Elections Municipales 2001
 

La gauche raciste dans le texte

 
 
 
 
 

Depuis plusieurs années, et suite à l’effondrement des communismes, la gauche Française opère un recentrage idéologique. Aujourd’hui, C’est le facteur " ethnique " qui est le plus petit commun dénominateur de tous les courants politique de gauche. A la lutte des classes de jadis, la gauche a substitué la lutte des races ; après le "bourgeois" ou le "capitaliste" d’antan, c’est désormais le "blanc privilégié", ce raciste, ce sexiste, ce fasciste, et cet homophobe, qu’elle accuse de tous les maux de la société.

C’est dans le cadre de cette vision raciale de la société que la gauche se présente désormais comme " anti-raciste ", face à la droite " raciste ". Ce nouveau positionnement idéologique lui a permis de recycler facilement toute sa vieille rhétorique " anti fasciste ". Est "raciste" et " fasciste" toute personne qui ne vote pas pour elle. (je développe ces thèmes dans mon essais sur la gauche raciste). Cette tendance a été parfaitement illustrée par les propos tenus par ceux de ses chefs de file qui ont été défaits aux élections municipales, où les électeurs se sont vus systématiquement accusés de racisme et de fascisme.

Elisabeth Guigou, ministre de l’emploi, a été largement battue à Avignon. Elle ne recueille que 36,4% des suffrages, contre 63,6% pour sa rivale du RPR, Marie-Jose Roig. Dés l’annonce de sa défaite, elle prend le micro, visiblement émue, pour déverser tout son mépris pour ceux dont elle prétendait être l’élue. Elle accuse la droite d’avoir opéré le " recyclage de l’électoral Front National ", qui se serait opéré grâce " au populisme teinté de XENOPHOBIE ". En clair : Tous les avignonnais qui n’ont pas voté pour elle sont des fachos et des racistes.

Jacques Lang, Ministre de l’éducation, n’a pas plus d’égard pour ceux qui l’ont éconduis. Battu de justesse, à 37 voix d’écart, par le candidat UDF Nicolas Pérruchot, il accuse celui ci d’avoir récupéré les voix du Front national. Pour lui, les Frontistes " ont appelés leurs électeurs à voter pour le candidat de droite, lequel candidat de droite a fait campagne sur des thèmes très proches de ceux du FN ". C'est faux, puisque le Front National a maintenu son candidat au second tour. Le mensonge n’a pas l’air de déranger Jacques Lang, plus soucieux d’accuser ses sales-français-racistes de concitoyens que de regarder le bilan de son mandat : une hausse fulgurante de la délinquance, due à une politique ethnique qui consiste à offrir spectacles et vacances aux racailles, tout en méprisant et en fustigeant les sales "céfrans" qui ont le mauvais goûts de se plaindre des agressions, des caillassages, du vandalisme dont ils sont victimes. Symbole de cette violence devenue incontrôlable : Le poste de police de Blois a été attaqué à la voiture bélier…

Catherine Trautman, ministre de la culture, vient à son tour allonger la liste des ministres éconduis pour qui les raisons de la défaite doivent être trouvés dans le comportement raciste des électeurs français. Elle perd face à la centriste Martine Keller, qui emporte la mairie avec 50,85% des voix. Comme à Blois avec Jacques Lang, la délinquance a explosé pendant le mandat de la maire sortante : Plus 12,5% de délit en l’an 2000, plus 45% de vols avec violence, 1800 voitures brûlées. Qu’importe, pour Trautmann, sa défaite n’est explicable que par le fait que l’ UDF " a bénéficié du report massif des voix d’extrême droite ".

Si les propos tenus par les ministres battus de la gauche en disent long sur un état d’esprit qui règne dans leurs rangs, ce sont néanmoins la campagne municipale de Toulouse, et la victoire de Philippe Douste-Blazy, qui sont le symbole des élections municipales de 2001. Il faut dire que, depuis le début de la campagne électorale, les membres de la liste " motivés ", à laqelle était confronté l’ancien ministre de la culture, avait été particulièrement chouchoutés par la gauche parisienne bien pensante et ses relais médiatiques. En effet, cette liste avait tout pour leur plaire : Elle était composée, entre autres, des jeunes maghrébins de Zebda, et donc " éthniquement correcte ". D’emblée, les élections municipales à Toulouse étaient considérées comme un enjeu majeur : c’était l’ "intégration" contre l’ "exclusion", la gauche ethnique contre la droite "raciste". Avec la large couverture médiatique accordée à cette liste, le chantage racial implicite martelé pendant des semaines sur toutes les ondes, la victoire au second tour de François Simon, qui avait recueilli sur sa liste des membres de la liste "motivés" ne devait faire aucun doute. En fait, la victoire de Philippe Douste-Blazy sera écrasante : 55,13 %.

Aussitôt les résultats connus, Salah Amokrane émet un commentaire typique du chantage racial : " La droite a fait campagne sur mon nom et cultivé le sentiment anti-arabe " et Mouss, un des chanteurs de Zebda d’ajouter " on nous a pris pour des Pittbulls ". François Simon y va lui aussi de son commentaire, en parlant de Douste-Blazy. "Je ne lui pardonnerais jamais d’avoir fait de Salah Amokrane un épouvantail électorale ". Il renchérit " Mon adversaire a joué sur le rejet des autres, sur des réflexes de peur pour l’emporter ".

