| Des gangs armés tirent
sur des fermiers blancs Des fermiers blancs
zimbabwéens qui font lobjet de mesures
dexpulsion ont signalé des attaques
sporadiques par des bandes armées.
Cinq fermiers
du sud-est du pays ont quitté leurs maisons
après que des policiers et des troupes en arme
leur aient dit quils défiaient
léchéance fixée par le Président Robert
Mugabe pur quils évacuent leurs terres.
Lorganisation
" Justice For Agriculture ",
qui appelle à contester les expulsions en
justice, a déclaré quune bande de
"vétérans de guerre" a tiré
avec un pistolet sur un fermier et ses employés
dans la région de Banket, à 60 Miles au
Nord-Ouest de Harare, la capitale.
Dans une ferme
située juste à lextérieur de Harare, un
gérant noir employé par un fermier blanc a
été agressé par des militants. Des bandes
armées comptant des douzaines de supporters ont
essayé de forcer les occupants de trois fermes
voisines à partir.
Certains
représentant de la communauté fermière
espéraient, cependant, quun discours
prononcé lundi par Monsieur Mugabe, dans lequel
il disait quaucun fermier ne serait sans
terres, était un signal quil était
dhumeur plus conciliante.
Lundi, le
président Robert Mugabe a déclaré que "tous
les véritables fermiers blancs bien
intentionnés qui souhaitent poursuivre une
carrière de fermier comme des citoyens loyaux à
ce pays auront des terres pour le faire."
En réalité,
Le président Mugabe a déjà violé plusieurs
accords passés avec les fermiers blancs.
Cest donc sur le terrain quil faut
juger sils sont suivis deffet. Il
semblerait plutôt que Robert Mugabe, comme il
la fait dans le passé, cherche à gagner
du temps et à poursuivre sa politique raciste,
tout en cautionnant par son inaction les
violences et les pressions dont font l'objets les
fermiers blancs.
En 1980, il y
avait 500 000 blancs au Zimbabwe.
Aujourdhui, il ny en a plus que 20
000. Si Robert Mugabe nétait pas un noir,
et si sa politique raciste nétait pas
dirigée contre des blancs, on parlerait sans
hésiter de nettoyage ethnique.
La réforme
agraire nest que laspect le plus
visible et lalibi dune
purge dont sont victimes les blancs en général.
En effet, ce nest pas simplement les fermes
des blancs qui sont attaquées. Les
entreprises appartenant à des blancs ont
aussi été visées, quelles appartiennent
à des blancs Zimbabwéens ou à des
blancs étrangers. Des organisations caritatives
ont aussi été la cible du président Robert
Mugabe. Des purges ont eu lieu dans le
système judiciaire et les rares députés
blancs
du parlement Zimbabwéen font lobjet de
menaces et dintimidations politiques. Des chasses
aux blancs, léquivalent de pogroms
et de ratonnades, ont été menées dans
les villes et dans les
campagnes par les partisans de Robert Mugabe.
Plusieurs fermiers et fermières ont été tués,
voir exécuté de sang
froid, par les partisans de
Robert Mugabe. Les diplomates
occidentaux ont, eux aussi, été
menacés.
En
février 2000, 54 % de la population du Zimbabwe
sétait prononcé contre
lexpropriation sans compensation des
fermiers blancs au cours dun référendum.
Suite à la campagne de "réforme
agraire" du gouvernement zimbabwéen, dont
le véritable objectif est de voler les terres
appartenant aux blancs pour les redistribuer aux
parents et à lentourage de Robert Mugabe,
ainsi quaux policiers
et militaires, 500 000 personnes sont
actuellement touchées par la famine dans ce
pays, et 6 millions dautres souffrent de
graves pénuries alimentaires.
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