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Le
21 Mars 2001, L AFP diffuse sur le site de Yahoo News
un article intitulé " La CNCDH
sinquiète dune "banalisation" du sentiment
raciste en France". Le lendemain, le quotidien Le Monde titre
un de ses articles : " Un rapport
de la commission des droits de lhomme salarme
de la progression du racisme en France " et larticle de poursuivre
" 60 %
des Français estiment ainsi quil y a "trop de
personnes dorigine étrangère", et " Les
arabes sont les premières victimes de ces rejets". En 2000, le nombre des violences racistes
a notablement augmenté. En fait, lanalyse des chiffres
diffusés tant dans le monde que par l Agence France
Presse, Reuters ou lAssociated Press, montre que cette
augmentation du racisme est en trompe lil et
que la mise en accusation, une fois de plus, des "Français"
(en fait les blancs) relève plus de
la calomnie que dun souci dobjectivité.
Tout dabord les chiffres :
- Il y aurait eu en
France 146 incidents à caractère raciste ou antisémite.
- Il y aurait eu 16
blessés du fait de violences racistes.
- Il y aurait eu 722
actes dits " dintimidations "
(propos et gestes menaçants, tracts, violences légères)
Si on analyse ces chiffres,
ils peuvent être divisés comme suit :
- Sur 146 incidents
violents, 116 étaient dirigés contre des Juifs, 30 contre
les membres dautres groupes ethniques
- Sur 16 Blessés,
11 étaient des Juifs, 5 appartenaient à dautres
groupes ethniques
- Sur 722 actes dintimidations,
603 étaient dirigés contre des Juifs, 119 contre les membres
dautres groupes ethniques.
Selon LAgence
France Presse, " Hors
contexte international (un euphémisme pour décrire les
violences raciales qui ont marqué les relations de la communauté
juive et de la communauté arabe lors des tensions Israëlo-Palestinienne),
la violence vise
majoritairement
la population dorigine maghrébine (16 actions faisant
4 blessés). Cest en effet cette population qui fait
principalement les frais du racisme.
Le Monde déclare pour
sa part ; " La violence
raciste est avant tout anti-arabe ".
Première Constatation
:
En se penchant de plus
prés sur ces chiffres, On peut déjà faire un énorme constat.
Lanalyse des chiffres sur le racisme admet que soit
pris en compte lorigine ethnique SEULEMENT dans le
cas où le groupe ethnique est VICTIME.
Par contre On ne donne
pas de statistiques concernant lorigine ethnique des
RACISTES.
En d'autre termes,
les Juifs sont victimes d'antisémitisme, les Maghrébins
sont victimes de racisme, mais dans
tous les cas de figure, ce sont toujours les "Français"
qui sont racistes et antisémites. Des
Juifs, des Maghrébins, des Asiatiques, des Noirs racistes,
cela n'existe pas...
Le Monde : " Selon
le ministère de lintérieur, cette violence antisémite
a été le fait de jeunes "voyous
non politisés" qui sont passés
à lacte en réaction au événements du proche - orient."
Selon Reuters, seules
deux actions dirigées contre la communauté Juive " ont
été revendiquées par lextrême droite ". Pour le reste, " 42 interpellations
ont révélé, pour la plupart, la participation de personnes
impliquées dans la délinquance ne se revendiquant daucune
idéologie particulière ".
Répétons le, selon
le rapport de la commission des droits de l'homme, un Juif
ou un arabe peut être victimes de racisme. Par contre, Les
" Français " et la " France "
sont toujours racistes. Les responsables des violences antisémites
ne sont pas des " maghrébins " mais
" des Français ". Pour
savoir si les français sont vraiment " racistes ",
on peut faire le comparatif suivant, en prenant les chiffres
que donnent la commission des droits de l'homme (en fait,
il est probable qu'il y a plus de crimes racistes que signalés
ici) :
" 60 Millions "
de Français :
- 6 actions contre
les membres de la communauté maghrébine, faisant 4 blessés
- Une centaine dactes
dintimidations contre des maghrébins
" 4 ou 5
millions " de Maghrébins :
- 116 incidents violents
contre des Juifs,
- 11 Blessés Juifs,
- 603 actes dintimidations
- Une Quarantaine
de synagogues ou lieux de cultes dégradés, voir incendiés.
