| 21 Lieu :
Ligne 11, Stations
Pyrénées et Jourdain.
Type
dagression :
Agression raciste
Méthode :
Harcèlement raciste
Il était environ
22 heures 30. Je rentrais dune
très longue flânerie à travers Paris,
que javais commencé le matin. Vers
onze heures, jétais allé faire un
saut au Parc Monceau, où un homme
organisait une sorte de prise de Parole
à langlaise, pour réagir contre
linsécurité, suite à
lagression dont son fils avait
été victime dans le parc. Lidée
mavait tout de suite plus car ce
monsieur avait agit en toute
indépendance des partis politiques, et
à son initiative personnelle, cest
à dire dans le même état desprit
que moi lorsque jai créé mon
site. Cétait la première fois que
jallais parler du racisme antiblanc
en public, et non derrière un écran.
Les orateurs se sont succédés, puis
cela a été mon tour. Je peux dire que jai été surpris
de voir la réaction des gens qui se trouvaient là. Cétaient
pour la plupart des personnes âgées, mais surtout, jai
vu beaucoup de gens complètement désespérés. De ces français
d'origine modeste que nos hommes politiques ont abandonnés
et marginalisés, depuis quil est devenu plus glamour
de défendre la cause des maliens que de servir son propre
peuple. Lorsque je suis descendu de la caisse que lorganisateur
avait installée, les gens criaient pour avoir ladresse
du site! Complètement incroyable mais pas surprenant,
somme toutes.
Jai vu des
gens venir me voir en me disant "Quest
ce quon peut faire? on est à
bout", "Je
nen peux plus, il y a une famille
darabe à coté de chez moi, ils me
traitent tout le temps de pute, ils
disent que cest moi qui suis
raciste, jhabite dans une cité, la
police sen foue!".
Jai vu ce que cest que
la souffrance de ces français modestes quon traite
comme du bétail et sur la gueule desquels nos hommes politiques
ont balancé six millions de maghrébins et dafricains
en leur disant : "Démerdez-vous avec, bande
de sales français racistes ! Nous, nous sommes tolérants !
". Cest facile dêtre tolérant aux dépends
des autres
Je rentrais donc.
Jétais monté dans le métro,
Ligne 11, comme dhabitude, à
Rambuteau. Arrivé à La station
république, deux blacks et un arabe de
dix sept ou dix huit ans sont montés.
Les blacks avaient le look typique des
rappeurs racistes et violents :
Cheveux nattés serrés contre le crâne,
partant du front et se terminant en
pointe derrière la nuque. Une vrai
signature de la haine noire. Et puis le
pantalon et le T-shirt Baggy, ça change
un peu de lhabituel basquet
casquet survet. Les trois
compères étaient assez excités. Le
métro était arrivé à la station
"Pyrénées". A son départ,
lun des noirs à ouvert la fenêtre
de la rame, a passé sa tête par la
fenêtre et à cracher sur les gens qui
se trouvaient sur le quai.
A ce moment,
jessayais de les ignorer donc je
nai pas vu exactement sur qui il
crachait. Ce que jai vu ? Sur
le quai, un homme blanc, dune
quarantaine dannée, grimaçait
tandis que derrière lui, un adolescent
arabe riait. Que chacun comprenne la
scène comme il veut, pour moi,
cest très clair.
Nous sommes arrivés à la station Jourdain.
Les deux noirs et larabe sont descendu. Moi aussi.
Nous remontions le quai vers la sorti lorsque le noir
a aperçut une jeune française dune vingtaine
dannée qui se trouvait assise sur un strapontin,
juste à coté dune porte ouverte. Il a sorti dune
de ses poches un bandana, sest approché delle
et a passé, par pure "provocation", le foulard
sur le visage de la rouquine.
Je suivais. Nous
sommes arrivés au niveau des escaliers
mécaniques. "Comme par
hasard", les deux noirs et le
maghrébin ont choisi dencadrer une
femme blanche de la quarantaine.
Larabe sest mis à coté
delle, les deux noirs se sont mis
sur la marche juste derrière elle pour
bien lui coller aux fesses. Pour
échapper à ce harcèlement, il a fallut
quelle parte et monte
précipitamment lescalier
Finalement nous sommes sortis de la
station, eux sont partis dun coté, moi de lautre.
Leur comportement était très typique des racistes noirs
et arabes : Ils savent très bien jusquoù aller
pour faire chier les français mais sans en faire trop
pour risquer de justifier une réaction violente. Pour
ma part, si les choses avaient été plus graves, je serais
intervenu, mais dans ce cas particulier, comme ils étaient
plus nombreux que moi, le harcèlement raciste quils
faisaient subir à leur victime blanche nétait pas
une violence suffisamment marquée pour que jintervienne,
alors quils cherchaient visiblement une occasion
de casser du blanc.
Jespère que
la création de cette page sera déjà
une forme de réaction. Un jalon pour
dire que ces événements existent, que
désormais, certains en parlent,
quil faut en parler, et que des
gens, en lisant ces lignes reconnaîtrons
certaines de leurs expériences
quotidiennes et sauront que nous sommes
nombreux à n'être pas indifférents.
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