Août 2002
 

Basilique des Rois de France:
le combat de la dignité

 
 
 
 
 

En Août 2002, à Saint Denis, la Basilique des Rois de France, qui est un des plus hauts lieux de notre histoire et un lieu de culte chrétien, a été occupée et prise en otage par des Maghrébins et des Africains. Devant la démission des pouvoirs publics devenu incapables d'assurer un minimum de respect pour notre pays, notre culture, et de proteger la liberté de culte, nous avons manifesté pendant treize jours pour protester contre ce que nos considérions comme un manque de respect et un acte de racisme.

Pour bien comprendre notre action:

  • Il y avait parmis nous des gens de différentes sensibilitées, des royalistes, des croyants mais aussi des gens qui aiment la France ou s'interessent à leur racines. Nous sommes AVANT TOUT des FRANCAIS
  • Nous ne nous prétendons pas parfaits. On peut nous accuser d'être racistes, néo-nazi et tout ce qu'on voudra: on s'en fiche.
  • Les seuls symboles dont nous nous réclamons: Le drapeau Français et la fleur de Lys
  • Notre slogan: "Respectez le tombeau de nos rois"
  • Notre revendication: Qu'ils aillent où ils veulent, mais pas dans la Basilique. Nous demandons l'évacuation de la basilique par respect pour ce lieu et pour ceux qui l'ont à Coeur pour ce qu'il symbolise à leurs yeux. Nous voulons du RESPECT. Nous manifestons pour le respect de notre culture et de notre dignité.

Pourquoi nous aurions voulu rencontrer Monsieur Sarkozy

  • pour lui faire part de notre inquiétude devant la généralisation des attaques, politiques ou racistes, dont les lieux de cultes sont de plus en plus la cible.
  • Pour lui demander que l'état assume ses responsabilités et assure la sécurité et la tranquillité des lieux de cultes.
  • Pour lui demander que l'état assure ses responsabilités concernant le respect des lieux de mémoires, des musées et des monuments historiques qui symbolisent l'unité et la pérennité de la Nation Française.

Journal des Manifestations de la dignité, sur cette page

Autres pages du site en rapport avec cette action:

Liens vers la presse en ligne et MP3s des passages radios


Première et Deuxième Journée
(Lundi 19 et Mardi 20 Aout)

Le 17 août 2002, des immigrés en situation irrégulière décidaient d’occuper la Basilique de Saint Denis afin d’engager une épreuve de force avec le gouvernement pour obtenir la régularisation de leur situation. Cette occupation était inacceptable à plus d’un titre. La question qui est venue à l’esprit de nombreux français, lorsqu’ils ont vu à la télévision ou sur les photos publiées par les journaux des dizaines d’Afro-Maghrébins en train de hurler sous le porche de ce lieu a été la suivante "Pourquoi est-ce qu’ils ne vont pas faire cela dans une mosquée ? "

La réponse à cette question est la suivante: parce que les Maghrébins et les Africains ont du respect pour les mosquées, mais pas pour les lieux de cultes chrétiens ou français. En réalité, en occupant la basilique des Rois de France, les étrangers étalaient au grand jour un quadruple mépris de l’autre : Mépris de la religion des Français, puisque la basilique est un lieu de culte chrétien ; Mépris des racines et des origines des Français; Mépris politique envers des personnes dont les sensibilités royalistes pouvaient être heurtées par l’occupation de la Nécropole Royale, qui avait déjà été profanée en 1792 ; mépris pour ceux qui avaient des ancêtres dans la basilique (l’un d’eux nous a d’ailleurs rejoins).

Dans le cas de l’occupation de la basilique par les africains ou les maghrébins, c’était donc cette question du respect ou plutôt de l’absence totale de respect de l’autre, l’autre étant ici le Français, qui était centrale. Respect de nos coutumes. Respect de nos traditions. Respect de notre histoire. Respect de notre spiritualité. Respect de nos origines. Respect de notre dignité. Un respect que les Maghrébins et les Africains qui vivent en France se croient de plus en plus dispensés de témoigner aux autres. A ce titre, j’ai toujours considéré que l’occupation de la basilique était une forme de racisme.

Ce n’était pas le fait que des étrangers entrent dans la basilique, quel que soit leur statut légal ou leurs origines, qui posait problème, mais l’état d’esprit dans lequel ces étrangers s’étaient appropriés la nécropole, un état d’esprit fort éloigné du respect que beaucoup de français, au sens national et au sens ethnique, estiment être du à ce haut lieu de notre histoire. Et c’est pour cette raison que 13 jours durant, tous les soirs, aux environs de 19 heures 30, nous sommes allés manifester devant la basilique des Rois de France.

Notre action, a vrai dire, n’a pas été calculée mais elle est partie de la conjugaison d’un "coup de colère" et d’un "coup au cœur". C’est d’abord par le biais de messages affichés sur des forums en ligne que les premiers membres du groupe se sont réunis puis qu’une action s’est plus ou moins cordonnée. Dès lundi 19 août, un rendez vous a été fixé à partir de 18h30 au métro place de Clichy, en direction de "Saint Denis Basilique", avec départ à 19 heures. Ce soir là, nous étions trois à nous présenter devant la basilique avec un drapeau Français. A notre arrivé, une voiture de police était garée devant la grille de l’église, derrière laquelle se trouvaient assemblés des dizaines de maghrébins et d’africains noirs. Il y avait un va et viens constant sous le porche de l’église et les gens ne cessaient de crier. Une femme en tchador et djellabah paradait sur le parvis de la basilique. La scène avait quelque chose de surréaliste tant il était inconcevable qu’on puisse avoir un tel comportement dans un tel lieu.

L’un de nous s’est approché de la voiture de police et a demandé à un policier : " Non mais qu’est ce qui se passe ? C’est pas possible ! " le policier lui a répondu d’un ton las et blasé "Bienvenu en Seine Saint Denis". Autant dire " bienvenu dans un département où l’état est totalement démissionnaire et n’a même plus la volonté d’imposer un minimum de respect pour la France aux étrangers qui s’y imposent ".