Deuxième Constatation
:
Pour détourner lattention
de ces chiffres, les articles passent beaucoup de temps
à parler dun sondage sur le racisme des français,
hors ce sondage ne veut rien dire. En effet, il sagit
simplement de limpression que les français ont deux
même, et non pas de la réalité. En lisant larticle
du Monde, par exemple, on peut être amené à croire que les
Français dans leur grande majorité des blancs- sont
racistes, alors que certains actes dantisémitisme
nont pas été de leur fait mais du fait des maghrébins
qui vivent en France. Dautre part, tout dépend de
ce quon entend par racisme. De laveu même de
Monsieur Fellous, le secrétaire général de la commission
des droits de lhomme " Ce qui
se passe en France est du ressort de la xénophobie et de
lethnocentrisme, et PAS DU RACISME selon son sens
historique ". En fait, pour des
raisons sur lesquelles je ne mattarderais pas mais
évoquées dans mon ouvrage sur le racisme antiblanc, la définition du "racisme"
a été changée.
En dautres termes,
le sentiment des français na rien à voir avec un désir
de ségrégation raciale ou de nazisme. Certaines opinions
considérées comme racistes ne le sont pas du tout :
par exemple, Le Monde signale que 79 % pensent que " le
comportement de certains peut parfois justifier quon
ait à leur égard des réactions racistes ". Faut il considérer le ras le bol
comme du racisme ? L AFP note aussi, à propos
des Français : " Plus
ils se disent racistes, plus ils adhèrent à lidée
selon laquelle les personnes doivent adopter le mode de
vie des français ". En quoi cela est-il raciste? Assimiler
ce sentiment des Blancs à un sentiment raciste relève,
en fait, du mythe de l'irrationnalité
des Blancs
Il faut enfin noter
que les actes de racisme sont signalés par leurs victimes
en fonction de la capacité de celles ci à identifier le
racisme dont elles peuvent faire lobjet. De ce fait,
certains crimes, certaines violences racistes ne sont jamais
signalées, identifiées, et napparaissent pas dans
les statistiques. Ainsi les blancs sont-ils peu éduqués
à identifier le racisme dont ils font lobjet , quand
ils nen sont pas découragés. Par contre ils reçoivent
une éducation qui les amènent à identifier leurs sentiments
racistes, ou à croire que certains de leurs sentiments et
de leurs opinions relèvent du racisme parce qu'ils ont assimilé
un discours qui relève, en fait, de l'ethnocentrisme
des minorités ethniques qui monopolisent le discours
antiraciste..
Les chiffres de cette
année sur le racisme me semblent donc à prendre avec précaution
et discernement. Il faut notamment constater trois choses :
Dans les statistiques,
un groupe ethnique minoritaire est comptabilisé en temps
que VICTIME, Jamais en temps quAGRESSEUR. Dans ces
conditions, c'est le groupe ethnique majoritaire qui se
trouve implicitement désigné comme le groupe raciste. Ce
silence sélectif relève de la calomnie raciste
Le nombre dagressions
commises nest pas indicatif du degré de racisme dun
groupe ethnique. Il faut prendre en compte la taille de
ce groupe ethnique. Ainsi, Les " Français "
sont beaucoup moins antisémites que les Maghrébins. Les
Juifs sont beaucoup plus victimes de racisme que les Maghrébins.
Lincapacité de certains groupes ethniques à signaler
les incidents racistes dont ils sont victimes les place
doffice dans la catégorie " agresseur ",
alors quils peuvent être principalement " victime ".
Limage quune
population a delle-même concernant le racisme nest
absolument pas indicatif de son racisme réel. Il faut prendre
en compte ce que les sondés croient être un comportement
raciste et ce qui est vraiment un comportement raciste.
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