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source: racismeantiblanc.bizland.com
Il
y a une semaine, mon père a eut un accident assez
grave pour qu'il soit contraint de venir vivre chez moi.
Aujourd'hui, je suis allé récupérer
sa clef chez ses voisins et prendre quelques affaires chez
lui puis, vers 16 heures, j'ai repris le bus pour Lille.
(Pour ceux qui ne sont pas au courant, j'ai fini par quitter
la région parisienne et "mon quartier sympa").
Le
bus s'est engagé dans la rue royale et s'est immobilisé
au niveau de l'église Saint André derrière
un autre bus à l'arrêt lui aussi. La conductrice
est descendue du bus, est allée s'enquérir
de ce qui bloquait le passage avant de nous annoncer que,
suite à une manifestation, nous étions bloqué
pour une periode indéterminée.
Comme
mon père ne peut plus ni se lever, ni se coucher
tout seul, j'avais hâte de rentrer chez moi, je suis
descendu du bus et, tant pis pour les 1 € 15 de mon
ticket, j'ai poursuivi mon chemin à pied.
J'ai
dépassé deux ou trois policiers qui barraient
la route aux voitures, j'ai dépassé un barrage
de grilles amovibles, j'ai dépassé d'autres
flics en combinaison anti-émeute et je me suis retrouvé
en queue de cortège, sur le trottoir, tandis que
les manifestants occupaient la chaussée. C'était
un défilé pour l'anniversaire de la guerre
en Irak. Il y avait ici un drapeau des verts, là
celui de la LCR, ailleurs encore celui du syndicat Sud.
Certains
panneaux m'étaient familier, je les avais vu lors
des manifestations pour la paix, il y a un an, et déjà,
ils m'avaient mis mal à l'aise. C'étaient
des photocopies de Kalashnikovs avec un slogan, "Vive
la résistance Irakienne". j'avais déjà
trouver bizarre, avant le début des hostilités,
que des pacifistes se baladent avec ces panneaux quand on
s'attend plutôt à voir un dessin de colombe,
mais j'avais aussi le sentiment que ces barjots là
brandissaient leurs armes de papiers faute de pouvoir en
brandir des vraies, et qu'ils auraient bien aimer en tirer
quelques rafales. Entre deux porteurs de Kalash' en papier,
une espèce de hippy crasseux à l'air paumé
trimbalait un drapeau arc-en-ciel avec le mot paix cousu
dessus en je ne sais plus quelle langue. La scène
avait quelque chose de Schizo.
Ce
n'était pas le seul aspect bizarre du cortège.
Toujours en queue de cortège, des hauts parleurs
qu'une voiture portait sur son toit, une voix psalmodiait
en braillant: "ils font la guer-reuh pour le pétro-leuh
! Ils font la guer-reuh, pour le pétro-leuh".
A ce stade et à mesure que je remontait la petite
foule, j'ai regardé un peu plus les panneaux et les
banderoles que portaient les manifestants: il n'était
nul part question de pétrole, à peine un peu
de l'Irak, et beaucoup d'israël, de Sharon et de la
Palestine. A vrai dire, ces gens pouvent défendre
la cause qu'ils voulaient, personnellement je me fiche de
l'Irak, d'Israël et de la Palestine; c'est surtout
la différence entre les paroles et les mots, qui
menaient comme des existences parallèles sans se
rencontrer ni se faire écho, qui m'a marqué,
tout comme le contraste entre les kalash et le drapeau pacifiste.
J'ai
continué à marcher et, à mesure que
je remontais vers l'avant du défilé, j'ai
remarqué qu'il y avait de moins en moins de Blancs
et de plus en plus d'Arabes. Pour les femmes, ce n'était
pas tchador de rigueur mais presque. Une islamiste avait
même mis des gants, les pudiques de la racine de cheveux
abondaient. A mi-cortège, Quelques arabes trimbalaient
un drapeau palestinien et à partir de là,
l'Irak était oublié. Il n'était plus
question que d'Israël et de la Palestine, avec un drapeau
du syndicat sud ici et là pour mettre un peu de couleur.
Je
suis arrivé au niveau du début du cortège
a peu près entre la rue Négrier et la rue
d'Angleterre et là, c'est devenu franchement gerbant.
Il
y avait une foule d'islamistes en grande tenue qui tenaient
une banderole tandis qu'un type tenait un micro et qu'un
autre portait le haut parleur. Et voilà le meneur
qui entonne:
-
Justice en Palestine sinon..."
Et
toutes les petites arabes en tchador, en Hijab, en je ne
sais quoi qui se trouvaient à l'avant du cortège
de répondre en coeur
-
CA VA PETER !"
Je
n'en croyais pas mes oreilles. A peine une semaine après
les attentats de Madrid, c'était impensable qu'on
puisse dire un truc pareil mais c'était bien ce que
criaient les petites maghrébines et déjà,
le meneur arabe reprennait:
-
Justice en Palestine sinon..."
et
les femelles islamistes de crier à nouveau
-
CA VA PETER !"
J'avais
la nausée et la rage. C'était vraiment le
mot de trop, le mot immonde. Ces gens là sont intelligents.
Ils et elles savent exactement ce qu'ils disent et dans
le contexte actuel, ils ne pouvaient ignorer que le mot
n'est pas neutre. C'était une allusion à peine
voilée - si je puis dire - aux attentats, un cri
d'approbation, une réjouissance.
-
... Sinon..."
-
CA VA PETER!"
A
mesure que le cortège approchait des commerces, elles
continaient à hurler le slogan. Les gens s'arrêtaient,
les regardaient incrédules. Un vieux couple de Français
avait l'air consterné. Les jeunes Arabes, elles,
exultaient, riaient, un sourire leur déchirait la
gueule! Et vous auriez vu ces sourires, tandis qu'elles
hurlaient pour la dix ou la quinzième fois
-
... Sinon..."
-
CA VA PETER!"
O,
elles savaient ce qu'elles criaient et elles s'en régalaient,
elles nous disaient à tous "merde", elles
nous crachaient à la gueule, elles nous chiaient
à la tronche, elles étalaient sans complexe
la joie que leur procurait ce qui s'était passé
une semaine plus tôt à Madrid. C'était
l'apologie, ouverte, du terrorisme. Elles le savaient et
nous, les passants qui regardions, nous le comprenions bien.
Le slogan n'était pas une revendication, c'était
une menace. ouverte. De plus de gamins dechiquetés
à la dynamite, de mères et de pères
qui agonisent, de membres blessés, mutilés,
arrachés, de corps qui saignent, de vies bousillées,
de gens qui meurent, de sang qui coule et qui n'en finit
pas de couler.
Madrid.
Et
puis les victimes quand ça pétera. Qui? Je?
tu? nous? vous? Le gosse qui entre dans la patisserie du
coin? Le céramiste qui vend ses pots dans le magasin
tout près de la rue Basse? Le branché sur
le retour qui va boire une bière au Balatum? La nenette
qui va faire un saut au café littéraire? Moi,
le passant? toi le lecteur...
Ecoeuré,
J'ai dépassé le groupe et je me suis éloigné
le plus vite possible vers la place du général
de gaulle tandis que dans mon dos, j'entendais l'arabe qui
continuait à brailler dans son micro
-
...Sinon..."
-
CA VA PETER!"
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