Mon attention a été attirée par une altercation. Un vieil homme d’environ 70 ans voulait entrer dans l’église où, disait-il, s’était tenue la cérémonie d’enterrement de sa fille, décédée à l’âge de trente neuf ans. Il n’avait pu s’empêcher de manifester sa colère en voyant la basilique occupée par cette nuée d’étrangers en train de brailler. Alors un groupe de maghrébins l’entourait. Ils le bousculaient. Ils l’insultaient. Ils le repoussaient au dehors de la basilique et lui, impuissant, reculait, chassé par des arabes grimaçants. Des poings se levaient vers lui pour le cogner. Des policiers se sont approchés pour éviter que les choses ne dégénèrent. Nous n’étions que trois et malgré la colère que me procurait le spectacle de l’occupation en général et de cette scène en particulier, me battre n’aurait visiblement servi à rien. Je n’ai trouvé qu’une chose à faire : j’avais pris un drapeau français avec moi. Je l’ai déroulé et brandi en criant cette lapalissade "Ca, c’est le drapeau français ! " et j’ai poursuivi "On va pas vous laisser cracher sur ce qu’on a de plus sacré ! On va revenir et on sera plus nombreux!"

Inutile de le dire : hurlements immédiats des arabes ! " Ici, c’est à tout le monde " "On a 130 ans de raisons d’être là" "Fachistes" "Racistes". Il est vrai que de nos jours, qu’il est "raciste" pour un français de demander qu’on le respecte. Nous avions fait tout ce que nous pouvions faire ce jour là, et nous sommes partis, mais décidés à revenir. (Il se trouve qu’un journaliste de l’hebdomadaire Rivarol était présent, qu'il a rendu compte de ces faits et qu’un dessinateur, Chard, a immortalisé la scène).

Le lendemain, le lieu de rendez vous étant fixé comme la veille, nous sommes à nouveau revenus tous les trois. J’avais préparé une pancarte avec le slogan "respectez le tombeau de nos rois " et j'avais amené mon drapeau français. Prendre le métro à travers des quartiers à forte population immigrée avec un drapeau français sous le bras est une expérience pleine d’enseignements. C’est incroyable le nombre d’étrangers qui vous regarde avec de la méfiance ou de la haine, alors que les mêmes croisent tous les jours sans s’en offusquer le moins du monde des individus qui affichent sans complexe les couleurs du drapeau africain ou algérien . Je ne vois pas pourquoi un africain peut s'afficher sans complexe avec les couleurs du drapeau africain, quand on sait ce qui se passe sur ce continent, tandis qu'un français n'aurait pas le droit de se promener avec les couleurs de son drapeau sans risquer une agression.

A la station place de Clichy, notre petit groupe a commencé à se former. Deux personnes, n’écoutant que leur cœur, avaient fait la route depuis Montargis pour venir manifester. Nicolas, de l’association catholique et Royaliste, s’est joint à nous ; il allait revenir tous les jours et sa présence a vraiment été un fort soutien psychologique pour moi. Les deux compagnons de la veille étaient aussi à nouveau là. A l’heure convenue, nous nous sommes mis en route.

A Saint Denis, la police nous attendait ; Soucieux d’éviter un incident, j’avais téléphoné au commissariat de Saint Denis pour prévenir de notre arrivé. On m’avait demandé combien nous serions, j’avais répondu que je l’ignorais car j’avais passé l’appel sur Internet, mais que si dix personnes se présentaient, je m’estimerais heureux; Nous étions 5. Il y avait le commissaire et le capitaine de police de Saint Denis. Il y avait deux ou trois estafettes de CRS. il y avait des dizaines d'africains et de maghrébins. Nous nous sommes approchés de la grille et j’ai lu pour la première fois le texte de protestation sous les quolibets des occupants de la Basilique, après quoi nous sommes partis …

Fin du résumé.

Troisième journée (Mercredi 21 Août 2002)

Aujourd’hui, Radio Courtoisie a signalé le rendez-vous. Prévenus à la dernière minute, des gens sont venus quand-même. Notre petit groupe a triplé de taille, on est donc passé de trois à cinq à douze, treize ou quatorze, plus ceux qui regardent (si, si) et qui n’osent pas nous rejoindre. Et on va être plus.

C’est parce que j’avais ouvertement montré mon carton que B. et C, qui venaient de Montargis, m’ont identifié, donc je le montre maintenant très visiblement. A sa lecture ("respectez le tombeau de nos rois") Plusieurs personnes, qui ne sont au courant de rien, m’ont abordé spontanément dans la station de métro pour manifester leur approbation. Mes voisins français pensent aussi comme moi. A Saint Denis, beaucoup de Français se sont mis à discuter avec les personnes qui étaient venues avec moi. On en a tous RAS-LE-BOL !

Les responsables des occupants de la Basilique des Rois ont signalé à ceux qu’ils chapeautent que s’ils nous agressent, ils seront exclus de la coordination. Sur ce point là, ils sont réglos. Ils tentent d’éviter la violence mais M., qui est avec moi depuis Lundi, a pris un poing dans la figure et il a porté plainte. Merci M. des types comme toi, y’en a pas légion ! sans toi, c'était peut être pour moi. Mon quatrième jour, je te le dois donc!

Une dame d’une soixantaine d’année qui ne supportait pas qu’un passant m’insulte pendant que je lisais le texte habituel a giflé une racaille, en public, à Saint-Denis!!! les choses auraient pu mal tourner mais les gens de la coordination se sont interposés : C’est la moindre des choses car ils sont entièrement responsables de la situation! Ceci dit, j’aurais préférée qu’elle s’abstienne. Un type, exterieur aux occupants de la basilique, m’a craché dessus (dans le dos, bien sur) et j’avais un beau glaviot sur mon T-Shirt. Crachats et insultes me sont indifférents vu la cause que je défend. Merci à ceux qui sont venus. Sans eux, j’aurais eu du mal à finir la lecture du texte ! Mais pas de panique, tout va bien. Je suis toujours en vie donc demain, j’y retourne :-)

Merci également aux policiers qui se sont interposés

J’ai été interrogé par un type de Canal +, dit-il. Je n’ai pas la télé de toute façon (depuis 5 ans) donc ce n’est pas mon problème ! Je crois qu’il faut que j’apprenne à regarder l’objectif, pas le cameraman.

Merci à tous ceux qui m’ont écris. Même si vous ne pouvez pas venir, prennez rendez-vous avec votre député, cherchez les adresses du gouvernement et des médias sur le Web et écrivez. Tout ce que vous pouvez faire, faîtes le.

