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Quel est le point commun
entre un enfant juif qui se fait caillasser dans les rues
de Paris, en France, et un enfant Zimbabwéen qui fouille
les poubelles de Harare à la recherche de nourriture ? Sans
qu'ils le sachent, tous les deux sont les victimes du racisme
anti-blanc.
Il y a quelques mois, l'opinion française
s'est émue des incendies de synagogues à répétition. Pourtant,
lorsque les représentants et les intellectuels juifs se
sont enfin décidé à dénoncer la vague d'antisémitisme dont
leur communauté faisait l'objet, le phénomène n'en était
pas à ses débuts mais s'était installé dans la durée depuis
plus d'un an. En effet, en Mars 2001, un rapport de la commission Nationale
des Droits de l'Homme signalait déjà une forte recrudescence
d'incidents de ce type.
Le silence, à l'époque,
avait été général parmi les personnalités du monde politique,
associatif, intellectuel ou médiatique, y compris parmi
celles de la communauté juive. La raison de ce silence trouve
ses racines dans le racisme antiblanc. Pour tous, seul le
racisme réel ou supposé des blancs devait être dénoncé.
La violence et le comportement délinquant de nombreux adolescents
maghrébins ou noirs faisaient l'objet d'un véritable tabou.
Le discours convenu du moment n'autorisait à évoquer que
les vagues concepts de "sentiment d'insécurité",
"d'incivilités" et de "jeunes". Par
un étrange déplacement des culpabilités, dénoncer ces problèmes
était considéré -en soi- comme un acte de racisme. Le racisme,
quant à lui, ne devait être présenté que comme la tare morale
des seuls blancs. Il était interdit d'admettre que des maghrébins
de "première, deuxième et troisième générations",
ou pourquoi pas des noirs, des juifs, des asiatiques, des
indiens d'Amérique pouvaient l'être. Finalement, parce que
la situation devenait intenable, des représentants de la
communauté juive, notamment Marek Halter dans un article
publié dans le Journal du Dimanche, ont brisé un tabou en
révélant publiquement que ces actes antisémites n'étaient
pas le fait de français de souche mais de jeunes maghrébins.
Pourtant, quelques mois
plus tard et après une élection présidentielle mouvementée,
le discours officiel a peu changé. Nos politiciens se complaisent
à nouveau dans le politiquement correct en tenant des discours
pleins de fermeté vis à vis de l'antisémitisme, mais sans
aller au fond des choses. Il est de bon ton de répéter à
l'envie que "Lorsqu'on touche
aux juifs, c'est à la France qu'on touche". Cette affirmation est inepte. De tels propos
sont peut être rassurant pour les juifs mais surtout, ils
permettent aux résistants de la dernière heure de ne rien
changer à leur discours. En fait, il faudrait oser dire
que c'est parce que depuis des années, on a laissé toucher
à la France et aux Français qu'aujourd'hui, on touche aux
juifs. C'est parce que depuis des années, on tolère une
véritable haine à légard de tout ce qui est Français,
parce qu'on tolère le racisme antiblanc et même parce qu'on
en fait la promotion, parce qu'à certains jeunes, toutes
les violences physiques et verbales ont été permises que
ces jeunes n'ont plus hésité à s'en prendre ouvertement
aux juifs. Avant les juifs, il y a eu toutes les victimes
de tournantes, un phénomène dont les motivations parfois racistes sont connues depuis le début des années 90, il
y avait eu toutes les agressions "gratuites" envers des blancs, Il y avait eut tous
les caillassages, tous les feux de voitures, toutes personnes
âgées brutalisées, toutes les manifestations de racisme
antiflic qui se donnaient pour alibi "la haine".
Mais la haine de qui et la haine de quoi ?
Qui dénonçait le groupe
Rap "Ministère Amer" au début des années 90 lorsque
son chanteur déclarait ouvertement vouloir tuer des enfants
blancs? Comment se fait-il qu'aujourd'hui, ceux qui dénoncent
la propagation de musique "skinhead" soient frappés
de mutisme lorsqu'il s'agit des propos d'une violence inouïe
tenus par les rappeurs de "Sniper", "Lunatic"
ou "la Brigade" alors que leurs textes suintent
d'un racisme à peine voilé et incitent ouvertement aux agressions.
Lorsqu'un jeune blanc commet des crimes violents, les médias
savent toujours nous expliquer que certaines musiques et
certains films ont pu l'inciter à passer à lacte.
Quand se penchera-t-on sur le message véhiculé par la musique
qu'écoutent les jeunes délinquants maghrébins ou noirs ?
Contre la "majorité
ethnique", tous les coups, tous les propos seraient-ils
donc permis ? Pourquoi être surpris que certains jeunes
expriment leur antisémitisme sans complexe quand, depuis
des années, on a légitimé leur haine de l'autre, lorsque
l'autre est blanc ?
Plus loin de nous, au Zimbabwe,
la population, déjà ravagée par l'épidémie du SIDA, est
désormais acculée à la famine, soi-disant à cause de la
"politique de réforme agraire" du président Robert
Mugabe. Depuis près de deux ans, économistes et experts
financiers ont lancé des mises en garde contre les risques que cette politique
allait faire peser sur le sud de l'Afrique. Depuis un an,
de l'aveu même des dirigeants du Zimbabwe, on sait que des pénuries alimentaires étaient
inévitables. Pourtant, ce n'est qu'aujourd'hui, lorsque
le mal est fait, que les politiciens de l'Union Européenne
se décident à prendre quelques sanctions contre les dirigeants
de ce pays. Pourquoi ?
