6 décembre 2000
 

Quand SOS racisme en fait trop

 
 
 
 
 

Le 16 Mai 1999 à Vauvert, après plusieurs nuits d’émeutes et de terreur dans la cité des bosquets, ponctuées de plusieurs incendies de voitures, un homme craque. Il voit un jeune s’approcher de sa voiture. Il croit que ça va être le tour de la sienne de partir en fumée. Il tire. Ce n’était pas son intention mais il tue le jeune homme. Il vient de faire une très grosse connerie.

Le meurtrier, Joël Elie, est blanc. Sa victime, Mounir Oubajja, est maghrébine. Monsieur Elie n’a pas seulement fait une grosse connerie ; pour lui, l’enfer commence car une des plus puissantes organisations "antiracistes" a décidé de lui faire sa fête. Des militants d’ SOS Racisme ont en effet décrété que le meurtre de Vauvert est un crime raciste. Pour prouver sa thèse, SOS racisme qui, dans cette affaire semble avoir plus a cœur de casser du blanc que de faire la vérité, va faire pression sur les témoins pour les amener à faire de fausses déclarations.

Bien sur, il est déjà arrivé à Joel Elie de se faire traiter de " Face de craie " par un arabe mais ce n’est certainement pas le racisme antiblanc qui intéresse les militants de L’association. Joël Elie est blanc ? Emballé, c’est pesé, il est raciste. Pour la suite de l’histoire, je cite libé : Si eux ne se sont pas fait poursuivre en diffamation pour avoir publié ce qui suit, je ne devrais pas avoir grand chose à craindre :

"… [Deux jours avant la mort de Mounir Oubajja, un commerçant a lui aussi craqué et il a tiré et blessé 5 jeunes maghrébins. il faut dire que depuis des semaines, voilà le climat qui régnait à Vauvert : ] La nuit, des émeutes éclataient sporadiquement. Les voitures étaient brûlées. Les gendarmes et la police municipale débordés. Ce dimanche 16 Mai à 4 heures du matin, la mort de Mounir Oubajja, arabe, jeune habitant de la cité HLM et tué par un blanc, venait en point d’orgue, comme une ultime provocation. [notez bien que dans l’article de Libé, les habitants de Vauvert sont présentés comme les provocateurs de la violence des racailles, on peut quand même pas donner tort aux racailles des cités] Si le crime était raciste, il serait plus tragique encore. Et l’histoire plus édifiante sur les sales mœurs de Vauvert.

Bredouillement.. Leila Ben Saïd s’approche la première. Elle habite juste à côté. Elle a entendu le coup de feu, est sortie de chez elle. A la barre, elle maintient. Oui elle a entendu le tireur et la victime echanger des " injures ". Elle est formelle, Elle insiste : " Ce que j’ai écris, c’est la vérité. " Pressée de questions par l’avocat Général –qui ne croit pas une seconde à la véracité des attestations recueillies par SOS Racisme-, elle bredouille, dit qu’elle a " paniqué ", qu’elle s’est embrouillée. " Vous vous êtes laissé impressionner ! " achève l’avocat général. Et leila, piteuse : " excusez moi " La jeune femme n’arrive à se souvenir d’aucune " injure " précise, d’aucun mot échangé entre le tueur et sa victime. Alors l’avocat de la défense se lève, commence à faire lecture d’une déposition de Leila, qui a été entendue par des enquéteurs après avoir rédigée son attestation:  " Deux ou trois jours après la mort de Mounir Oubajja, une réunion s’est tenue, chez les Oubajja, il y avait un homme venu de Paris, prénommé Samuel, qui nous demandait de faire des arrestations… " D’un bond, Francis Terquem se lève du banc des parties civiles, interrompt son confrère. Il veut se défendre, donner sa version, que la cour puisse interroger Samuel Thomas, présent dans la salle d’audience. Le président ne lui laisse pas la parole. Et n’entendra pas le vice président de l’association.