Je vous signale que le prince Charles de Bourbon, prétendant au trône de France, a adressé un courrier à l’évêque de Saint-Denis et qu’il pense comme nous! J’ignore si de nos jours il faut dire "Monsieur", "Messire", "Votre Altesse" ou "Monseigneur" car je ne connais rien au royalisme, mais je peux vous dire cette lettre est la bienvenue!

Venez demain, préparez aussi votre journée de Samedi, ceux qui voudront assisteront à la "messe" et ensuite, on manifestera! Je vous dirais l’heure dés qu’elle sera fixée!

Résumé de la quatrième journée (Jeudi 22 Août 2002)

Une nouvelle annonce a été faite sur Radio Courtoisie et de nouvelles personnes sont venues. Nous étions une petite dizaine et il y a des habitués. Plusieurs personnes nous ont abordé pour manifester leur approbation. Dans le métro, nous avons discuté avec un jeune immigré polonais qui nous a dit que s'ils faisaient cela en Pologne, les gens se déplaceraient, mais pas pour manifester. A Saint Denis, une vieille dame d'origine Portugaise est venue nous voir et nous dire qu'elle ne mettrait plus un pied dans cette église... Merci aux immigrés européens qui nous ont manifesté du soutiens.

Aucun incident car cette fois-ci, la police s'est déplacée avec les CRS. Le commissaire et le capitaine de Police de Saint Denis était là. La population de Saint-Denis nous attend désormais pour le spectacle, majoritairement des maghrébins. Je confirme que la plainte a bien été déposée par M. Qui est ENCORE venu!

J'ai lu le texte habituel puis nous avons scandé "dehors" cinq ou six fois avant de partir.

S.V.P. Si vous venez, soyez calme! Je suis impressionné par le nombre de personne relativement âgées qui sont les plus "motivées". Oaao !!! Du calme !

L'AFP m'a contacté cette aprés midi. Comme Unité Radicale est à la mode en ce moment et qu'ils ont fait un lien vers mon site, on m'a aussitôt demandé si j'avais des rapports avec eux. A moins que je me trompe, il me semble que mon site existait avant le leur (?), il faudrait que je regarde dans l'archive de mes stats quand ils ont commencé à faire un lien vers moi. En tout cas, ils n'ont commencé à exister pour moi qu'à partir de ce jour là! JE N'AI AUCUN RAPPORT AVEC QUI QUE CE SOIT. JE NE SUIS MEMBRE DE RIEN. JE NE CONNAIS RIEN AU ROYALISME. ah la la! Combien de fois faudra-t-il le repèter ?

J'ai trouvé la journée d'aujourd'hui plus difficile qu'hier. Avant, en dépit des accrochages, je trouve qu'on avait un contact plus sympa avec les occupants de la basilique.

Venez Demain et Samedi à l'heure habituelle. Dimanche, je sais que nous allons être plus nombreux! Précisions définitives demain.

Résumé de Cinquième journée (Vendredi 23 Août 2002)

Dimanche, rendez vous à la messe de dix heures. Ensuite, le père Berger devrait recevoir quelques personnes. Je vais > très < rarement à l'église et pour une fois que j'y vais, j'espère que le sermon ne sera pas "orienté". Rendez-Vous soit devant l'église, soit entre 9h00 et 9h30 à la station place de Clichy, quai en direction de Saint-Denis-Basilique.Samedi, rendez vous habituel (voir ci-dessus).

Je crois bien que c'est la première fois qu'il y a des gens qui viennent régulièrement opposer une résistance, même symbolique, à une occupation de ce type.

Nous étions une douzaine de personnes. M. avait apporté un mégaphone donc j'ai pu affronter la puissance sonore des occupants de la basilique. Ils sont passés à plusieurs centaines et ils ont au moins trois mégaphones! Je dois dire qu'aujourd'hui, c'était assez bon enfant, je me sentais moins en colère en partant qu'en arrivant. Demain M. n'est pas là. Toute personne possédant un mégaphone peut me l'apporter. Plusieurs nouveaux venus se sont rendus à la basilique: Radio Courtoisie avait relayé l'appel pour la troisième fois consécutive! Ce sont toujours des gens qui entendent l'annonce à la dernière minute. En un sens, je trouve trés bien le caractère spontané et apolitique de ce que nous faisons. Les gens ne sont peut-être pas nombreux, mais la basilique leur tient à coeur.

Monsieur DF, qui a des ancêtres dans la basilique, est toujours aussi vindicatif !

Aujourd'hui, on s'est égaré: Je rappelle à tous ceux qui viennent que nous venons pour qu'ils quittent la >>>basilique<<<, pas pour refaire les lois sur <<<l'immigration>>>.

un petit entrefilet est parut dans Libération. Nous sommes qualifiés de "Royalistes" ce qui, ma fois, me convient. L' "échauffourée" d'avant hier est signalée, sans préciser qu'une plainte à été déposé par M. suite à l'agression qu'il a subit.

Article dans le parisien: "A vrai dire, les véritables adversaires de l'occupation se retrouvent depuis trois jours, vers 19 heures, devant les grilles du lieu de culte. Là, une poignée de Royaliste d'extrême droite, qui en ont "marre du racisme anti-blanc" distribuent des tracts haineux. Mercredi, des coups de poings ont été échangés entre un étudiant en Sciences Politiques et un soutien des Sans Papiers. "Ces Fachos sont parachutés pour provoquer", commente un anarchiste." Notre intervention donne l'occasion à d'autres de se faire entendre car lisez ce que l'article ajoute: "Le prêtre ne compte pas que des amis: "Quand je le vois dérouler le tapis rouge aux sans papiers, j'ai du mal à avaler ma salive, s'indigne Ferdinand Bramoullé, de l'union nationale des combattants. Il y a un an, je lui ai demandé que l'on célèbre une messe en l'honneur des anciens combattants. Il était d'accord mais il ne voulait pas de nos drapeaux tricolores. Finalement, il n'y a pas eu de messe"..." C'est un curé comme ça qui à les clefs de la basilique des Rois de France !!!

Résumé de la Septième journée (Dimanche 25 Août 2002)

Je suis dans un état d’épuisement avancé et si je ne suis pas malade ce soir, je le serais demain matin !

