| Le risque
menaçant dune famine généralisée au
Zimbabwe sest aggravé hier lorsque des
militants se sont attaqués à nouveau à des
fermes appartenant à des blancs, tabassant un
employé qui refusait de crier des slogans du
parti au pouvoir et forçant des centaines
dautres à arrêter de travailler. La nuit dernière, trois
familles blanches de fermiers étaient
barricadées dans leur maison après que des
centaines de militants du Zanu PF, le parti du
président Robert Mugabe, se soient assemblés
dans quatre fermes, à Guruve, à 100 miles au
nord dHarare.
En dépit
dun accord signé en septembre au Nigeria
pour mettre fin à ces saisies, les occupants ont
dit aux employés de fermes quils devaient
faire de la place pour les nouveaux colons noirs.
Les violences
continues menacent de faire empirer des pénuries
alimentaires déjà graves au Zimbabwe. Les
experts ont prédit une chute de 40 % de la
production agricole due à la
"communalisation" de lagriculture
commerciale. Le pays a besoin dimporter au
moins 700 000 tonnes de blé et de Maïs, mais
na pas de devises étrangères pour en
acheter.
Un rapport
récent de la Financial Gazette, appartenant à
des fonds privés, signale que près de 3
millions de villageois se sont inscrits pour
recevoir des aides alimentaires auprès du
gouvernement. Les gens les plus durement touchés
ont déjà commencé à manger des racines
darbres et des feuilles par manque de
nourriture. Admettant que trois quarts des 12,5
millions dhabitants du Zimbabwe vivent
désormais dans une pauvreté abjecte, le
ministre des finances, Simba Makoni, a lancé une
mise en garde la semaine dernière en déclarant
que le pays à besoin daide étrangère de
façon urgente.
Mais les
analystes disent que le président Robert Mugabe,
confronté lan prochain à une élection
présidentielle cruciale, sera un obstacle majeur
aux efforts de certains de ses ministres les plus
modérés de normaliser les relations avec les
organisations caritatives.
Monsieur Makoni
a prévenu que linflation a atteint 83.6 %,
ce qui serait une moyenne lan prochain.
Mais tandis quil incitait à créer des
liens avec les organisations caritatives, le
ministre des affaires étrangères, Stan Mudenge,
un proche de Mugabe, demandait aux diplomates
britanniques et européens de censurer leurs
prises de positions sur le Zimbabwe.
On dit que
Monsieur Mudenge a exprimé sa consternation
concernant "lattitude
conflictuelle " de la CEE envers le
Zimbabwe. Il a aussi lancé une attaque contre la
Grande-Bretagne pour avoir violé les accords
dAbuja mettant fin au conflit des terres.
Il prétend que la Grande-Bretagne tente de
mettre en place des sanctions internationales
contre le Zimbabwe.
Mais en Privé,
Le Zimbabwe a demandé au Programme de
Développement des Nations Unis une aide
alimentaire de deux milliards de francs. Le
président a envoyé le ministre des finances
tenir des pourparlers urgents avec Victor Angelo,
le président de LUNDP.
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