ce n'est pas participer.
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vos ministres, votre président de la république et demandez
leur d'intervenir >>> Rappelez
leur que Nous, Nous votons aux deux tours
<<<. Si vous êtes membre d'une association, demandez
au président de l'association d'intervenir. Ecrivez au courrier
des lecteurs de vos journaux, de vos télévisons. Ecrivez
à votre curé, votre évèque, votre cardinal et même au pape!
Je vous signale que le roi d'espagne, Juan Carlos, a des
ancêtres enterrés dans la basilique: écrivez à l'ambassade
d'espagne pour qu'il intervienne ( 22 avenue Marceau, 75008
Paris ), cela peut paraître loufoque mais ne négligeons
aucune piste! TOUT EST IMPORTANT. Téléphonez aux radios
pour les temps de "libre antenne". Ecrivez à vos
amis; dîtes leur d'écrire. Tenez-nous au courant de votre
action! Allez manifester devant votre préfecture! Allez
sur les forums de discussions des sites que vous connaissez
et faîtes vous entendre!
Passage sur RMC
Javais préparé un papier pour être sur de faire passer
les idées importantes et je crois que jai réussi.
Jai pu expliquer que nous nétions pas tous royalistes
mais simplement des FRANÇAIS. Jai pu dire que nous
demandions du RESPECT. C'est déjà bien. Jai un peu
bloqué sur la "nuance" entre immigration et droit
dasile. Mais la personne qui témoignait pour les sans
papiers na pas été capable de répondre quoi que ce
soit quand Jean Jacques Bourdin lui a dit : " Mais est-ce que
vous avez aussi des devoirs ?". Le devoir, il est simple: RESPECTER
LES AUTRES. Les Français aussi ont droit à être respectés
aussi.
Une ligne nous mentionne
dans Libération daujourdhui. Rien dans Le Figaro.
Nous avons un grand article dans lédition du parisien
en Seine Saint Denis, mais rien dans les pages nationales.
Larticle est bien meilleur que ce que jattendais :
La photo de Nicolas est excellente: On nous montre vraiment
pour ce que nous sommes, sans caricature. Il est légèrement
souriant. Et oui, nous sommes capables de sourire !
Il y a ENFIN de la place un autre avis que pour celui des
étrangers qui occupent la Basilique des Rois de France ou
celui des déclarations du gouvernement. Nous commençons
à songer à aller taper les casseroles sous les Bureaux de
Nicolas Sarkozy ! Peut-être Samedi Après-Midi! Bin
Quoi ? Pourquoi ce serait toujours aux mêmes de se
faire entendre !
Jai une excellente
anecdote qui résume ce que nous faisons. Hier soir, je lisais
un texte devant les occupants de la basilique. Des dizaines
dentre eux entonnaient des slogans et les meneurs
chantaient dans leurs mégaphones. Un journaliste de lAFP,
qui mavait interviewé, nous regarde sans comprendre
Pourquoi vous nutilisez
pas un mégaphone ? Ils ne peuvent pas vous entendre ! "
- Mais !
on na pas de Mégaphone! "
répond une copine " Puisquon vous dit quon
vient pas dun parti politique ! ce quon
fait, cest symbolique !"
Voilà,
je crois que cela résume tout ce que nous faisons depuis
Lundi Dernier !
Résumé de la
Dixième journée (Mercredi 28)
Nous nous
sommes présentés à la même heure que dhabitude mais,
cette fois ci, quelques amis sétaient cotisés pour
louer un haut parleur chez Kiloutou. Malheureusement, nous
navons pas eu assez de piles ! Nous avons désormais
un drapeau français et un drapeau fleur-de-lysé.
Il y avait
beaucoup de nouveaux et beaucoup de personnes qui reviennent.
Nous étions une trentaine. Nous pensons toujours à tous
ceux qui nous envoient des mails de soutiens ! Nous
pensons à tous ceux qui sont venus et ne peuvent plus venir
parce quils habitent loin. Merci à vous tous. On a
besoin de votre aide et de votre soutiens !
Cette
fois ci, nous avions inscrit sur plusieurs panneaux une
lettre du mot "R.E.S.P.E.C.T". Sept personnes
tenaient les panneaux tournées vers elles et, au signal
convenu, elles ont retourné les panneaux en direction des
occupants de la basilique en leur présentant les lettres.
Cela a eut un effet garanti !