Nous nous sommes réunis le matin vers 9heure à la Station de Métro habituelle. Alors que j’allais vers le lieu de rendez-vous, Je suis tombé sur trois membres du SCALP ou de Ras l’Front lorsque j’ai pris ma rame. Il n’y a pas eu de problème mais, dans la Station, il m’ont suivi en me disant (dans le dos) " Frapper, Frapper, Frapper ". Je suis allé sur le quai à l’endroit habituel et j’ai attendu. A part moi, toutes les autres personnes se connaissaient avant que cette action commence.

Nous nous sommes mis en route pour la basilique devant laquelle Ras l’Front et le SCALP faisaient leur cinéma de grand sauveurs de la démocratie. Bref, J’ai eu le malheur de vouloir aller aux toilettes ; Les policiers m’ont signalé qu’il fallait désormais les prevenir avant d’aller me balader seul aux abords de la basilique car plusieurs membres du Scalp m’avaient suivi et les policiers avaient du les interpeller. Je dois vraiment être inconscient.

Nous avons suivis la messe. Ce qui pour moi n’était pas simple car je vais rarement à l’église. La dernière fois que je suis allé régulièrement à la "messe", c’était à la Glide Church de San Francisco, où il y avait une chorale gospel. L’ambiance était très sympa. Son révérend, Cecil William, était un pasteur noir qui prêchait aux abordx du Thunderloin, un quartier ravagé par la drogue. Je l’entend encore nous dire " Bon, alors, sortez vos bibles à la page untel." Silence dans l’assemblé. " Ooops ! excusez moi ! j’avais oublié que les gens de Onze heure n’ont pas de bible !" Un jour pendant son prêche, il a dit une phrase que je n’ai jamais oubliée. "With Freedom comes responsability." Avec la liberté vient la responsabilité. Cela fait sept ou huit ans que je porte cette phrase en moi. Pour être libres, prenez vos responsabilités et arrêtez de pleurer

Une chose est sure, à la basilique, nous n’étions pas du tout dans la même ambiance qu’à Glide Church. J’étais divisé sur l’intérêt de participer à la messe et je ne savais pas trop que faire. J’avais décidé de ne pas communier. Pas parce que c’est le père Berger qui servait la messe mais parce que, par rapport à beaucoup de choses qui se sont passées avant cette histoire, je ne me sentais pas "en état de grâce". Mais puisqu’on était dans l’église, je pense qu’il fallait participer à la messe. Pour ma part, j’ai éprouvé un gros dilemme moral.

Entre l’autel et les premières rangées de chaises, il y avait à droite et à gauche un "service d’ordre" de gauchistes qui eux, visiblement, ne croyaient absolument pas. J’ai du mal à comprendre que le père Berger ait toléré de se faire seconder par cette petite brigade politique. Bonjour la confiance! Un cameraman métisse ou black qui est là depuis le début s’est installé derrière moi. A un moment, le père Berger à commencer à lancer les "Je crois en toi Seigneur !", je ne pouvais vraiment pas répéter ces mots, n’en ayant pas la certitude. Et là, soudain, je me suis aperçu que les personnes qui exerçaient le service d’ordre scrutaient toutes nos réactions. Une gueule de raie au teint grisâtre, au visage fermé et franchement hostile, me regardait fixement. Personnellement, j’ai eu le sentiment qu’on violait mon intimité. J’ai été si furieux qu’après le service, je suis allé le voir et je lui ai dis droit dans les yeux que son comportement était extrêmement bas. Contrairement à lui, j’attachais une importance à ce service, même si je ne suis pas très croyant. Mais pour ces gens là, il n’y a rien de sacré. Cela me dégoûte.

Bref, nous avons eu une "discussion" avec le père Berger. C’est un fin communicant qui a eu l’idée de provoquer le débat entre les gens, débat dont il se faisait le facilitateur. Cela lui permettait ainsi de rester "au dessus" de la mêlée. Astucieux. J’ai pu dire que ce qui me dérangeait le plus, c’est l’état d’esprit dans lequel les occupants de la basilique étaient venus sur les lieux, c’est à dire sans le moindre respect du lieu et de ceux qui pouvaient y attacher une attention particulière. Mais j’aurais voulu parler aussi de la façon dont le Père Berger avait imposé sa conception de la charité aux autres.

Peu à peu, des gens de Ras l'front et du SCALP sont entrés dans l'église et nous ont entourés. Au début du service, ils avaient parfois eu des propos désobligeants envers les parroissiens qui se rendaient à l’office. Nous avions une discussion assez calme et réfléchie puis, un excité arabe du SCALP ou de Ras-l’Front nous a pris à parti et s’est mis à gueuler. Au moins, les gens qui nous entouraient ont pu constater que nous étions beaucoup plus ouvert d’esprit que nos adversaires. Une des deux personnes qui a décidé avec le père Berger d’ouvrir la basilique à ses occupants actuels l’a envoyé boulé. Les militants du Scalp nous ont rendus un énorme service et gagné beaucoup de respect parmi les paroissiens.

Nous sommes sortis. Il y avait pas mal de monde dehors. Alors que je discutais avec Oria, une membre de la coordination, j’ai croisé le regard d’une femme d’âge moyen qui avait l’air complètement bouleversée et qui m’a dit "merci". Visiblement, en dépit des hurlements de Ras-L’Front, elle avait attendu à la sortie pour pouvoir le faire. Cela m’a énormément touché. Par la suite, la police a du nous raccompagner jusque Paris car les militants du SCALP étaient montés dans le même métro que nous, nous insultant et chantant des conneries. Comme je l’ai déjà dis, ces gens là, s’ils voulaient se rendrent utiles, iraient aider le père Berger. Nous, nous ne sommes peut-être pas d’accord avec les sans-papiers qui occupent l’église mais nous ne sommes pas indifférents et c’est déjà leur reconnaître une part d’humanité. Les Sans-Papiers défendent leur dignité, et nous, nous défendons notre dignité et la dignité d’autres personnes qui ont aussi le droit qu’on les respecte.

Je sais aussi que des gens vont désormais venir juste pour la bagarre. Je pense que vous devez continuer à militer en écrivant et en téléphonant partout où vous le pouvez. N’oubliez pas : prenez vos responsabilités.

