24 février 2004
 

Les dirigeants noirs sommés d'être moins gourmands

 
 
 
 
 

A qui a vraiment profité la saisie des fermes blanches au Zimbabwe? Aux pauvres "Noirs sans terres"? La réalité est bien différente: Comme dans le reste de l'Afrique, à quelques potentats noirs proportionnellement aussi incompétents et corrompus qu'ils sont avides de prestige social ...


Joseph Nkomo, un ministre de Robert Mugabe a émis une mise en garde envers les dirigeants du parti officiel et du gouvernement ayant acquis plusieurs fermes, qui doivent les restituer pour la réinstallation de paysans ou riquer une peine d'emprisonnement pour vol de la propriété de l'état.

Nkomo, qui a pour mission de superviser la réforme agraire et la réinstallation de fermiers après un récent remaniement ministèriel, a déclaré que les gens influents qui refusent d'abandonner leurs fermes surnuméraires, comme l'a ordonné Mugabe l'an dernier, violaient les lois du pays.

Dans un entretien accordé au Sunday Mail, un magazine d'état, Nkomo a cité le cas d'un responsable non nommé de la région du Mashonaland qui a saisi quatre fermes mais qui refuse de s'en séparer.

Dans de tels cas, nous procédons par assignation" a dit Nkomo au Sunday Mail. "C'est un vol de la propriété de l'état."

"Certaines terres qu'ils refusent de restituer ont des infrastructures pour lesquelles le gouvernement va compenser les anciens fermiers blancs commerciaux."

Nkomo a déclaré que ce triste scénario était celui de cadres, qui devaient diriger en montrant l'exemple, s'emparant de beaucoup de fermes pour leur propre usage.

"C'est un problême lorsque des cadres se livrent à de telles activités. De qui les jeunes vont-ils apprendre?" a t'il demandé.

Il a déclaré que le gouvernement faisait de son mieux pour combattre la corruption.

"Nous disons Non à la corruption. Toute rétention excéssive de terres est assimilable à de la corruption." a t'il dit.

L'an dernier, Mugabe a formé une équipe chargée de faire un audit après qu'une enquête par un de ses ministres ait révélé une corruption massive dans l'exercice de la réforme agraire.

L'équipe de l'audit sur la réforme agraire a mis à jour une corruption massive et a déclaré que de nombreuses dirigeants avaient acquis plusieurs fermes de première qualité.

Nkomo a déclaré que ceux qui s'accrochent à ces fermes en dépit des ordres de Mugabe commettaient un vol.

"C'est du vol de la propriété d'état. a déclaré Nkomo.

Lundi, Nkomo a déclaré que si certains responsable ont obéis rapidement à l'appel de Mugabe pour la restitution des terres, certains anciens avaient refusé de le faire.

"C'est la corruption dont nous parlons et dont nous voulons nous débarrasser" a dit Nkomo.

"Où cet individu va t'il trouver les fonds pour compenser l'ancien propriétaire pour les améliorations faites si il ou elle ne restitue par les terres exédentaires au gouvernement wui, en retour, est censé couvrir le montant des compensations?"

Nkomo a décalré que les parcs naturels alloués a certaines personnes qui avaient déjà fait l'acquisition d'autres propriétés seront reprises sans la moindre considération pour leur statut dans les cercles politiques.

le Sunday Mail dit que certains parcs naturels ont été alloués à des personnalité importantes, chacune recevant plus de 100 000 hectares.

Nkomo a a aussi rappelé aux bénéficiaires de la réforme agraire qu'il était illégal de louer la terre qu'ils avaient reçu car c'était la propriété de l'état.

De nombreux bénéficiaires qui n'ont pas assez d'argent pour faire de l'agriculture sous-louent leurs terres à un troisième parti.

Les remarques de Nkomo semplent illustrer la frustrations éprouvée par Mugabe envers ses hommes de mains, la plupart desquels il a autoriser à faire ce qui leur plaisiat lorsque son programme de saisie des terres à commencé en 2000.

la plupart ont saisis de nombreuses fermes de premier ordre pour leur propre compte.

Lorsqu'il leur a ordonné de les rendre, après sa victoire aux élections présidentielles de 2002, on pense qu'un grand nombres d'entre eux ont enregistrée les fermes surnuméraires sous le nom de proches et d'amis.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
         
 
Références
 
  • 24 février 2004 - IOL / Pretoria News - "Return your extra farm or else, warns Nkomo"

Sur le site au sujet des bénéficiaires de la persécution des Blancs.

 
 
   
         
 
  Précédent : - 29 janvier 2004 - nouvelle loi de saisie des terres
  Suivant : - 14 avril 2004 - réforme agraire, des fermiers noirs en echec
 
Télécharger le livre sur le racisme antiblanc