Ce qu’on reproche à Philippe Douste Blazy ? D’avoir osé critiqué un "arabe" qui, lui, ne s’était pourtant pas privé pour le ridiculiser. Philippe Douste-Blazy aurait du encaisser tous les coups et subir toutes les avanies de Salah Amokrane sans jamais chercher une confrontation médiatique...

Et quoi d’autre ? Lorsqu’ils ont su qu’ils risquaient d’avoir des membres de la liste "motivé" dans l’équipe municipale dirigeante, 13 000 abstentionnistes sont allés voter au second tour, massivement pour la liste de Philippe Douste Blazy, et cela non seulement dans les quartiers "bourgeois", mais aussi dans les quartiers "défavorisés". Les électeurs ont-ils eut tort de prendre les membres de la liste "motivés" et leur partisans, pour des pittbulls ? Pas tout à fait. Dès l’annonce des résultats, les motivés se réunissent devant la mairie et se livrent à des violences à caractère politique : Le nouveau maire est pris à parti par des centaines de "motivés" qui lui lancent toutes sortes de projectiles, allant de la crotte de chien aux chaises, Il faudra une charge de CRS pour disperser les fachos rouges qui s’opposent à l’élection libre et démocratique d’un représentant du peuple Français. Les électeurs, eux ont fait un autre choix : celui de ne subir que pendant une soirée la violence, le racisme et la haine de la racaille à Zebda, Plutôt que de la subir tous les soirs, comme à Strasbourg ou à Blois, lorsque des ministres de ces villes y étaient maires.

Au soir du 18 Mars, la gauche devra faire ses comptes : La vague rose n’a pas eut lieu. Les verts, qui jouent la carte ethnique depuis plusieurs années, en militant en priorité pour une immigration sans restriction et le droit de vote pour les étrangers plutôt que sur des thèmes écologistes, ont encore progressé. Le parti communiste français a encore régressé et se trouve quasiment au même niveau que Lutte Ouvrière.

A une gauche qui s’interroge sur son échec, Jean-Claude Gayssot apporte une réponse dans un article titré "ce qui doit chager au parti communiste" publié le 31 Mars dans les colonnes du Figaro.

" Je pense…à cette France " Black – Blanc - Beur ", et en particulier à ses jeunes qui peuplent les cités de nos grandes villes… Certes, la politique leur donne ce qu’elle sait faire : une " politique de la ville ". Mais dans ses gestes, elle leur refuse chaque jour l’essentiel : la reconnaissance de leur dignité. Car la politique est "blanche", comme l’embauche, le logement digne de ce nom ou la boite de nuit du samedi soir, et cela retombe comme une ségrégation à l’encontre de tous…

Imagine-t-on ce qui se produirait chez eux si un parti… mettait enfin en pratique l’idée de la " France plurielle "…S’il se décidait enfin par des actes conséquents et quotidiens à décoloniser les esprits ? 

Il y a un siècle et demi, les communistes de Marx surent dire aux ouvriers qui n’étaient rien qu’ils étaient tout, qu’ils étaient un sujet de l’histoire (La " classe ouvrière "), appelés non seulement à se libérer, eux, mais aussi à libérer la société toute entière. Qui peut dire ce qui se passerait si les communistes d’aujourd’hui accomplissaient une semblable " folie "…en direction des " damnés de la ville "… "

La politique n’est plus "bourgeoise", elle est "blanche". C'est ainsi que le ministre communiste fait passer sans scrupule l'idée du mythe de la cuillère en argent pour gagner des voix chez les électeurs des minorités ethniques

 
 
 
 
         
 
Références
 
  • 08 mars 2001 - Le monde - "A Roubaix, trois liste sur neuf sont menées par des beurs"
  • 19 mars 2001 - Le Figaro -
    >"A toulouse, douste Blazy gagne son pari" - Par Eric Zemmour
    >"A Avignon, Roig fait chuter Guigou" par Irina de Chikoff
    > " Jacques Lang Tombe à Blois" par Francis Puyalte
     
  • 19 mars 2001 - Libération
    > "Strasbourg congédie Trautmann" par Nicole Gauthier
    > " Toulouse booste Douste" par Gilbert Laval
     
  • 20 Mars 2001 - Le Figaro - "FN: querelles de ministres battus" par Olivier Pognon
  • 20 mars 2001 - Libération - Plusieurs articles ce jour là
    > "Les Abstentionnistes ont voté Douste" Par Gilbert Laval
    > "Les ratés du scrutins" Par Renaud Dely et Paul Quinio
     
  • 20 mars 2001 - Le Monde - "A toulouse, la mobilisation des abstentionnistes permet à Phillipe Douste-Blazy de l'emporter" par Jean Paul Besset
  • 24 avril 2001 - Le Figaro Magazine - Plusieurs articles
  • 27 mars 2001 - Libération - "Rumeurs et arrangement dans le Vaucluse" par Christophe Forcari
  • 31 Mars 2001 - Le Figaro - "Ce qui doit changer au Parti Communiste" par Jean Claude Gayssot
  • 4 Avril 2001 - Minute: (analyse interessante sur la façon dont les médias ont présentées les violences politiques à Toulouse
 
 
   
         
 
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Sur le site: La gauche raciste
  - La gauche raciste, chapitre 5 du livre sur le racisme antiblanc
    - Lettre ouverte à Libération. Quand le quotidien casse du Blanc
Télécharger le livre sur le racisme antiblanc