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Georges,
mon arrière Grand père
Un contemporain des Pahouins anthropophages. |
Il
y a quelques années, curieux de mes origines et ayant
quelques photos d'eux, j'ai commencé à m'intéresser
à la vie de mes ancêtres. Mon interêt
n'était pas uniquement d'ordre
généalogique, j'avais envie d'en savoir plus
sur la façon dont ils vivaient et dont ils voyaient
le Monde. C'est dans cet état d'esprit que je me
suis fait un cadeau royal en achetant deux volumes reliés
du magazine l'Illustration de l'année 1900. Je ne
dirais pas ici combien cela m'a couté, si ce n'est
que je n'ai jamais autant payé pour des livres, mais
ce sont les deux joyaux de ma petit bibliothèque
et les illustrations - justement - de l'exposition universelle
sont un plaisir à regarder.
Lorsque
j'ai ouvert pour la première fois ces grands volumes
aux pages jaunies par le temps, j'ai songé à
Georges, mon arrière grand père, qui avait
19 ans cette année là. C'était un jeune
homme issue d'un milieu cossu qui devait parcourir de temps
à autres, ou peut être toutes les semaines,
cet hebdomadaire qui était le Géo, le Paris
Match et l'Express de son temps. Les reportages qu'on y
trouvait ont contribué, incontestablement, à
façonner l'image que lui même et ses contemporains
avaient des autres peuples. Peut être mon arrière
grand-père, comme des dizaines de milliers d'autres
Français, a-t-il lu dans le numéro du 10 février
1900 un long article consacré à "L'art
et la Mode chez les Pahouins", un peuple africain
qui vivait dans ce qui était à l'époque
le Congo Français. Voici le début de l'article
que l'Illustration consacrait aux Pahouins
| "Le
peuple M'Fan ou Pahouin est un peuple d'envahisseurs.
Il n'a fait qu'en 1872 son apparition sur la côte
occidentale d'Afrique, après avoir traversé
le continent dans presque toute sa largeur, repoussant
et absorbant, dans le sens littéral du mot,
les différentes peuplades rencontrées
sur sa route. Il occupe aujourd'hui le vaste territoire
compris entre le Cameroun et Sette-Cama, c'est à
dire plus de 250 kilomêtres de côte française.
[...] Au dire des étymologistes, "pahouins"
vient de "m'pawin" et signifie "sauvage",
opinion qui n'a rien de déraisonnable, encore
que simplement hypothétique. Les Pahouins vivent
toujours en véritables enfants de la brousse
; ils chassent, pêchent, [...] aiment ou battent
leurs femmes et font la guerre. Ce sont à peu
près leurs seules occupations. Un certain nombre
d'entre eux continuent d'être ce que Mandat-Grancey
appelle des "anthropophages convaincus et pratiquants".
Les Pahouins voient dans leur propre enveloppe charnelle
un cadre admirablement propre à l'exécution
de leurs conceptions artistiques. Ils travaillent
leurs dents, leurs cheveux, leur peau. S'ils taillent
en pointe leurs molaires et leurs incisives, ce n'est
pas seulement pour consommer avec plus de facilité
les mêts spéciaux de la cuisine nationale,
mais surtout pour ne pas abandonner une mode plusieurs
fois séculaire. D'ailleurs l'effet d'une opération
de ce genre est assez heureux. Il flatte l'amateur
de couleur locale, en ce qu'il s'harmonise à
merveille avec le caractère général
des peuples m'fans, tout en rappelant de pittoresque
façon leur vieille réputation de cannibalisme." |
Une
petite recherche sur internet au sujet des Pahouins permet
d'apprendre qu'ils
vivaient du coté de l'actuel Gabon.