Tout simplement parce que,
du fait de l'héritage colonial du Zimbabwe, ce sont des
Blancs qui possèdent et cultivent une grande partie des
terres du pays.
Qu'une réforme agraire soit
nécessaire, nul ne le conteste : des accords ont été passés
en 1998 sous les auspices des Nations Unis entre les fermiers
blancs et le gouvernement de Robert Mugabe, puis en 2001
à Abuja. Ces accords, Le gouvernement Zimbabwéen les a systématiquement
violés. En réalité, la politique de Robert Mugabe est motivée
par la haine raciale à l'égard des blancs et ne constitue
rien d'autres qu'un nettoyage ethnique : La quasi-totalité
des fermes appartenant à des blancs ont été listées pour
saisie, souvent sans raison valable, et les propos racistes de Robert Mugabe ne laissent aucun doute
sur ses motivations.
Pourtant, en France, le
racisme de Robert Mugabe a été accueilli avec le même silence,
quand ce n'est pas avec l'assentiment des mêmes qui ont
fait silence sur la montée de l'antisémitisme dans notre
pays, et cela pour les mêmes raisons. Certains ont vu dans
la dépossession des blancs du Zimbabwe un ultime combat
contre la décolonisation et le racisme des blancs, voir
une sanction méritée par ceux-ci ; ces grandes âmes, en
retard d'un siècle, perçoivent encore les blancs du Zimbabwe
sous les traits de soldats anglais arborant le casque colonial
de l'empire britannique. Il leur est impossible d'imaginer
que l'héritage colonial puisse aussi avoir apporté quelques
richesses à l'Afrique : c'était le cas au Zimbabwe où l'agriculture
était une des plus florissantes de cette partie du monde.
Dans la presse française,
il est de bon ton, depuis le début de la "réforme agraire",
d'évoquer systématiquement le fait que les blancs détiennent
75 % des meilleures terres du Zimbabwe, mais que ce soit
eux qui en aient mis la plus grande partie en valeur n'est
jamais mentionné. Certains oublient aussi de dire qu'en
février 2000, 52 % des électeurs Zimbabwéens s'étaient prononcés
contre l'éviction des fermiers blancs sans compensation,
comme si pour eux comme pour Robert Mugabe, les résultats
d'une élection devaient être ignorés dès l'instant qu'il
s'agissait de "botter le cul des blancs". Certains encore ont parlé des
persécutions dirigés contre les membres de l'opposition
Zimbabwéenne mais n'ont pas jugé utile de rapporter les
véritables campagnes de violences contre les fermiers blancs. Ce sont
enfin les mêmes qui répètent à l'envie que Robert Mugabe
"se sert" du racisme anti-blanc à des fins électorales
par simple refus d'admettre que Robert Mugabe >EST<
raciste : Ceux-là ont toujours une réticence à admettre
que le racisme n'est pas l'apanage des blancs, et plus encore
que des blancs puissent faire l'objet d'attaques racistes.
Une telle attitude est-elle
surprenante ? On se souviendra que les mêmes s'extasiaient
jadis devant Staline quand les Ukrainiens mourraient de
faims par millions pendant les années 30 ou devant Mao quand
celui ci faisait mourir par dizaines de millions les paysans
chinois pendant les "sixties". Robert Mugabe fait
penser, d'ailleurs, à un autre dictateur communiste qui
avait eu un temps les faveurs de ces pères et mères La Morale
soixante-huitards : Pol-Pot. Comme le tyran cambodgien,
qui a massacré un tiers de son peuple, Robert Mugabe, après
avoir chassé la quasi-totalité des blancs de son pays, risque
de faire mourir de faim 6 millions de ses concitoyens, sans
compter tous ceux qui, orphelins, malades du SIDA, sont
déjà touchés par la folie de ce dictateur
Robert Mugabe
pourra se flatter d'avoir infligé à un peuple africain la
première famine directement imputable au racisme anti-blanc.
Il est grand temps de faire
une mise à jour des bonnes consciences. Aujourd'hui, dans
notre société, Le racisme anti-blanc, le tabou dont il fait
lobjet ainsi que le tabou qui en est le produit dérivé,
concernant le racisme des africains, des arabes, des asiatiques
ou des amérindiens, ont des conséquences de plus en plus
tangibles non seulement sur le quotidien des blancs mais
sur celui d'autres groupes ethniques : La famine du sud
de l'Afrique ou l'antisémitisme en France en sont deux exemples.
Pour pouvoir dénoncer ce racisme qui nous touche, nous devons
donc surmonter le double complexe hérité de la décolonisation
et le traumatisme du nazisme qui nous font croire que tout
ce qui est dans notre intérêt est forcément préjudiciable
aux autres peuples.
Nayons donc pas peur
de combattre le racisme antiblanc : le fait de défendre
en priorité nos intérêts, en tant que blancs, est non seulement
normal, non seulement moral mais encore n'est pas incompatible
avec l'intérêt d'autres groupes ethniques, bien au contraire
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