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Le
16 Mai 1999 à Vauvert, après plusieurs nuits démeutes
et de terreur dans la cité des bosquets, ponctuées de plusieurs
incendies de voitures, un homme craque. Il voit un jeune
sapprocher de sa voiture. Il croit que ça va être
le tour de la sienne de partir en fumée. Il tire. Ce nétait
pas son intention mais il tue le jeune homme. Il vient de
faire une très grosse connerie.
Le meurtrier, Joël Elie, est blanc.
Sa victime, Mounir Oubajja, est maghrébine. Monsieur Elie
na pas seulement fait une grosse connerie ; pour
lui, lenfer commence car une des plus puissantes organisations
"antiracistes" a décidé de lui faire sa fête.
Des militants d SOS Racisme ont en effet décrété que
le meurtre de Vauvert est un crime raciste. Pour prouver
sa thèse, SOS racisme qui, dans cette affaire semble avoir
plus a cur de casser du blanc que de faire la vérité,
va faire pression sur les témoins pour les amener à faire
de fausses déclarations.
Bien sur, il est déjà
arrivé à Joel Elie de se faire traiter de " Face de craie " par un arabe mais ce nest
certainement pas le racisme antiblanc qui intéresse les
militants de Lassociation. Joël Elie est blanc ?
Emballé, cest pesé, il est raciste. Pour la suite
de lhistoire, je cite libé : Si eux ne se sont
pas fait poursuivre en diffamation pour avoir publié ce
qui suit, je ne devrais pas avoir grand chose à craindre :
"
[Deux
jours avant la mort de Mounir Oubajja, un commerçant a lui
aussi craqué et il a tiré et blessé 5 jeunes maghrébins.
il faut dire que depuis des semaines, voilà le climat qui
régnait à Vauvert : ] La nuit, des
émeutes éclataient sporadiquement. Les voitures étaient
brûlées. Les gendarmes et la police municipale débordés.
Ce dimanche 16 Mai à 4 heures du matin, la mort de Mounir
Oubajja, arabe, jeune habitant de la cité HLM et tué par
un blanc, venait en point dorgue, comme
une ultime provocation. [notez bien que
dans larticle de Libé, les habitants de Vauvert sont
présentés comme les provocateurs de la violence des racailles,
on peut quand même pas donner tort aux racailles des cités] Si le crime
était raciste, il serait plus tragique encore. Et lhistoire
plus édifiante sur les sales
murs de Vauvert.
Bredouillement.. Leila Ben
Saïd sapproche la première. Elle habite juste à côté.
Elle a entendu le coup de feu, est sortie de chez elle.
A la barre, elle maintient. Oui elle a entendu le tireur
et la victime echanger des " injures ".
Elle est formelle, Elle insiste : " Ce que
jai écris, cest la vérité. " Pressée
de questions par lavocat Général qui ne croit
pas une seconde à la véracité des attestations recueillies
par SOS Racisme-, elle bredouille, dit quelle a " paniqué ",
quelle sest embrouillée. " Vous vous
êtes laissé impressionner ! " achève lavocat
général. Et leila, piteuse : " excusez moi "
La jeune femme narrive à se souvenir daucune
" injure " précise, daucun mot
échangé entre le tueur et sa victime. Alors lavocat
de la défense se lève, commence à faire lecture dune
déposition de Leila, qui a été entendue par des enquéteurs
après avoir rédigée son attestation: " Deux
ou trois jours après la mort de Mounir Oubajja, une réunion
sest tenue, chez les Oubajja, il y avait un homme
venu de Paris, prénommé Samuel, qui nous demandait de faire
des arrestations
" Dun bond, Francis
Terquem se lève du banc des parties civiles, interrompt
son confrère. Il veut se défendre, donner sa version, que
la cour puisse interroger Samuel Thomas, présent dans la
salle daudience. Le président ne lui laisse pas la
parole. Et nentendra pas le vice président de lassociation.
Mohamed
Belaiche, deuxième témoin, deuxième attestation. Il a vingt
ans. Le président attaque : " Vous avez écrit
" Nous surprîmes le tireur en train de faire des
injures racistes. " Le jeune homme répond :
" Javais écris cette lettre suite à la colère.
Jai jamais entendu de tels propos de la part de Monsieur
Elie. " Francis Turquem se lève à nouveau " Est
ce quon vous a dicté les mots ? " Il
jure que non : " jai
rédigé cette attestation de plein gré. Dans lappartement,
javais entendu : " Ecrivez avec vos
propres mots ." Quand
lavocat de la défense lui relit la déposition ultérieure
quil a livrée aux gendarmes, où il disait " Jai
été abusé par un représentant de lassociation ",
Mohamed Bellaiche est perplexe : " Quest
ce que ça veut dire, abusé ? "
" Sur
les nerfs ". Voilà Youssef
Errik, le troisième. Lui aussi, il habite les Bosquets.
Lui aussi était là. Il a entendu le coup de feu, vu Mounir
sécrouler. Et rédigé son attestation. Le président :
"Leila Ben Saïd a entendu Mounir dire " sale
raciste "
" " Jy
étais et jai pas entendu du ça " lâche le
garçon. Sil a rédigé cette attestation, cest
parce quil était " sur les nerfs ",
dit-il. " Sur le coup, javais peur
"
Samir
Ben Saïd habite aujourdhui à Nîmes. Pour des raisons
indépendantes de laffaire, un tribunal correctionnel
lui a interdit de résider à Vauvert. Mais il est de la cité.
Mounir est mort dans ses bras. Il a rédigé et signé la quatrième
attestation contestée. Il savait quelle était destinée
à la justice, il a fourni la photocopie de sa carte didentité.
Debout à la barre il commence : " Monsieur
Elie aurait pu être auprès de sa femme, plutôt quauprès
de sa fenêtre à surveiller sa voiture. " Lavocat
général lève les yeux au ciel.
Dans
son attestation, Samir Ben Saïd a affirmé que Joël Elie,
après avoir tiré avec son fusil posté à la fenêtre de son
appartement, " était resté à son balcon et avait
insulté les jeunes de la façon suivante : " Sales
Arabes, je vais vous tuer. "
" " Avez
vous entendu des injures échangées ? " Insiste
le président. " Non, non et non ", répond
Samir Ben Saïd. " (1)
Le lendemain, dans
un climat de lynchage, Joël Elie sera condamné a 10 ans
de prison, (2-4) aucune circonstance atténuante ne lui sera
reconnue. Il faut dire que quand les journaux publient la
photo d'un homme en train de tenir un fusil sous le titre
"Mounir victime de la haine
ordinaire" et relaient les calomnies de SOS
racisme, comme l'a fait "Le Parisien" le 4 Décembre
2000 (3), cette personne n'a pas beaucoup de mansuétude
à espérer...
Lassociation
SOS racisme, dans un autre procés, sera condamnée à verser
150 000 francs de dommages-interets à deux avocats quelle
poursuivait pour diffamation: Ils avaient affirmé que SOS
racisme, dans le cadre de laffaire de Vauvert, avait
influencé des témoins pour que soit accréditée la thèse
du crime raciste. (5)
A ma connaissance,
SOS racisme ne sest toujours pas préoccupé de poursuivre
en justice la personne qui avait traité Joel Elie de " Face
de craie ".
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