S'il
a lu fréquemment l'Illustration en 1900, mon arrière
grand père a eu d'autres occasions de s'instruire
sur la vie des peuples d'Afrique. En dehors des Beaux Arts
Pahouins et de la guerre Anglo-Boer, l'Illustration a publié,
dans son numéro du 23 juin de cette année
là, un reportage sur "La mission Woelffel
dans le bassin du Cavally". Voici quelques extraits
de l'article en question
| "Au
cours de l'expédition du commandant de Lartigue
contre Samory,
on avait pris contact avec les peuplades anthropophages
de la forêt, la prise de notre vieil ennemi
nous attira l'amitié de ces populations que
plusieurs missions avaient, en vain, essayé
de pénétrer. Le commandant de Lartigue
eut l'idée de profiter de ces bonnes dispositions
pour envoyer une mission destinée à
relier nos colonies du Soudan et de la Côte
d'Ivoire à travers la forêt vierge
Le
lieutenant Woelffel, de l'infanterie de marine,
fut désigné, sur sa demande, pour
en prendre le commandement ; le lieutenant mangin
et le sergeant Van cassel lui furent adjoints. La
petite troupe, composée de 100 tirailleurs,
emmenait avec elle 150 porteurs[...]
Le
Lieutenant Mangin fut envoyé sur Man et le
Lieutenant Woelffel avec le reste de son monde suivit
les rives du Diougou ; le premier devait profiter
de l'amitié momentannée des Dans anthropophages
de Man pour tâcher d'obtenir d'eux du riz
et des guides devant conduire la mission au marché
de Guémanlé, que les dires des indigènes
plaçaient sur les Bords du Diougou[...]
De
là, la mission se porta sur Dainné,
en pays Blolo. Les populations excessivement sauvages
de cette contrée n'avaient pas encore vu
d'Européens; poussées par leurs instincts
pillards et par l'espoir d'un gain facile, elles
reçurent fort bien le Lieutenant, dès
les premiers jours. Leur but caché était
de lui tendre, à Dainné même,
une ambuscade. Leur plan fut heureusment déjoué,
car s'il eut réussi, nous y aurions perdu
la moitié de notre monde. Installé
au sommet de la colline où le village est
construit, il fallut subir, pendant deux jours,
les assaults de 6000 à 7000 indigènes,
tous armés de fusils à pierre, puis
exécuter, durant cinq jours, de nombreuses
reconnaissances offensives pour éloigner
les anthropophages qui, épuisés par
leurs attaques répétées, se
contentaient d'investir la position dans l'espoir
de prendre les défenseurs par la famine.
Le huitième jour, une attaque générale
ayant fait subir à l'ennemi de nombreuses
pertes, il se décidait à abandonner
la partie[...]" |
Une
recherche sur internet permet de situer le
bassin du Cavally en Côte d'ivoire.
A
ce point de mon article, il est probable que les lecteurs
doivent avoir des réactions différentes selon
leurs opinions politiques et leurs origines ethniques. Beaucoups
doivent considérer qu'il est raciste de rappeler
ces faits et d'évoquer le cannibalisme de certains
Africains - car la majorité des Africains de l'époque
n'étaient pas anthropophages. Manger de la chair
humaine a cessé depuis longtemps d'être une
norme culturelle en Afrique. La pratique, en fait, suscite
aux africains le même dégout qu'elle inspire
aux Blancs. S'il arrive encore qu'on mentionne des cas de
cannibalisme sur le continent noir, comme en Iturie où
des
miliciens ont mangé leurs victimes dans le cadre
de rituels magiques, ceux-ci sont des abbérations
au même titre que l'épisode d'Armin
Meiwes, "le Cannibale de rotenburg", en allemagne,
qui a mangé un amant rencontré par petites
annonces sur internet.
Les
faits relatés dans les articles de l'Illustration
font partie du passé. La page est tournée.
Et je comprend parfaitement que des Noirs puissent en avoir
plus qu'assez de se voir attribués le costume de
cannibale de service. Posez leur la question, ils vous le
diront tous: c'est raciste !