J’espère qu’à travers nous, d’autres personnes ont eu la possibilité de faire entendre qu’elles aussi ont droit au respect de leur dignité, qu’elles accordent de l’importance à la basilique des rois de France, que nous étions encore quelques-uns.

Résumé de la Huitième journée (Lundi 26 Août 2002)

L'action continue !!! Demain, 9ème journée !!! Horaires habituels !!! RELAYEZ L'APPEL.

Demain matin, 7h30, Je passe sur RMC.

Radio courtoisie a encore signalé notre manifestation, pendant l'émission du Commandant Guillaume!

Nous commençons à être "un peu" entendu. Les caméras de TF1 étaient là. Il paraît qu'on nous décrit toujours comme Royalistes mais qu'on ne diffuse pas nos propos. A ce Stade des choses, je crois que la meilleure étiquette est la suivante: Nous sommes des FRANCAIS. Franchement, je suis content qu'il y ait des gens qui se présentent pour nous poser des questions. Nous ne sommes pas venus pendant huit jours pour rien ! Pour la première fois, un autre point de vue s'exprime, le NOTRE. Et notre point de vue, s'il est différent de celui des occupants de la basilique, n'est pas moins valable que le leur.

Une chose qui a l'air de désarçonner les journalistes, c'est que nous ne sommes pas venus à l'appel d'un parti politique quel qu'il soit mais de notre propre chef. Je vous assure qu'aujourd'hui, nos étions une douzaine de gens normaux. Les journalistes n'arrivent pas à comprendre celà: Nous sommes justes des FRANCAIS qui sommes venus demander un peu de >RESPECT<. Ils sont encore plus désarçonnés par le fait que nous ne venons pas manifester contre l'immigration. Ce qu'il y a de plus incroyable, c'est que nous sommes censer nous justifier lorsque nous demandons que, par RESPECT, les étrangers en situation irrégulière quittent la basilique. Comment se fait-il qu'il soit anormal que nous demandions un peu de >RESPECT<?

Ce qui nous dérange, ce n'est pas qu'il y ait des étrangers dans la basilique, car ils sont toujours les bienvenus s'ils veulent visiter la crypte, mais ce n'est pas dans un état d'esprit respectueux qu'ils viennent dans cette basilique. Alors nous leur demandons de partir par RESPECT pour les gens aux yeux desquels cette basilique est importante.

Je n'ai qu'une personne dont je suis sur qu'elle va se présenter, alors que nous étions 12 aujourd'hui. VENEZ

Résumé de la Neuvième journée (mardi 27)

Je ne sais pas si vous pouvez imaginer le bonheur que c’est d’aller à cette petite manifestation. Petit à petit, les gens rentrent de vacances ; nous étions vingt et nous en espérons plus !

Après les articles du Parisien, de Libé, Mon passage sur RMC et le passage d’une copine sur Europe 1 (Jean va me faire un MP3 que vous pourrez écouter), il y avait du monde. Malgré la pluie, beaucoup de badeaux nous attendaient. ils pensaient voir des royalistes d’extrême-droite; Ils ont vu une vingtaine de personnes de tous âges arriver tranquillement sur la place en s’abritant sous des parapluies. Ils croyaient nous entendre hurler des slogans haineux ; nous n’en criont jamais ! Ah ! si ! une fois, il y a une semaine, nous avons crié à quelques reprises "Dehors"! Mais c’est bien: les gens voient bien la différence de comportement entre nous et ceux qui sont en face de nous, ils voient bien que nous venons de nous-même et qu'en face, il y a des organisations politiques. Nous avons la sincérité pour NOUS. Et je crois pouvoir dire que nous apparaissons comme les plus normaux de tous ! J’ai reçu un mail d’une personne qui était à la messe et elle dit qu’elle n’est pas d’accord avec nous mais qu'elle respecte notre position et qu’elle désapprouvait l’attitude des autres envers nous! C’est tout ce qu’on demande, qu’on nous respecte !

Nous n’avons pas besoin de faire grand chose : nous sommes LA. Et ça suffit pour déclencher l’hystérie. Nous nous payons une bonne tranche de franchouillardise décompléxée au nez et à la barbe des étrangers qui occupent de la basilique, des cul-bénis coco et des hystériques de ras-le-front: un vrai bonheur ! D’un seul coup, sous leurs yeux éberlués, voilà qu’une bande de Français pas complexés vient se poster devant ces étrangers et ceux qui les encadrent pour leur dire :

"Ici, c’est le tombeau des Rois de France et nous en avons marre de votre manque de respect envers ce lieu et envers nous. Allez où vous voulez mais par respect, quittez cet endroit qui nous tient à coeur!"

Vous nous verriez: nous faisons un drôle d’équipage mais cela fonctionne. Je commence à connaître les prénoms de mes compagnons ! Nous formons la plus improbable garde des Rois de France qui se soit jamais vue ! Les rois eux-même n'y croiraient pas !

Messieurs et Mesdames les provinciaux, vous n'êtes pas hors du coup! N'oubliez pas que lire cette page, ce n'est pas participer. Nous avons besoin de VOTRE soutien! Pensez à écrire à vos maires, vos députés, vos sénateurs, vos ministres, votre président de la république et demandez leur d'intervenir >>> Rappelez leur que Nous, Nous votons aux deux tours <<<. Si vous êtes membre d'une association, demandez au président de l'association d'intervenir. Ecrivez au courrier des lecteurs de vos journaux, de vos télévisons. Ecrivez à votre curé, votre évèque, votre cardinal et même au pape! Je vous signale que le roi d'espagne, Juan Carlos, a des ancêtres enterrés dans la basilique: écrivez à l'ambassade d'espagne pour qu'il intervienne ( 22 avenue Marceau, 75008 Paris ), cela peut paraître loufoque mais ne négligeons aucune piste! TOUT EST IMPORTANT. Téléphonez aux radios pour les temps de "libre antenne". Ecrivez à vos amis; dîtes leur d'écrire. Tenez-nous au courant de votre action! Allez manifester devant votre préfecture! Allez sur les forums de discussions des sites que vous connaissez et faîtes vous entendre!

