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Depuis
près de deux ans, la France vit au rythme des événements
du proche-orient des agressions dirigées contre la communauté
juive. Plus un jour ne passe, désormais, sans que soient
publiés des articles relatant des actes antisémites, les
dénonçant ou pontifiant sur leurs causes, en si grand nombre
quil est devenu impossible, désormais de les avoir
tous lus.
A vrai dire, la vague dactes
antisémites qui secoue la France nest pas nouvelle.
Elle dure depuis deux ans, mais jusquici, la plupart
des grandes organisations antiracistes, les politiciens
et les médias bien-pensants avaient préféré faire le silence
à ce sujet. Lan dernier, un rapport de la commission
des droits de lHomme signalait que les juifs avaient
été la cible de 603 actes dintimidation raciale sur
703 recensés en France ; que sur 146 actes de violence
raciale, 116 étaient dirigés contre des juifs et que sur
seize blessés lors dagressions à caractère racistes,
11 étaient juifs. Lorsque ce rapport était paru, en mars
2001, des grands quotidiens nationaux comme Libération navaient
pas jugé bon de signaler ce qui était déjà, à lépoque,
la plus grande vague dantisémitisme en France depuis
la seconde Guerre Mondiale. Pourquoi ?
Indifférence à légard
de la communauté juive, comme lon déclaré certains
de ses porte-paroles, lorsque ces violences ont connu une
recrudescence, en fin dannée 2001, pour ne cesser
daugmenter en fréquence depuis?
La réponse est en fait fort
différente. Le véritable motif, que les habitués du site
avaient pu découvrir dans un article mis en ligne à ce sujet en
Mars 2001, cest que la majorité de ces agressions
antisémites nétaient pas le fait de Français mais
de Maghrébins, et que beaucoup de monde jugeait gênant dadmettre
que le racisme nest pas spécifique aux blancs.
Au-delà de la simple explosion
du mythe du racisme spécifique des blancs, et la révélation
dun racisme maghrébin extrêmement virulent dont les
synagogues incendiées ne sont quune nouvelle preuve.
Ces violences raciales ont aussi donné lieux à des dérapages
comme le recours au chantage racial.
Un exemple flagrant, est
lappel lancé à manifester "contre lantisémitisme
en France et pour soutenir Israël ". Une fois
encore, je ne peux que citer ma définition du Chantage Racial : " Le raciste
antiblanc
cherche à pousser sa victime à se justifier,
ou à prouver quelle nest pas raciste en adoptant
un comportement conforme aux souhaits du calomniateur
Le chantage racial consiste à jouer sur
la bonne volonté des Blancs pour en tirer profit.
Dans un tel contexte, chaque concession au raciste en appelle
immanquablement une autre.".
Cest précisément le
cas ici, où certains membres de la communauté juive ont
délibérément décidé de prendre en otage la bonne volonté
de leurs concitoyens. Sachant que les agressions antisémites
ont soulevé une véritable indignation dans lopinion,
ils se sont arrangés pour faire pression sur toutes les
bonnes volontés et les forcer à soutenir la politique de
létat hébreu. Soit on se rend à la manifestation pour
protester contre la vague dantisémitisme, et on est
"pour la politique dIsraël", soit on ne
se rend pas à cette manifestation et on est "coupable
de la même indifférence que ces horribles français pétainistes
qui ont laissé mourir dans lindifférence des milliers
de juifs"
Une seule solution :
ne pas céder à ce chantage racial et ne pas se rendre à
de telles manifestations. Cette attitude, loin de laisser
libre cours à lantisémitisme, est la plus saine qui
soit. Elle permet de briser le cercle vicieux dans lequel
les différentes communautés qui vivent en France sont
aspirées, en ne faisant plus la différence entre
ce qui est "de là bas", et de ce qui est "dici".
Nous n'avons pas à être pris en otage de cette façon.
Et les blancs, dans tout ça ?
Dans ces événements, certains
trouveront peut-être matière à se réjouir. En effet, pour
la première fois en France, un énorme tabou est levé :
La possibilité qu'un groupe ethnique autre que les blanc
soit raciste est enfin reconnu. Ce qui équivaut à dire que,
contrairement à ce que certains nont cessé de vouloir
faire croire, il nest pas le monopole des blancs.
Mais attention! Il vaut mieux ne pas se réjouir trop vite
car cela n'équivaut pas à une reconnaissance officielle
de l'existence d'un racisme antiblanc, qui reste un sujet
tabou. Cela est trés apparent dans cet extrait dun
article paru dans le quotidien Libération du 14 décembre
2001, qui me semble monter aux Français qui ne sont ni Juifs,
ni Maghrébins, quelles sont leurs véritables priorités en
matière de lutte contre le racisme :
" Pourtant,
quelques témoignages font bien preuve dintolérance.
Pour la première fois, Chantal Daux, proviseur du lycée
Juliette Récamier de Lyon (Rhône) a organisé un conseil
de discipline pour "propos haineux et racistes".
Un choc, "Lan passé, une croix gammée
avait été gravée sur une table et ce sont des élèves qui
nous avaient alertés.". Cette année, elle
apprend quune élève fait de lobstruction systématique
en cour. Avec des propos tels que : " Il
y en a assez des blondes et des blanches ; il faut
que la France se débarrasse de ses déchets".
Convoquée, elle aurait expliqué quelle nétait
pas "antisémite mais antisioniste ".
Chantal Daux veut y voir un signe despoir
"
Vous avez lu Antisémitisme?
Pour ma part, je jurerais quil sagit de racisme
antiblanc
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