Evoquer
le cannibalisme devant des Noirs est un sujet déplacé,
soit !
 |
Henri,
mon arrière arrière grand père
Contemporain des Pahouins anthropophages, il avait
un an lors de l'abolition définitive de l'esclavage. |
Nous
ignorons quand le cannibalisme a cessé, officiellement,
d'être une norme sociale et culturelle chez certains
peuples d'Afrique comme les Pahouins du Gabon. Par contre,
nous pouvons dater trés exactement à quand
remonte l'abolition définitive de l'esclavage en
France : C'était le 27 avril 1848, 33 ans avant la
naissance de mon arrière grand-père Georges
et un demi siècle avant que les Pahouins et les Dans,
eux, ne commencent peut être à se poser questions
sur leurs habitudes alimentaires. A l'époque, son
père, Mon arrière-arrière grand père,
Henri, avait un an, quant au père de sa future épouse,
mon arrière-arrière-arrière grand-père
Félix, il avait 22 ans, ne possédait pas d'esclave
et n'avait pas pour passe temps de fouetter les Noirs.
Mais
bizarrement, s'il est malvenu et raciste pour un Blanc d'évoquer
devant un Noir des faits qui remonte à 105 ans, il
n'y a pas de prescription pour qu'un Noir évoque
l'esclavagisme, dont la pratique a officiellement cessé
dans notre pays depuis 157 ans. On ne compte pas, dans la
communauté noire, le nombre d'intellectuels et d'artistes
qui se font une religion de parler à longueur d'année
de l'esclavagisme des Blancs.
Et
seulement cet esclavagisme là.
C'est
ce qui les rend suspect à mes yeux.
Les
ieudonné M'Bala M'bala, Christine Taubira et autres
Kémi Séba nous rappellent constamment que
le Blanc est esclavagiste, que cinq ou six générations
après l'abolition de l'esclavage, nous sommes toujours
censés être les débiteurs des Noirs
et qu'il faut reconnaitre cette injustice passée.
A vrai dire, les Zorros de la négritude n'ont jamais
été les esclaves de quelque blanc que ce soit
et la plupart ne sont pas les descendants des malheureux
qui ont été victimes de la traite transatlantique;
leurs ancêtres africains en ont même parfois
été complices, mais qu'importe, n'y pensons
pas trop.
L'esclavagisme,
contrairement à ce que prétendent les intellectuels
de la diaspora noire, n'a pas besoin d'être reconnu
parce qu'il n'a jamais été occulté.
Tout au plus y aurait-il urgence à en expliquer l'aspect
multiforme, comme je l'avais fait en 2000.
Comme
la plupart des jeunes européens de mon âge,
j'en ai entendu parler dès l'enfance et on m'a toujours
enseigné - à juste titre - qu'il s'agissait
d'une grave injustice faîte à ceux qui en avaient
été les victimes. Je n'ai jamais entendu quiquonque,
autour de moi, défendre cette pratique. Aussi
choquant que cela puisse paraitre à ces Noirs imbus
d'eux-même qui prétendent nous faire la morale
à ce sujet, nous n'avons attendu ni qu'ils émigrent
en Europe par millions, ni leurs pédantes leçons
de morale pour avoir une opinion sur le sujet.
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Félix,
mon arrière arrière arrière
grand père
Contemporain des Pahouins anthropophages, il avait
22 ans lors de l'abolition définitive de
l'esclavage. Il n'a jamais possédé
d'esclave ou fouetté les Noirs. |
Si
ces personnes étaient sincèrements convaincues
de l'horreur de l'esclavagisme, pourquoi ne mettent-elles
pas l'énergie qu'elles consacrent à évoquer
un passé révolu au service de la sensibilisation
du grand public sur l'esclavage moderne, au sort des esclaves
soudanais, mauritaniens, à dénoncer la servitude
pour dette dans certains pays d'asie ou la traite des Blanches
dont sont victimes des centaines de milliers de femmes slaves
? Parce que cela ne permettrait pas aux Dieudonnés
- et à tous les autres VRP du racisme noir - de casser
du Blanc.