Passage sur RMC – J’avais préparé un papier pour être sur de faire passer les idées importantes et je crois que j’ai réussi. J’ai pu expliquer que nous n’étions pas tous royalistes mais simplement des FRANÇAIS. J’ai pu dire que nous demandions du RESPECT. C'est déjà bien. J’ai un peu bloqué sur la "nuance" entre immigration et droit d’asile. Mais la personne qui témoignait pour les sans papiers n’a pas été capable de répondre quoi que ce soit quand Jean Jacques Bourdin lui a dit : " Mais est-ce que vous avez aussi des devoirs ?". Le devoir, il est simple: RESPECTER LES AUTRES. Les Français aussi ont droit à être respectés aussi.

Une ligne nous mentionne dans Libération d’aujourd’hui. Rien dans Le Figaro. Nous avons un grand article dans l’édition du parisien en Seine Saint Denis, mais rien dans les pages nationales. L’article est bien meilleur que ce que j’attendais : La photo de Nicolas est excellente: On nous montre vraiment pour ce que nous sommes, sans caricature. Il est légèrement souriant. Et oui, nous sommes capables de sourire ! Il y a ENFIN de la place un autre avis que pour celui des étrangers qui occupent la Basilique des Rois de France ou celui des déclarations du gouvernement. Nous commençons à songer à aller taper les casseroles sous les Bureaux de Nicolas Sarkozy ! Peut-être Samedi Après-Midi! Bin Quoi ? Pourquoi ce serait toujours aux mêmes de se faire entendre !

J’ai une excellente anecdote qui résume ce que nous faisons. Hier soir, je lisais un texte devant les occupants de la basilique. Des dizaines d’entre eux entonnaient des slogans et les meneurs chantaient dans leurs mégaphones. Un journaliste de l’AFP, qui m’avait interviewé, nous regarde sans comprendre
Pourquoi vous n’utilisez pas un mégaphone ? Ils ne peuvent pas vous entendre ! "
- Mais ! on n’a pas de Mégaphone! " répond une copine " Puisqu’on vous dit qu’on vient pas d’un parti politique ! ce qu’on fait, c’est symbolique !"
Voilà, je crois que cela résume tout ce que nous faisons depuis Lundi Dernier !

Résumé de la Dixième journée (Mercredi 28)

Nous nous sommes présentés à la même heure que d’habitude mais, cette fois ci, quelques amis s’étaient cotisés pour louer un haut parleur chez Kiloutou. Malheureusement, nous n’avons pas eu assez de piles ! Nous avons désormais un drapeau français et un drapeau fleur-de-lysé.

Il y avait beaucoup de nouveaux et beaucoup de personnes qui reviennent. Nous étions une trentaine. Nous pensons toujours à tous ceux qui nous envoient des mails de soutiens ! Nous pensons à tous ceux qui sont venus et ne peuvent plus venir parce qu’ils habitent loin. Merci à vous tous. On a besoin de votre aide et de votre soutiens !

Cette fois ci, nous avions inscrit sur plusieurs panneaux une lettre du mot "R.E.S.P.E.C.T". Sept personnes tenaient les panneaux tournées vers elles et, au signal convenu, elles ont retourné les panneaux en direction des occupants de la basilique en leur présentant les lettres. Cela a eut un effet garanti !

Deux MP3 des passages sur RMC et Radio Notre Dame ont été mis en ligne dans le journal de la manifestation, en bas de page.

Résumé de la onzième journée (Jeudi 29 Août)

Nouvelle manifestation aujourd'hui devant la basilique des rois de France. Nous étions un peu moins nombreux qu'hier donc venez demain car ce sera la veille de notre manifestation pour le respect et il faut marquer le coup.

Interview ce matin sur Radio Notre Dame. Le MP3 est enfin disponible (4.70 Mo). Merci à Jean pour la numérisation et à Nicolas pour le téléchargment. Cette interview a été diffusée à huit heure du matin et beaucoup de monde a pu l'entendre. Je ne peus que remercier l'animateur de Radio Notre-Dame, Monsieur Daufresnes, qui a eut l'amabilité de nous donner un temps de parole égal à celui qu'il avait donné la veille au père Berger. Vers Midi, des bruits ont commencé à courir que Nicolas Sarkozy avait convoqué Monseigneur de Béranger. En fin de soirée, il était question que les occupants de la basilique libèrent les lieux dans la journée de Samedi. Je demande à voir...

Nous sommes allés faire notre manifestation habituelle devant la Basilique des rois de France et ceux qui se sont appropriés les lieux. A notre arrivée, quelques personnes ont eu le courage et l'amabilité de nous applaudir, puis de nous rejoindre! En chemin également, un immigré portugais s'est joint à nos rangs. Nous leurs avons à nouveau présenté le mot "R.E.S.PE.C.T." et j'ai lu le texte habituel. Le journaliste du Parisien est venu nous voir. Un autre, de LCI, nous a interrogé. J'ai également été interrogé par Laurent Guimier, un journaliste d'Europe 1.

J'avoue que je suis un peu dépassé par les initiatives de tout le monde. Notre action continue dans un Joyeux capharnaum, mais ça marche !

Je demande à tous les gens qui habitent en province de faire marcher leurs téléphones, leurs messageries et leur fax pour demander au ministère de l'intérieur que nous soyons reçus ce samedi au ministère de l'intérieur. Votre soutien est essentiel pour montrer que notre action est suivie. N'hésitez pas à dire d'où vous appelez. Merci de mettre à contribution votre réseau de relation. ( Standart 01-40-07-60-60 ou 01-49-27-49-27 ) Je pense qu'il faut demander le cabinet du ministre. Nous comptons sur vous. ce sera la première fois que des Français peuvent se faire entendre.

Un internaute, Louis, m'a envoyé un exemple de courrier qu'il a adressé à l'ambassade d'Espagne:

A son Excellence Monsieur l'Ambassadeur d'Espagne

Monsieur l'Ambassadeur,

Un bien modeste citoyen français prend la liberté de vous faire part de son désarroi.

Depuis quelques jours, la Basilique de Saint-Denis, lieu de culte catholique mais aussi haut-lieu de l'histoire de France parce que nécropole de nos Rois, est occupée par une foule d'immigrés en situation irrégulière sur notre territoire.

Il se trouve que , parmi les royales dépouilles qui reposent là, figurent un certain nombre de Bourbons, ancêtres directs de votre Roi. Par ce fait, la Basilique  est aussi, en quelque sorte, un haut-lieu de l'histoire espagnole et de sa monarchie.