Deux MP3
des passages sur RMC et Radio Notre Dame ont été mis en
ligne dans le journal de la manifestation, en bas de page.
Résumé de la
onzième journée (Jeudi 29 Août)
Nouvelle
manifestation aujourd'hui devant la basilique des rois de
France. Nous étions un peu moins nombreux qu'hier donc venez
demain car ce sera la veille de notre manifestation pour
le respect et il faut marquer le coup.
Interview
ce matin sur Radio Notre Dame. Le MP3 est enfin disponible (4.70 Mo). Merci à Jean pour la numérisation
et à Nicolas pour le téléchargment. Cette interview a été
diffusée à huit heure du matin et beaucoup de monde a pu
l'entendre. Je ne peus que remercier l'animateur de Radio
Notre-Dame, Monsieur Daufresnes, qui a eut l'amabilité de
nous donner un temps de parole égal à celui qu'il avait
donné la veille au père Berger. Vers Midi, des bruits ont
commencé à courir que Nicolas Sarkozy avait convoqué Monseigneur
de Béranger. En fin de soirée, il était question que les
occupants de la basilique libèrent les lieux dans la journée
de Samedi. Je demande à voir...
Nous sommes
allés faire notre manifestation habituelle devant la Basilique
des rois de France et ceux qui se sont appropriés les lieux.
A notre arrivée, quelques personnes ont eu le courage et
l'amabilité de nous applaudir, puis de nous rejoindre! En
chemin également, un immigré portugais s'est joint à nos
rangs. Nous leurs avons à nouveau présenté le mot "R.E.S.PE.C.T."
et j'ai lu le texte habituel. Le journaliste du Parisien
est venu nous voir. Un autre, de LCI, nous a interrogé.
J'ai également été interrogé par Laurent Guimier, un journaliste
d'Europe 1.
J'avoue
que je suis un peu dépassé par les initiatives de tout le
monde. Notre action continue dans un Joyeux capharnaum,
mais ça marche !
Je demande
à tous les gens qui habitent en province de faire marcher
leurs téléphones, leurs messageries et leur fax pour demander
au ministère de l'intérieur que nous soyons reçus ce samedi
au ministère de l'intérieur. Votre soutien est essentiel
pour montrer que notre action est suivie. N'hésitez pas
à dire d'où vous appelez. Merci de mettre à contribution
votre réseau de relation. ( Standart 01-40-07-60-60 ou 01-49-27-49-27
) Je pense qu'il faut demander le cabinet du ministre. Nous
comptons sur vous. ce sera la première fois que des Français
peuvent se faire entendre.
Un internaute,
Louis, m'a envoyé un exemple de courrier qu'il a adressé
à l'ambassade d'Espagne:
A son Excellence Monsieur l'Ambassadeur
d'Espagne
Monsieur l'Ambassadeur,
Un bien modeste citoyen français prend la liberté de vous
faire part de son désarroi.
Depuis quelques jours, la Basilique de Saint-Denis, lieu
de culte catholique mais aussi haut-lieu de l'histoire
de France parce que nécropole de nos Rois, est occupée
par une foule d'immigrés en situation irrégulière sur
notre territoire.
Il se trouve que , parmi les royales dépouilles qui reposent
là, figurent un certain nombre de Bourbons, ancêtres directs
de votre Roi. Par ce fait, la Basilique est aussi,
en quelque sorte, un haut-lieu de l'histoire espagnole
et de sa monarchie.
Par simple respect pour ce lieu de mémoire d'une Histoire
commune dont aucun de nos deux peuples n'a à rougir, je
vous demande simplement d'intervenir auprès de notre gouvernement
pour qu'il fasse cesser au plus vite cette occupation
qui constitue aux yeux de beaucoup de français -et j'en
suis sûr d'espagnols attachés à leur histoire et à leur
Roi- une véritable profanation.
Ma démarche auprès de Vous n'obéit qu'à un seul souci
: RESPECT POUR LES BOURBONS.
Je vous remercie, Monsieur l'Ambassadeur, de m'avoir prêté
quelque attention.
Je vous prie d'agréer l'expression de ma très respectueuse
considération.
Eh oui, toutes les
pistes sont à explorer !
Résumé de la
douzième journée ( vendredi 30 Août)
Nous nous
sommes à nouveau présentés devant la basilique ce soir et
nous étions quasiment tous des "anciens", c'est
à dire des personnes qui sont venus deux fois. l'exeption
est Amandine qui m'avait contacté une première fois de New
York et qui, rentrée en France, est venue de Pau pour nous
rejoindre!
