03 octobre 2002
 

Des personnes âgées chassées d'une ferme

 
 
 
 
 

Un couple zimbabwéen chassé d’une ferme.

Port Elisabeth – Jeudi après midi, Janet Nienaber qui habite à Jeffey’sBay, à L’Est du Cape, ignorait toujours le sort de ses parents, des personnes âgées, après qu’ils aient été expulsés de force de leur ferme du Zimbabwe, dans la journée de mercredi.

Jeudi, Nienaber a dit à Radio Algoa News que mercredi, ses parents, tous deux âgés de 76 ans, avaient été arrêtés dans leur ferme " Lugo Ranch " ; entre Bulawayo et Victoria Falls.

Elle a déclaré que la police Zimbabwéenne avait projeté d’emprisonner ses parents mais, après une longue discussion, les avait autorisés à dormir dans un hôtel du coin. Néanmoins, jeudi après midi, Madame Nienaber ne savait toujours pas où ses parents se trouvaient et s’ils étaient en sécurité.

"Aux dernières nouvelles, une cousine était en route pour aller chercher ma mère." a déclaré Madame Nienaber à l’Agence de presse SAPA.

Elle dit que ses parents ont reçu un arrêté d’expulsion en décembre dernier, mais que cet arrêté avait été invalidé récemment. La ferme de ses parents se trouve aux bords d’une réserve naturelle et fait partie d’un parc.

" Ils ont un permis de chasse et amènent beaucoup de devises étrangères mais en fin de compte, cela n’a pas suffit. "

Mercredi, la police est arrivée à la ferme pour les arrêter. La mère de Madame Nienaber, Ruth Chatam, a été traînée hors de la maison et menottée à un véhicule de police. Elle a eu le poignet brisé pendant ces faits.

"Elle a 76 ans, pourquoi fallait-il qu’il lui passe les menottes ?"

La police est alors retournée dans la maison pour attraper Jim Chattam, le père de Madame Nienaber.

" Mon père a des problèmes cardiaques et ma mère s’est battue désespérément pour les empêcher ce lui faire du mal. "

Elle dit que sa mère a supplier la police de ne pas les mettre en prison parce que son père doit prendre des médicaments avec régularité après chaque repas.

"On ne leur donne pas de nourriture en prison. Mon frère a été en prison il y a quelques temps et on ne lui pas donné une miette, à moins qu’il ne reste de la nourriture de la cantine de la police."

La police a dit à Madame Chatam qu’elle pourrait acheter sa propre nourriture en prison.

" Elle leur a demandé comment elle pourrait faire – Des lessives ?. Il lui a dit qu’elle pourrait utiliser sa montre pour avoir de l’argent. "

Madame Nienaber dit qu’en fin de compte, la police a cédé et a escorté ses parents jusqu’à un hôtel tout proche.

Elle dit qu’elle n’est pas inquiète que pour ses parents. Les travailleurs agricoles souffrent des conséquences des expulsions dans les fermes.

" Je trouve dégoûtant que tant d’employés agricoles deviennent des sans-abris et des chômeurs à cause des expulsions. 

les violations des droits de l’homme sont absolument écœurantes.

Le pire, c’est que très peu des fermes sont attribuées aux vétérans de guerre. " Dit Madame Nienaber. " On les attribue à Mugabe, à sa famille et à ses hommes de mains. Les gens qui méritent la terre ne l’obtiennent pas."

Elle dit que les chances pour que ses parents aillent en Afrique du Sud sont minces.

"Ils sont vieux, ils ont besoin d’une assistance médicale, ils veulent rester au Zimbabwe."

Elle dit qu’ils devraient être en sécurité en ville.

" Mais pour combien de temps, nus l’ignorons. Pour l’instant, ce sont les fermiers blancs, quand vont-ils s’en prendre aux hommes d’affaire blancs ? Nous ne le savons pas. "

Madame Nienaber dit que sa plus grande crainte est qu’une action similaire se développe en Afrique du Sud

 
 
 
 
 
 
 
 
 
         
 
Références
 
  • 03 octobre 2002 - News 24 SA - "Zim couple forced off farm" traduit ci-dessus
  • 08 octobre 2002 - Allafrica - "Police accused of Harassing Farmers in Matabeleland" par Sandra Mujokoro
 
 
   
         
 
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