Par simple respect pour ce lieu de mémoire d'une Histoire  commune dont aucun de nos deux peuples n'a à rougir, je vous demande simplement d'intervenir auprès de notre gouvernement pour qu'il fasse cesser au plus vite cette occupation qui constitue aux yeux de beaucoup de français -et j'en suis sûr d'espagnols attachés à leur histoire et à leur Roi- une véritable profanation.

Ma démarche auprès de Vous n'obéit qu'à un seul souci : RESPECT  POUR LES BOURBONS.

Je vous remercie, Monsieur l'Ambassadeur, de m'avoir prêté quelque attention.

Je vous prie d'agréer l'expression de ma très respectueuse considération.


Eh oui, toutes les pistes sont à explorer !

Résumé de la douzième journée ( vendredi 30 Août)

Nous nous sommes à nouveau présentés devant la basilique ce soir et nous étions quasiment tous des "anciens", c'est à dire des personnes qui sont venus deux fois. l'exeption est Amandine qui m'avait contacté une première fois de New York et qui, rentrée en France, est venue de Pau pour nous rejoindre!

Nous nous sommes donc postés devant la basilique où les occupants du lieux nous attendaient avec un ...drapeau français... mais chantaient une parodie grotesque de la marseillaise. Arrêtez de prendre en otage les symboles de notre nation alors que vous la méprisez. >>>Nous ne SOMMES pas dupes<<< je vous entend encore déclarer que "la basilique n'appartient personne" et que vous avez "130 ans de raisons d'être là". Un peu de RESPECT! >>>Quittez la basilique!<<< Nous avons à nouveau formé une ligne devant ces messieurs. Les uns portant les lettres du mot "respect". D'autres les drapeaux tricolore et fleurs-de-lysé. D'autres encore nos pancartes "respectez le tombeau de nos rois". J'ai lu pour la douzième fois le texte quasi habituel (en fait, il y a eu une variante il y a deux jours).

Il y avait une mobilisation de CRS et de policiers beaucoup plus importante que d'habitude: Il parait que les occupants de la basilique sont sur le départ mais en ce qui nous concerne, ils étaient toujours là à 19h30. Lorsque nous avons quitté la place, nous avons remarqué que beaucoup de CRS et de policiers nous faisaient des signes d'appréciation. Il semble que notre opiniatreté, si elle n'a pas été trés relayée par les médias nationaux, nous a valu le respect de tous ceux qui ont été témoins de ce qui s'est vraiment passé à Saint-Denis. Nous allons nous rendre à Saint Denis demain à la même heure que d'habitude.

Les caméramen de Canal +, deux blacks, qui ont suivi l'affaire depuis le début, sont venus discuter avec moi. L'un d'eux, au début de l'occupation (ou de la résistance) m'avait demandé de définir "Liberté, Egalité, Fraternité", car me présentant comme "nationaliste" j'étais censé répondre à cette définition. Je n'avais pas répondu à cette question, lui disant que j'y réfléchirais. Je lui ai dit aujourd'hui qu'en fait, je n'avais pas à répondre à cette question. Aujourd'hui, comme la basilique, la foi chrétienne et toutes les valeurs qui nous tiennent à coeur sont systématiquement prises en otage. Nous devons cesser de penser que nous avons à nous justifier. Je suis venu chercher du respect: Pourquoi devrais-je me justifier ou définir la devise "Liberté, Egalité, Fraternité"? Nous devons accepter le fait que nos interets ne sont pas toujours les mêmes que ceux des étrangers ou des personnes appartenant à d'autres groupes ethniques et que nous n'avons pas à nous justifier lorsque nous demandons qu'on nous respecte.

Europe 1 a diffusé ce matin des extraits de l'interview que j'avais donné à Laurent Guimier hier soir. Le MP3 est en ligne pour téléchargement (1.80 Mo)

Le MP3 de l'interview sur Radio Notre-Dame est en ligne pour téléchargement (4.70Mo) - Régalez Vous :-)

La prefecture de Paris m'a appelé ce matin concernant notre rassemblement du respect, qui est déplacé pour des raisons de sécurité. Néanmoins, lorsque je suis arrivé, on m'attendait. La personne chargée de donner les autorisations de manifester est venue me la remettre en personne et j'ai eu le sentiment que ce que nous faisons est très apprécié :-) On m'a fait sentir que nous serions reçus au Ministère de l'intérieur. Venez nombreux, donc, avec vos casseroles et un panneau portant le mot "respect". Venez nombreux ce soir aussi.

Messieurs et Mesdames les provinciaux, jusqu'à nous avons besoin de l'arrière garde que vous constituez. Téléphonez, retéléphonez, faîtes téléphoner!

Résumé de la treizième journée (Samedi 31 Août 2002)

Ils sont partis !

Je n’avais pas voulu l’annoncer sur le site avant d’en être certain mais ils sont bel et bien partis hier soir . La situation était bloquée mercredi, avec le " collectif 93 " qui annonçait une occupation sans limite dans le temps, le père Berger qui déclarait qu’il ne leur demanderait jamais de partir et le ministère de l’intérieur qui, par la voix de Nicolas Sarkozy, déclarait refuser toute régularisation massive et renvoyait la balle à la préfecture de la Seine-Saint-Denis, quitte à laisser les étrangers en situation irrégulière occuper ad vitam eternam la basilique des Rois de France

Jeudi matin, je suis passé sur Radio Notre-Dame où j’ai parlé en notre nom à tous ( MP3 en Bas de Page). Si l’interview n’a pas été entendue en province, elle a été écoutée sur Paris et la région île-de-France et n’a pas du laisser les auditeurs indifférents car brusquement, tout s'est débloqué! A Midi, Nicolas Sarkozy convoquait Monseigneur de Béranger au Ministère de l’intérieur. En fin d’après midi, l’évêque demandait aux occupants de la basilique de quitter les lieux. Des bruits ont commencé à courrir qui disaient que les occupants de la basilique devraient avoir vidé les lieux samedi matin, précisément pour le jour où j’avais annoncé à la radio que nous allions demander à rencontrer le ministre… Il semble que l’interview ait été un déclencheur…

mais je me doute bien que ce n’est pas notre petit groupe à lui seul qui a gagné cette bataille du respect : Il y a des gens qui ont passé beaucoup de temps à leur téléphone, derrière leurs écrans ou le stylo à la main à frapper à toutes les portes et à sonner le tocsin. Nous leur devons beaucoup. Cependant, je sais que nous avons été le catalyseur de tous ces efforts. Sans notre volonté de revenir jour après jour devant la basilique, il ne se serait sans doute rien passé. C’était en effet la première fois que, dans le cadre d’une occupation par des étrangers en situation irrégulière, des français s’unissaient pour dire STOP. Il faut dire que l’enjeu était de taille. Nous avons prouvé que nous n'avons pas à subir.