Nous nous
sommes donc postés devant la basilique où les occupants
du lieux nous attendaient avec un ...drapeau français...
mais chantaient une parodie grotesque de la marseillaise.
Arrêtez de prendre en otage les symboles de notre nation
alors que vous la méprisez. >>>Nous ne SOMMES pas
dupes<<< je vous entend encore déclarer que "la basilique
n'appartient personne" et que vous avez "130 ans
de raisons d'être là". Un peu de RESPECT! >>>Quittez
la basilique!<<< Nous avons à nouveau formé une
ligne devant ces messieurs. Les uns portant les lettres
du mot "respect". D'autres les drapeaux tricolore
et fleurs-de-lysé. D'autres encore nos pancartes "respectez
le tombeau de nos rois". J'ai lu pour la douzième fois
le texte quasi habituel (en fait, il y a eu une variante
il y a deux jours).
Il y avait
une mobilisation de CRS et de policiers beaucoup plus importante
que d'habitude: Il parait que les occupants de la basilique
sont sur le départ mais en ce qui nous concerne, ils étaient
toujours là à 19h30. Lorsque nous avons quitté la place,
nous avons remarqué que beaucoup de CRS et de policiers
nous faisaient des signes d'appréciation. Il semble que
notre opiniatreté, si elle n'a pas été trés relayée par
les médias nationaux, nous a valu le respect de tous ceux
qui ont été témoins de ce qui s'est vraiment passé à Saint-Denis.
Nous allons nous rendre à Saint Denis demain à la même heure
que d'habitude.
Les caméramen
de Canal +, deux blacks, qui ont suivi l'affaire depuis
le début, sont venus discuter avec moi. L'un d'eux, au début
de l'occupation (ou de la résistance) m'avait demandé de
définir "Liberté, Egalité, Fraternité", car me
présentant comme "nationaliste" j'étais censé
répondre à cette définition. Je n'avais pas répondu à cette
question, lui disant que j'y réfléchirais. Je lui ai dit
aujourd'hui qu'en fait, je n'avais pas à répondre à cette
question. Aujourd'hui, comme la basilique, la foi chrétienne
et toutes les valeurs qui nous tiennent à coeur sont systématiquement
prises en otage. Nous devons cesser de penser que nous avons
à nous justifier. Je suis venu chercher du respect: Pourquoi
devrais-je me justifier ou définir la devise "Liberté,
Egalité, Fraternité"? Nous devons accepter le fait
que nos interets ne sont pas toujours les mêmes que ceux
des étrangers ou des personnes appartenant à d'autres groupes
ethniques et que nous n'avons pas à nous justifier
lorsque nous demandons qu'on nous respecte.
Europe
1 a diffusé ce matin des extraits de l'interview que j'avais
donné à Laurent Guimier hier soir. Le MP3 est en ligne pour
téléchargement (1.80 Mo)
Le MP3
de l'interview sur Radio Notre-Dame est en ligne pour téléchargement (4.70Mo) - Régalez Vous :-)
La prefecture
de Paris m'a appelé ce matin concernant notre rassemblement
du respect, qui est déplacé pour des raisons de sécurité.
Néanmoins, lorsque je suis arrivé, on m'attendait. La personne
chargée de donner les autorisations de manifester est venue
me la remettre en personne et j'ai eu le sentiment que ce
que nous faisons est très apprécié :-) On m'a fait sentir
que nous serions reçus au Ministère de l'intérieur. Venez
nombreux, donc, avec vos casseroles et un panneau portant
le mot "respect". Venez nombreux ce soir aussi.
Messieurs
et Mesdames les provinciaux, jusqu'à nous avons besoin de
l'arrière garde que vous constituez. Téléphonez, retéléphonez,
faîtes téléphoner!
Résumé de la
treizième journée (Samedi 31 Août 2002)
Ils sont partis !
