18 février 2003
 

Pourquoi tant de complaisance et de discrétion
envers Robert Mugabe ?

 
 
 
 
 

C'est officiel : Le président Robert Mugabe est invité au Sommet France-Afrique qui doit se tenir les 20 et 21 février 2003 à Paris, et cela en dépit de sanctions Européennes prises en février 2002. En théorie, elles lui interdisent, ainsi qu'à 70 personnes de son entourage, de se rendre dans un pays membre de l'Union Européenne.

Rappelons brièvement le Palmarès de Robert Mugabe :

Oui, au Zimbabwe, des fermiers Blancs ont été abattus à cause de leur couleur de peau et des centaines d'autres ont été brutalisés ou expropriés.

Oui, au Zimbabwe, il existe des camps de Jeunesse du ZANU-PF où des femmes sont kidnappées et réduites à la servitude sexuelle.

Oui, au Zimbabwe, le viol utilisé comme instrument de terreur par les partisans de Robert Mugabe est la cause d'une catastrophe sanitaire lié au SIDA.

Oui, au Zimbabwe, des centaines de militants des partis d'opposition ont été assassinés ou torturés.

Oui, au Zimbabwe, des milliers d'enfants d'employés agricoles crèvent de faim et sont privés d'éducation.

Oui, au Zimbabwe, Robert Mugabe a été réélu au cours d'élections truquées et entachées de Fraude.

Difficile, vraiment, au regard de ses tristes états de services, de ne pas comparer l'accueil discret, voir complaisant, réservé à ce dictateur, ouvertement raciste antiblanc, antisémite et homophobe avec les réactions que peut susciter la présence d'un Pinochet en Europe. Seulement voilà : Robert Mugabe est noir. Et la connerie noire, la connerie 100 % africaine, ça ne se dénonce pas : " ça pourrait rendre les Blancs racistes !".

Si la visite de Robert Mugabe, comme celle qu'il a effectué en mars 2001, va se dérouler dans le calme médiatique, intellectuel et associatif habituel, elle devrait au moins ouvrir les yeux d'un grand nombre de naïfs sur l' "antiracisme" officiel. Il y a peu de chance, en effet, pour que les grandes associations "antiracistes" élèvent la moindre protestation à cette visite et cela pour une raison très simple : Si certains de leurs militants, tels ceux de SOS-Racisme Reims, ont dénoncé -il y a deux ans - la politique de Robert Mugabe, leurs dirigeants, par contre, soutiennent parfois ouvertement ce dictateur. C'est le cas, entre autres, de certains membres hauts placés de la même association.

Au mois de Novembre 2002, une réunion devait se tenir à Bruxelles entre les pays de l'Union Européenne et les Pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique). Cette réunion a été annulée suite au refus des Européens d'accueillir deux ministres Zimbabwéen frappés par les Sanctions votées en février 2002. Les Pays " A.C.P. " avaient en effet protesté contre cette interdiction, émise d'ailleurs suite à la politique de plus en plus antidémocratique des dirigeants Zimbabwéens et non à cause de leurs propos antiblancs - Ç'aurait été trop demander et surtout, ç'aurait été la reconnaissance officiel d'un phénomène qui "n'existe pas".

A cette occasion, plusieurs délégués européens avaient, eux aussi, manifesté leur soutien aux ministres zimbabwéens en demandant la levée des sanctions qui pèsent sur eux. Parmi ceux-là : Harlem Désir, Fondateur et ancien président de SOS-Racisme, élu du Parti socialiste, et Fodé Sylla, également ancien président de SOS-Racisme et élu du Parti communiste… (Libération du 26 novembre 2002, page 10)

Ces positions des deux députés "antiracistes" et le soutien des pays A.C.P. au régime Zimbabwéen ne devraient pas surprendre : elles s'inscrivent en droite ligne de celui qu'on officiellement affirmé les délégués noirs de la "conférence des Africains et des descendants d'Africains contre le racisme", prolongement de la conférence de Durban, qui s'est tenue à la Barbade en octobre 2002. Elle avait été ouverte par une motion d'expulsion de tous les Blancs présents, votée à la quasi-unanimité par les délégués noirs. Seules quelques personnes s'étaient déclarées contre, dont l'indépendantiste martiniquais Malsa Garçin. Seulement voilà : n'est pas Malsa Garçin qui veut…

La position de Fodé Sylla à l'égard du Zimbabwe, sa complaisance pour un des pires dictateurs d'Afrique, semble d'autant plus hypocrite qu'on se souviendra de ses gesticulations après l'alliance de la droite autrichienne et du FPO. Pourtant, Jord Haider, le dirigeant de ce parti n'a jamais fait preuve de l'antisémitisme ou du racisme d'un Robert Mugabe. Et, à ma connaissance, contrairement au Zimbabwe, ni les noirs ni les blancs ne meurent de faim du fait de la politique des dirigeants autrichiens.

Qu'on juge des propos de Fodé Sylla en Septembre 2000 au sujet de l'Autriche :

"Je proposerais donc au Parlement européen de constituer une commission d'enquête parlementaire pluraliste sur l'Autriche. l'Europe ne peut passer sous silence la politique développée actuellement en Autriche contre les droits syndicaux, la place des femmes, le statut des étrangers et la culture"

Il avait aussi déclaré qu'il fallait

"dénoncer avec la plus grande force l'émergence d'une formation qui joue ouvertement sur le terrain démagogique et raciste au cour de l'UE."