Vendredi, lorsque nous sommes arrivés à Saint-Denis, il y avait une présence policière inhabituelle mais je n'ai pas voulu crier victoire tant que les occupants seraient sur le parvis. A notre départ, Motards, CRS et autres policiers nous faisaient avec les doigts des V comme victoire et nous lançaient des sourires… il y avait donc de l’espoir !

Cet après midi, nous nous sommes réunis place Saint Augustin pour le rassemblement du respect. J’ai constaté, à mon arrivé sur les lieux, qu'on nous avait choisi une place où se trouve une statue de Jeanne d’Arc ! Je vous dis que notre action a été appréciée dans certains couloirs ! Par contre, deux policiers en civil m’ont abordé et m’ont un peu déçu en m’apprenant que notre délégation ne serait pas reçue au ministère. Qu’importe, La soudaine célérité avec laquelle les occupants de la basilqiue ont été invités à quitter les lieux me donne le sentiment que nous avons été entendu, ce qui est l'essentiel.

Bruno et Catherine, qui avaient fait la route depuis Montargis le deuxième jour de manif devant la basilique étaient à nouveau venus nous rejoindre avec plusieurs drapeaux français amovibles que Catherine a confectionné en apprenant que des casseurs du Scalp avaient volé le mien. Notre petit groupe d’une trentaine de personnes, composé en grande majorité d’anciens, a donc pu largement pavoiser et nous avons pris des photos souvenir du groupe.

Il a ensuite été question d’aller à la basilique des Rois de France. J’avais une peur bleu que certains n’aillent souffler sur la braise à peine éteinte en arrachant les banderoles accrochées à la barrière ou en cédant à d’ultimes provocations. J’ai donc dissuadé ceux que je pouvais de se rendre à la basilique et j’ai demandé aux autres d’y aller sans drapeaux. Je ne voulais pas que treize jours d’efforts et de comportement impeccable soient bousillés par un dernier incident qui aurait pu être colporté dans la presse. J’ai préféré que nous ayons le triomphe modeste.

Lorsque nous sommes arrivés à la basilique, il y avait des badauds qui attendaient notre arrivé. Le parvis était désert, la grille était ouverte. L’un d’entre nous l’a franchi ; Pour ma part, j’avais une telle trouille d’une dernière erreur de parcour que je n’ai pas osé y aller tout de suite. Puis voyant que quasiment tous les autres s’y étaient rendus et que le ciel ne nous était pas tombé sur la tête, je n’ai plus pu résister. Après l'avoir comtemplé pendant dix jours depuis l'autre côté de la route, monter les marches du porche était une expérience particulièrement gratifiante. Nous étions enfin maîtres chez nous ! l’affront était lavé! L'honneur restauré!

 

 
 
 
 
         
 
Références
 

Sélection d'articles qui ont mentionné, même trés brièvement, notre action et MP3 téléchargeables des passages à la radio.
(pour télécharger les MP3, faîtes un clic droit "enregistrer la cible sous")

  • 23 Août 2002 - Le parisien Seine Saint Denis - "Touristes et fidèles émus par les Sans Papiers" par Vincent Montgaillard
  • 24 juillet 2002 - Reuters sur Yahoo!- "Plusieurs milliers d'immigrés sans papiers défilent dans Paris"
  • 26 Août 2002 - TF1 20 Heures (Video Real) - brève mention de "Royalistes"
  • 26 Août 2002 - Associated press sur Yahoo! - "La Basilique de Saint Denis évacuée suite à une alerte à la Bombe"
  • 26 Août 2002 - AFP sur Yahoo! - "La Basilique de Saint Denis évacuée après une alerte à la Bombe"
  • 26 Août 2002 - Le Progrès de lyon - "Devant la basilique Saint-Denis, face-à-face entre royalistes et sans-papiers"
  • 27 Août 2002 - RMC -- MP3 ( 280Ko ] (Merci Jean)
  • 27 Août 2002 - Libération - "Les Sans-Papiers cherchent des relais" par Julie Lasterade
  • 27 Août 2002 - Le Parisien Seine Saint Denis - "Les Royalistes veulent déloger les Sans Papiers" par Vincent Montgaillard - comme nous revenons régulièrement, on nous prend au sérieux.
  • 27 Août 2002 - Le Progrès - "La basilique de Saint Denis: face-à-face entre royalistes et sans papiers" (merci Patrick de lyon)
  • 27 Août 2002 - 20 minutes - "La coordination 93 débordée"
  • 28 Août 2002 - intervention sur Radio Notre Dame - MP3 (200 Ko )
  • 29 Août 2002 - interview sur Radio Notre-Dame - MP3 ( 4.70 Mo ) - Merci Jean et Nicolas ! et Monsieur Daufresnes
  • 30 Août 2002 - Interview sur Europe 1 - MP3 ( 1.80 Mo ) Re-merci Jean
  • 30 Août 2002 - Le Monde - "Des royalistes mobilisés contre l'occupation"
  • 01 septembre 2002 - Le Parisien - "Bernard Berger, le curé des Sans-Papiers" par Vincent Montgaillard (qui a été trés correct avec nous, Merci !)
  • 04 septembre 2002 - Minute - "occupation de la basilique Saint-Denis" par Henri Langeau
  • 11 septembre 2002 - Radio Courtoisie - MP3 (2.70 Ko )
  • 15 septembre 2002 - Monde et Vie - "Camp des saints pour Basilique royale" de Claude Giraud ( Monde et Vie - 14 rue Edmond Valentin - 75007 Paris )
  • 15 septembre 2002 - Monde et Vie - "l'identité Française à l'encan" par Bernard Cabanes
  • 15 septembre 2002 - Monde et vie - reproduction intégrale du texte lu devant la basilique
 
 
   
         
 
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Un livre à découvrir et à Lire:
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