| Le
zimbabwe menace darreter les pourparlers
avec les fermiers blancs Harare, Zimbabwe,
Associated Press
Le
gouvernement du Zimbabwe a accusé les dirigeants
des fermiers blancs de poursuivre un agenda
politique financé par létranger et a
menacé de rompre le dialogue avec eux. La
Commercial Farmer Union, qui regroupe 4000
fermiers blancs, a déclaré mercredi que les
menaces ont pour but daffaiblir une
opposition faiblissante face au programme de
"réforme agraire", en semant la
division parmi les fermiers blancs.
La menace
envers le syndicat est la dernière dune
série dactions dont les observateurs
pensent que ce sont des préparatifs en vue des
élections présidentielles. Mugabe doit
déclarer une élection présidentielle au début
de lan prochain, mais on sattend à
ce quil le fasse plus tôt, peut être vers
le mois dAoût.
Le
gouvernement de Mugabe a fait pression sur les
juges qui ont rendu des verdicts à son
détriment, forçant le mois dernier le
président de la cour, Anthony Gubbay à une
retraite anticipée, sous la menace de violences.
Il a également imposé de nouvelles restrictions
aux journalistes étrangers qui travaillent au
Zimbabwe, les reporters indépendants du pays ont
été attaqués.
Mardi,
Ignatius Chombo, le ministre du gouvernement
local (NdT : Ministre de
lintérieur ?), a accusé le syndicat
de faire obstruction à la remise des fermes aux
noirs sans terres, et de poursuivre un agenda
politique financé par des intérêts étrangers.
Il a déclaré que le gouvernement préférait
sadresser à des propriétaires individuels
dont la terre est visée pour saisie quaux
dirigeants du Syndicat.
Chombo a
déclaré que le gouvernement songeait à annuler
lenregistrement du Syndicat, rendant
illégale la collecte de cotisations et de frais
dadhésion par cette organisation. Mais
David Hasluck, le dirigeant du syndicat, dit que
le syndicat est classé comme une organisation
bénévole et nest pas soumis aux
réglementations denregistrement
appliquées habituellement aux clubs et aux
organisme de bienfaisance..
"Ces
menaces et ces attaques visent à affaiblir le
syndicat, afin de désunir ses membres." a t-il dit
mercredi..
Dans une
déclaration, le président Tim Henwood
[NdT : président de la CFU] a déclaré que
le groupe ne recevait aucun fond étranger et que
ses revenus viennent des frais dadhésions
et de cotisations sur la vente de produits. Ses
comptes sont présentés tous les ans au
ministère de lagriculture. Le mandat du
syndicat, politiquement neutre, est daider
ses membres dans le cadre des activités
agricoles. Les dirigeants régionaux se
rencontreront le 21 Mars pour résoudre des
différents au sein de lorganisation, a
déclaré Monsieur Henwood. Les délégués
discuteront de la façon dont le syndicat a fait
face aux saisies de terres, et dautres
problèmes stratégiques, puis éliront des
représentants. La déclaration a démenti que
des représentants ont été forcés de
démissionner sous la pression de membres
mécontents de la façon dont le groupe a fait
face au problème de la réforme agraire. Le
syndicat a maintenu un contact de routine avec le
gouvernement bien quil y en ait eu peu ces
derniers mois avec les principaux ministres, a
déclaré Hasluck.
Le
confiscation hâtive des terres, considéré
comme un stratagème essentiel de la campagne de
réélection de Mugabe, intervient au sortir
délections parlementaires tenues en Juin,
qui ont laissé le parti au pouvoir avec une
étroite majorité.
Hasluck
dit que le gouvernement a invité les fermiers,
individuellement, a demander un sursis dans la
confiscation de leur terres. Quoique le syndicat
ait émis un avis contraire, certains membres ont
fait une demande dans lespoir
darriver à un accord pour conserver au
moins une partie de leurs terres.
Les blancs
sont propriétaires denviron un tiers des
terres productives au Zimbabwe, qui font aussi
vivre 2 millions demployés agricoles et
leurs famille. Environ 7 million et demi de noirs
vivent dans les deux tiers restant. Lan
passé, Les militants du parti dirigeant ont
occupé illégalement 1 700 fermes appartenant à
des blancs.
Note: En
février dernier, 54 % des zimbabwéens se sont
prononcés contre la saisie des terres sans
compensations lors dun référendum.
Le parti
politique de Robert Mugabe se livre constamment
à des violences contre les fermiers blancs, les
militants des partis dopposition et la
presse indépendante.
Suite à
la perturbation du travail sur les fermes des
blancs, le Zimbabwe connaîtra une pénurie
alimentaire dès le milieu de lannée...
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