Comment
expliquer autrement qu'alors qu'il y a des millions d'esclaves
dans le monde Actuellement, ces personnes ne nous parlent
que du passé. En vérité, la souffrance
des esclaves d'aujourd'hui comme d'hier leur est parfaitement
indifférente. Celle-ci n'est qu'un pretexte, un alibi
pour laisser libre cours à leur haine des Blancs.
Lutter contre l'esclavage au Soudan ou en Mauritanie ne
leur fournit pas l'occasion de tenir un discours systématiquement
dévalorisant à l'égard des Blancs.
Et puis, l'avez vous remarqué, ces Noirs altruistes
réclament des "compensations" sans qu'on
sache ce qu'ils feraient de l'argent. C'est là aussi
une partie du problême: pour libérer un esclave,
il faut donner de son temps, de son argent, Cela ne rapporte
rien ...
En
2002 s'est tenue à la Barbade la Conférence
Mondiale des Africains et des descendants d'Africains contre
le racisme. J'en
ai parlé sur ce site. C'était édifiant
et plein d'enseignements. Les conférenciers noirs
venus de tous les pays de la diapora africaine - y compris
d'Europe - devaient discuter des fameuses compensations
à extorquer aux occidentaux pour la traite transatlantique.
La première résolution qu'ils ont voté
à la quasi unanimité a été l'expulsion
des quelques blancs présents dans la salle.
Cela
ne devrait-il pas nous ouvrir les yeux sur la sincérité
du douteux combat d'arrière garde de ces abolitionnistes
d'après l'abolition et sur la nature trés
particulière de l'anti-racisme albophobe ?
Trop
peu de gens comprennent que lorsque la plupart des Blancs
et lorsque la plupart des Noirs parlent de l'esclavage ou
du racisme, ils ne parlent pas de la même chose.
Pour
les Blancs, l'esclavagisme est perçu comme une injustice
portant atteinte aux droits et à la dignité
de l'homme et de la femme. A la lutte contre cette pratique
s'est superposée la lutte contre le racisme, parce
que la plupart des esclaves du monde occidental ont été
d'origine africaine. Nos peuples ont pratiqué, mais
aussi lutté contre l'esclavagisme - non contre eux-même
- Le but de cette lutte était une amélioration
générale de nous même, en temps qu'êtres
humains.
Dans
le cas d'un grand nombre de Noirs, des Dieudonnés
M'bala M'bala et autres Kémi Séba, il en va
tout autrement. L'esclavagisme n'est pas considéré
comme une injustice fondamentale, il est perçu comme
une preuve de l'infériorité morale de l'homme
Blanc. Leur discours sur l'esclavagisme est un discours
fondamentalement raciste et albophobe. Le constant rappel
de pratiques révolues depuis un siècle est
un discours de dévalorisation des Blancs qui parade
sous l'aspect de l'anti-racisme. Le constant rappel de l'esclavagisme
n'a rien avoir avec un quelquonque désir de justice:
c'est l'alibi de la haine anti-blanche, un discours purement
raciste.
Les
Noirs qui rabachent à longueur d'années l'histoire
de leurs "ancêtres" esclaves sont des racistes
anti-blancs. C'est aussi simple que ça. Et dès
qu'ils partent sur ce sujet, nous devrions systématiquement
le leur dire.
Cessons
d'être les dupes de ces gardiens d'une douteuse mémoire:
il y a actuellement des millions d'esclaves dans le monde
; leurs belles conscience noires s'en accomodent parfaitement.
Cessons d'être les dupes, également, de cette
gauche raciste qui fait écho à ces tristes
sires dans l'espoir de récupérer leurs votes.
Les vrais abolitionnistes, ceux que l'esclavagisme révulsent
sincèrement n'ont pas de temps à perdre à
casser du Blanc, ils sont trop occupés par l'esclavagisme
au présent.
L'évocation
de la traite transatlantique a cessé depuis longtemps
d'être une noble cause. Il n'y a plus de ce côté
là que la haine et la rancoeur d'un ramassi de revanchards
noirs.
Sur
le Site
L'esclavagisme
d'aujourd'hui
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