Je navais
pas voulu lannoncer sur le site avant den être
certain mais ils sont bel et bien partis hier soir . La
situation était bloquée mercredi, avec le " collectif
93 " qui annonçait une occupation sans limite
dans le temps, le père Berger qui déclarait quil ne
leur demanderait jamais de partir et le ministère de lintérieur
qui, par la voix de Nicolas Sarkozy, déclarait refuser toute
régularisation massive et renvoyait la balle à la préfecture
de la Seine-Saint-Denis, quitte à laisser les étrangers
en situation irrégulière occuper ad
vitam eternam la basilique des Rois
de France
Jeudi
matin, je suis passé sur Radio Notre-Dame où jai parlé
en notre nom à tous ( MP3 en Bas de Page). Si linterview
na pas été entendue en province, elle a été écoutée
sur Paris et la région île-de-France et na pas du
laisser les auditeurs indifférents car brusquement, tout
s'est débloqué! A Midi, Nicolas Sarkozy convoquait Monseigneur
de Béranger au Ministère de lintérieur. En fin daprès
midi, lévêque demandait aux occupants de la basilique
de quitter les lieux. Des bruits ont commencé à courrir
qui disaient que les occupants de la basilique devraient
avoir vidé les lieux samedi matin, précisément pour le jour
où javais annoncé à la radio que nous allions demander
à rencontrer le ministre
Il semble que linterview
ait été un déclencheur
mais je
me doute bien que ce nest pas notre petit groupe à
lui seul qui a gagné cette bataille du respect : Il
y a des gens qui ont passé beaucoup de temps à leur téléphone,
derrière leurs écrans ou le stylo à la main à frapper à
toutes les portes et à sonner le tocsin. Nous leur devons
beaucoup. Cependant,
je sais que nous avons été le catalyseur de tous ces efforts.
Sans notre volonté de revenir jour après jour devant la
basilique, il ne se serait sans doute rien passé. Cétait
en effet la première fois que, dans le cadre dune
occupation par des étrangers en situation irrégulière, des
français sunissaient pour dire STOP. Il faut dire
que lenjeu était de taille. Nous avons prouvé que
nous n'avons pas à subir.
Vendredi,
lorsque nous sommes arrivés à Saint-Denis, il y avait une
présence policière inhabituelle mais je n'ai pas voulu crier
victoire tant que les occupants seraient sur le parvis.
A notre départ, Motards, CRS et autres policiers nous faisaient
avec les doigts des V comme victoire et nous lançaient des
sourires
il y avait donc de lespoir !
Cet après
midi, nous nous sommes réunis place Saint Augustin pour
le rassemblement du respect. Jai constaté, à mon arrivé
sur les lieux, qu'on nous avait choisi une place où se trouve
une statue de Jeanne dArc ! Je vous dis que notre
action a été appréciée dans certains couloirs ! Par
contre, deux policiers en civil mont abordé et mont
un peu déçu en mapprenant que notre délégation ne
serait pas reçue au ministère. Quimporte, La soudaine
célérité avec laquelle les occupants de la basilqiue ont
été invités à quitter les lieux me donne le sentiment que
nous avons été entendu, ce qui est l'essentiel.
Bruno
et Catherine, qui avaient fait la route depuis Montargis
le deuxième jour de manif devant la basilique étaient à
nouveau venus nous rejoindre avec plusieurs drapeaux français
amovibles que Catherine a confectionné en apprenant que
des casseurs du Scalp avaient volé le mien. Notre petit
groupe dune trentaine de personnes, composé en grande
majorité danciens, a donc pu largement pavoiser et
nous avons pris des photos souvenir du groupe.
Il a ensuite
été question daller à la basilique des Rois de France.
Javais une peur bleu que certains naillent souffler
sur la braise à peine éteinte en arrachant les banderoles
accrochées à la barrière ou en cédant à dultimes provocations.
Jai donc dissuadé ceux que je pouvais de se rendre
à la basilique et jai demandé aux autres dy
aller sans drapeaux. Je ne voulais pas que treize jours
defforts et de comportement impeccable soient bousillés
par un dernier incident qui aurait pu être colporté dans
la presse. Jai préféré que nous ayons le triomphe
modeste.
Lorsque
nous sommes arrivés à la basilique, il y avait des badauds
qui attendaient notre arrivé. Le parvis était désert, la
grille était ouverte. Lun dentre nous la
franchi ; Pour ma part, javais une telle trouille
dune dernière erreur de parcour que je nai pas
osé y aller tout de suite. Puis voyant que quasiment tous
les autres sy étaient rendus et que le ciel ne nous
était pas tombé sur la tête, je nai plus pu résister.
Après l'avoir comtemplé pendant dix jours depuis l'autre
côté de la route, monter les marches du porche était une
expérience particulièrement gratifiante. Nous étions enfin
maîtres chez nous ! laffront était lavé! L'honneur
restauré!
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