Le racisme antiblanc
 

Conclusion

 
 
 
 
 

J'ai cité, au début de cet ouvrage quelques extraits de textes chantés par le groupe Rap raciste Ministère Amer. Le racisme ouvertement exprimé de ces chanteurs n'est que la partie immergée d'un phénomène très répandu au sein de notre société : Le racisme Antiblanc. En effet, on ne peut considérer Ministère Amer comme un phénomène isolé de tout contexte. Il faut donc prendre en compte les dizaines de milliers de jeunes qui se reconnaissent dans les idées racistes de ces chanteurs et qui ont achetés leurs albums. Souvent, des parents ont donné à leurs enfants l'argent nécessaire à cet achat. Dans autant de familles, le message haineux de Ministère Amer, joué et rejoué, se répand vers les plus jeunes comme vers les plus vieux ; on peut même dire que si des adultes autorisent leurs enfants a écouter de telles paroles, c'est parce qu'ils ne les identifient pas comme racistes ou parce que ce racisme fait partie de leurs normes culturelles.
Cependant, si un groupe comme Ministére Amer parvient à exprimer ouvertement son message haineux, c'est aussi parce qu'un ensemble de conditions sont réunies pour lui permettre de s'épanouir.

D'abord, il lui faut des relais et, dans ce domaine, il n'en manque pas. Il y a d'abord les radios communautaires, qui ciblent leur public en fonction de leur appartenance ethnique, qui font la promotion de cette musique et la passe à l'antenne, afin d'accroître leur taux d'audience et vendre plus cher des espaces publicitaires. Le travail de ces radios est relayé par un réseau de magasins spécialisés dans ce genre de musique qui vendent les albums groupes similaire à Ministère Amer. Un circuit de Centres Culturels, de Clubs, permettent enfin à ces musiciens d'un genre particulier d'être en contact avec leur public.
Mais outre ces réseaux le racisme Antiblanc se répand avec une facilité d'autant plus grande que ces idées sont constamment banalisées. En effet, le racisme Antiblanc possède de racines souterraines qui se nourrissent de mythes, de clichés, de préjugés et de comportement, tous racistes. Il est alors d'autant plus intéressant d'analyser l'ouvrage d'un raciste comme Tahar Ben Jelloun qu'on peut le trouver dans les Hypermarchés comme dans les petites librairies. Une lecture attentive du " Racisme expliqué à ma fille " permet d'apporter un éclairage sur la façon dont se forment, se transmettent et se renforcent les stéréotypes qui font la spécificité du racisme Antiblanc. On découvre alors qu'il ne se résume pas aux expressions bruyantes de Ministère Amer. C'est un faisceau de petits et de grands mensonges, de déformations et d'accumulations partisanes. Ainsi on peut évoquer des faits historiques en mentant sur leurs causes ; on peut présenter de façon systématique les blancs sous un jour négatif, on peut minimiser systématiquement les expressions du racisme Antiblanc. Il résulte d'une telle éducation la transmission de des grands mythes racistes et d'un préjugé fondateur au racisme Antiblanc.

  • Les Blancs naissent avec une cuillère en argent dans la bouche.
  • Les Blancs sont plus racistes que les autres peuples.
  • Les Blancs sont responsables de tous les malheurs des autres peuples.
  • Les Blancs sont des êtres irrationnels.
  • Ce sont toujours les blancs qui sont les racistes, tandis que les personnes appartenant à d'autres groupes ethniques sont toujours des victimes du racisme.

A ces croyances, qui font la spécificité du racisme Antiblanc, vient s'ajouter un autre trait qui distingue le racisme dont peuvent être victimes les blancs du racisme dont peuvent être victimes les individus appartenant à d'autres groupes ethniques : Le racisme Antiblanc tire sa force de sa capacité à paralyser ses victimes et à les réduire au silence. Il se distingue par des processus de manipulation qui empêchent ses victimes de l'identifier et de le dénoncer. Ces méthodes sont:

  • Le silence sélectif, le chantage moral et racial.
  • Les inversions culpabilisantes (délit de généralisation, déplacement du soupçon et isolement accusateur)
  • Le refus de parole et le refus d'écoute.

Il arrive également un moment où, parce que le monde change et la roue tourne, il faut remettre en question la façon dont notre société combat le racisme. Une éducation qui dénonçait le seul racisme des blancs avait un sens lorsque la France était une nation ethniquement homogène ; elle devient un vrai problème et un facteur de diabolisation des blancs dès lors qu'elle est dispensée dans une société de plus en plus multi-ethnique. Contrairement aux apparences, l'immigration extra-européenne ne nous a pas fait découvrir que les blancs peuvent être racistes ; on le savait déjà depuis longtemps. Ce que nous découvrons vraiment, c'est qu'ils peuvent être victimes d'un racisme particulier, le racisme Antiblanc. Ce racisme, de plus en plus répandu, de plus en plus virulent, n'est ni dénoncé, ni combattu, quand il n'est pas encouragé, parce que certains ont intérêt à l'instrumentaliser, soit pour en tirer un bénéfice politique, soit pour en tirer un bénéfice économique, soit pour en tirer quelques privilèges raciaux.

C'est aussi parce que le monde change qu'à ceux qui ne cessent de nous culpabiliser, nous devons opposer au devoir ou plutôt, à l'obligation de mémoire, le droit de tourner la page. Nous ne vivons ni sous Louis XIV, ni sous le régime de Vichy ; que les membres de minorités éthniques qui trouvent dans ces deux épisodes de notre histoire un alibi à leur haine envers les blancs se le tiennent pour dit.

Pour lutter contre le racisme Antiblanc, on aurait tort de croire qu'il est utile de se montrer conciliant. Ainsi toutes les repentances, toutes les réparations ne servent à rien, lorsque le désir de réconciliation n'est pas partagé. Si, dans le combat contre le racisme Antiblanc, il faut garder en tête qu'on ne se grandit pas en écrasant les autres, il devient urgent d'avoir à l'esprit que se mettre à genoux ne grandit pas les autres. La motivation principale du raciste Antiblanc est la haine. On ne peut pas discuter avec ce genre de personne et on ne peut l'amener à changer ses positions en se montrant accommodant. Il faut, en toutes circonstances, s'opposer aux discours et aux comportements du raciste Antiblanc.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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  - Introduction  
   
  - Ch2 : Aspects du racisme antiblanc  
  - Ch3 : Le drôle de Livre de Tahar Ben Jelloun  
  - Ch4 : L'esclavagisme dont on ne parle pas  
  - Ch5 : Les dérives racistes de la Gauche.  
  - Conclusion  
  - Bibliographie  
 
 
 
 

" L'homme blanc est ici comme le second citoyen : vous êtes en numéro un. Il est numéro deux ou trois.

C'est ce qui doit être enseigné à nos enfants."

Robert Mugabe, le président du Zimbabwe, à un groupe d'écoliers

 

 
 
 
         
 
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