Quand on connaît,aujourd'hui, le palmarès de Robert Mugabe et les positions de Monsieur Sylla sur les sanctions prises contre les dirigeants du Zimbabwe, il y a de croire rire… ou pleurer.

Ne soyons pas dupe : Les individus comme Fodé Sylla ou Harlem Désir ne se battent nullement contre le "racisme", mais seulement dans l'intérêt de leurs groupes ethniques respectifs. Qu'un raciste noir parvienne à être à la fois raciste antiblanc et antisémite dans la même phrase, comme lorsque Robert Mugabe déclare que les fermiers blancs "ont le cœur dur, on croirait qu'ils sont juifs", importe peu aux anciens dirigeants de SOS-Racisme. S'il faut "dénoncer avec la plus grande force" le racisme réel ou supposé des blancs, ils ferment les yeux - sans complexe - sur le racisme des Noirs et des Maghrébins.

Ils nous parlent de générosité, de tolérance et d'altruisme mais en réalité, il s'agit de NOTRE générosité et de LEUR intérêt , il s'agit de NOTRE tolérance dont ils abusent, il s'agit de NOTRE altruisme dont ils tirent profit. Ils exigent des seuls Blancs ce qu'ils ne demandent pas aux membres de leurs groupes ethniques.

Robert Mugabe ne menace nullement les Fodé Sylla, les Harlem Désir et autres membres de minorités ethniques qui vivent en Europe. Plus encore, sa réthorique antiblanche ne peut être que favorablemement accueilli par les représentants de minorités ethniques souvent prompts à accuser les Blancs de tous les maux de leurs communautés. On l'avait vu, précisement, à la conférence mondiale des africains et des descendants d'Africains contre le racisme où le problême des "compensations" à exiger des blancs ou celui de l'opportunité de la présence des blancs à la conférence avaient été plus débattus que les problêmes de l'esclavage moderne en Afrique ou de la catastrophe sanitaire liée au SIDA sur ce continent, dont les Mugabe d'Afrique sont, en réalité, les premiers responsables.

 

Le Lendemain du renouvellement de mandat de Robert Mugabe, le fermier Terry Ford à été attaché à un arbre puis exécuté par les partisans du président du Zimbabwe. La soeur de Robert Mugabe convoitait sa ferme.

Encadrés: Harlem Désir et Fodé Sylla. En Novembre 2002, les anciens présidents de SOS-Racisme ont demandé la levée des sanctions européennes visant l'entourage du président du Zimbabwe.

 

 

 
 
 
 
 
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  Robert Mugabe:
Les petites phrases qui tuent ...
 
 
 
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Sur les Blancs:
"Les Blancs sont des escrocs et des fraudeurs"

 
 
 
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  Sur les fermiers blancs :
"Ils ont le coeur dur, on croirait qu'ils sont juifs..."
 
 
 
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Sur les homosexuels:
ils sont "Pire que des porcs et des chiens"

 
 
 
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Sur les Juifs:
"Les Juifs d'Afrique du Sud, travaillant de concert avec leurs collègues d'ici, veulent que nos usines de textile et d'habillement ferment."

 
 
 
 
 

A un groupe d'écoliers:
" L'homme blanc est ici comme le second citoyen : vous êtes en numéro un. Il est numéro deux ou trois.
C'est ce qui doit être enseigné à nos enfants."

 
 
 
 

Sur les Blancs
"Ces escrocs, nous en avons hérité comme une part de notre population"

 
 
 
  Sur les Blancs
"Nous ne pouvons attendre d'eux qu'ils s'améliorent, qu'ils soient d'honnêtes gens et une communauté honnête, somme toute"

 
 
 
  Sur les Fermiers blancs
"Si les fermiers ne peuvent vivre dans l'harmonie (...) nous leur demanderons de quitter notre pays dans l'harmonie''
 
 
 
 
         
 
Références
 
  • 12 novembre 1999 - L'humanité en Ligne - "Fodé Sylla . Vienne contre Haider" par Bruno Odent
  • 11 septembre 2000 - Fenêtre sur l'Europe - "UE : vers la fin de la quarantaine de l'Autriche"
  • 26 novembre 2002 - Libération - "Clash Européen sur le Zimbabwe"
  • 28 janvier 2003 - Le Monde - "Les Quinze ne sont pas d'accord sur le renouvellement des sanctions contre le Zimbabwe" par Laurent Zecchini
  • 03 février 2003 - Le Monde - "L'accord secret passé avec Paris sur le Zimbabwe met Londres dans l'ambarras" par Stephen Smith
  • 16 février 2003 - Libération - "Plainte pour torture contre Mugabe" par Christophe Ayad
 
 
   
         
 
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Sur le site: ce racisme qui "n'existe pas"
    - 2001 - La conférence de Durban et le racisme Noir
    - 2002 - les Blancs expulsés d'une Conférence contre le Racisme
    - Les croyances de la Nation de L'islam
Sur le site au sujet de la mort de Terry Ford
    - Novembre 2000 - La soeur de Mugabe exige une ferme
    - Mars 2002 - Un fermier Blanc exécuté
   

- Mars 2002 - La soeur de Robert Mugabe redemande la ferme

Sur le site:
    - Des Français dépossédés au Zimbabwe
    - Vauvert - Quand SOS-Racisme truque les témoignages
 
Télécharger le livre sur le racisme antiblanc