| Les fermiers
blancs Zimbabwéens laissent passer
léchéance Harare, Zimbabwe Tôt ce
matin, plus de 2000 fermiers blancs ont attendu
nerveusement dans leurs fermes tandis que passait
léchéance pour quils quittent leurs
terres avant quelles soient redistribuées
aux noirs du pays.
Alors que
léchéance passait à minuit, il ny
a pas eut d'actions menées contre des blancs
signalées.
On ne savait
pas clairement quels étaient les projets du
gouvernement concernant les fermiers bien que la
police a déclaré quelle navait pas
de projet pour les expulser de force. Environ
2100 des 2900 fermiers auxquels on a dit de
partir résistaient à cet ordre.
" Cest
visiblement tendu " a dit Alan Parsons, un
porte-parole des fermiers de la région de Karoi
où 54 propriétaires terriens blancs attendent
léchéance.
" Les
gens vont attendre et essayer de protéger leurs
biens. Nous allons simplement attendre et voir ce
qui se passe durant les prochaines 48
heures. " a-t-il dit.
Le gouvernement
a pris pour cibles à saisir 95 % des fermes du
pays appartenant à des blancs, et on a dit à
2900 fermiers de quitter leurs terres.
La Commercial
FarmersUnion, qui représente les fermiers
blancs de la nation, déclare que de nombreux
fermiers ont empaqueté leurs possessions par
sécurité, plus des trois quarts de ceux qui
font lobjet dune expulsion immédiate
ont décidé de rester jusquà ce
quon sache clairement ce que le
gouvernement allait faire.
Mercredi, Le viceprésident
Joseph Msika a tenté dalimenter la crainte
que le gouvernement et les militants du parti au
pouvoir commenceraient les expulsions
aujourdhui, début symbolique des
célébrations du week-end honorant la guerre de
guérilla qui à mit fin à la gouvernance
blanche et conduit à lindépendance en
1980.
Bien que Msika
nait pas cédé à la demande du syndicat
qui voulait une prolongation de la période
dexpulsion, il a déclaré à la convention
des fermiers que la nation avait besoin
d"une infusion de votre expérience,
votre expertise et de votre
connaissance " pour nourrir son peuple,
qui est actuellement confronté à des
pénuries alimentaires.
Mais Ignatius
Chombo, le ministre des affaires locales, a
déclaré que les représentants du gouvernement
voulaient que les fermiers partent à
lexpiration de la date limite.
Ceux qui
défient les ordres "seront
arrêtés et la police soccupera
deux. Cest assez direct, pour autant
que je suis concerné." a-t-il dit.
Léchéance
arrive alors que la moitié des 12,5 millions
dhabitants du Zimbabwe sont confrontés à
de sévères pénuries alimentaires, selon le
World Food Program. Le WPF attribue la crise à
la sécheresse et au chaos agricole causé par la
saisie des fermes commerciales, appartenant
principalement aux blancs.
Ladministration
du Président Robert G. Mugabe dit que le
programme de réforme agraire est un effort pour
corriger les injustices de lère coloniale
en retirant les fermes des mains des blancs et en
les redistribuant aux noirs. Les critiques disent
que le programme fait parti dune volonté
décraser lopposition du Zimbabwe, et
ils disent quune grande partie des terres
saisies sont attribuée aux membres du
gouvernement et à leurs hommes de main.
Parsons dit que
les fermiers risquent la ruine et sont forcés
dabandonner "une
vie de travail " et les maisons de leurs
familles.
" Cest
un moment démotion. Si certaines personnes
sont visées par les arrestations, cela fera
franchir la ligne rouge aux autres et ils
décideront de sen aller. " dit-il
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