Mohamed Belaiche, deuxième témoin, deuxième attestation. Il a vingt ans. Le président attaque : " Vous avez écrit " Nous surprîmes le tireur en train de faire des injures racistes. " Le jeune homme répond : " J’avais écris cette lettre suite à la colère. J’ai jamais entendu de tels propos de la part de Monsieur Elie. " Francis Turquem se lève à nouveau " Est ce qu’on vous a dicté les mots ? " Il jure que non : " j’ai rédigé cette attestation de plein gré. Dans l’appartement, j’avais entendu : " Ecrivez avec vos propres mots ."  Quand l’avocat de la défense lui relit la déposition ultérieure qu’il a livrée aux gendarmes, où il disait " J’ai été abusé par un représentant de l’association ", Mohamed Bellaiche est perplexe : " Qu’est ce que ça veut dire, abusé ? "

" Sur les nerfs ". Voilà Youssef Errik, le troisième. Lui aussi, il habite les Bosquets. Lui aussi était là. Il a entendu le coup de feu, vu Mounir s’écrouler. Et rédigé son attestation. Le président : "Leila Ben Saïd a entendu Mounir dire " sale raciste "… " " J’y étais et j’ai pas entendu du ça " lâche le garçon. S’il a rédigé cette attestation, c’est parce qu’il était " sur les nerfs ", dit-il. " Sur le coup, j’avais peur… "

Samir Ben Saïd habite aujourd’hui à Nîmes. Pour des raisons indépendantes de l’affaire, un tribunal correctionnel lui a interdit de résider à Vauvert. Mais il est de la cité. Mounir est mort dans ses bras. Il a rédigé et signé la quatrième attestation contestée. Il savait qu’elle était destinée à la justice, il a fourni la photocopie de sa carte d’identité. Debout à la barre il commence : " Monsieur Elie aurait pu être auprès de sa femme, plutôt qu’auprès de sa fenêtre à surveiller sa voiture. " L’avocat général lève les yeux au ciel.

Dans son attestation, Samir Ben Saïd a affirmé que Joël Elie, après avoir tiré avec son fusil posté à la fenêtre de son appartement, " était resté à son balcon et avait insulté les jeunes de la façon suivante : " Sales Arabes, je vais vous tuer. "

" " Avez vous entendu des injures échangées ? " Insiste le président. " Non, non et non ", répond Samir Ben Saïd. " (1)

Le lendemain, dans un climat de lynchage, Joël Elie sera condamné a 10 ans de prison, (2-4) aucune circonstance atténuante ne lui sera reconnue. Il faut dire que quand les journaux publient la photo d'un homme en train de tenir un fusil sous le titre "Mounir victime de la haine ordinaire" et relaient les calomnies de SOS racisme, comme l'a fait "Le Parisien" le 4 Décembre 2000 (3), cette personne n'a pas beaucoup de mansuétude à espérer...

L’association SOS racisme, dans un autre procés, sera condamnée à verser 150 000 francs de dommages-interets à deux avocats qu’elle poursuivait pour diffamation: Ils avaient affirmé que SOS racisme, dans le cadre de l’affaire de Vauvert, avait influencé des témoins pour que soit accréditée la thèse du crime raciste. (5)

A ma connaissance, SOS racisme ne s’est toujours pas préoccupé de poursuivre en justice la personne qui avait traité Joel Elie de " Face de craie ".

 
 
 
 
 
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Impostures racistes
 
 
 
   
   
   
   
 
> Les testings (Fr) <
 
   
   
   
   
   
   
   
   
     
 

Les impostures racistes sont des crimes racistes dans lesquels les Blancs sont utilisés comme boucs émissaires par des personnes qui jouent de la croyance au mythe de la spécificité du racisme blanc.

 
 
 
 
 
         
 
Références
 
  • 06 décembre 2000 - Libération - "Procés vauvert: Le zele de SOS racisme" par Brigitte Vital-Durand
  • 08 Décembre 2000 - Libération - "Dix ans de Prison pour le tireur de Vauvert" par Brigitte Vital-Durand
  • 04 Décembre 2000 -Le Parisien - "Mounir avait été victime de la haine ordinaire"
  • 08 Décembre 2000 -Le Parisien - "Dix ans de réclusion pour le meurtrier de vauvert"
  • Bulletin Trimestriel N°40 de l'A.G.R.I.F.
 
 
   
         
 
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