LE RACISME ANTIBLANC
Persécution au Zimbabwe

accueil 21 février 2001
Persécutions au Zimbabwe

"Menaces sur la CFU"

Le zimbabwe menace d’arreter les pourparlers avec les fermiers blancs

Harare, Zimbabwe, Associated Press

Le gouvernement du Zimbabwe a accusé les dirigeants des fermiers blancs de poursuivre un agenda politique financé par l’étranger et a menacé de rompre le dialogue avec eux. La Commercial Farmer Union, qui regroupe 4000 fermiers blancs, a déclaré mercredi que les menaces ont pour but d’affaiblir une opposition faiblissante face au programme de "réforme agraire", en semant la division parmi les fermiers blancs.

La menace envers le syndicat est la dernière d’une série d’actions dont les observateurs pensent que ce sont des préparatifs en vue des élections présidentielles. Mugabe doit déclarer une élection présidentielle au début de l’an prochain, mais on s’attend à ce qu’il le fasse plus tôt, peut être vers le mois d’Août.

Le gouvernement de Mugabe a fait pression sur les juges qui ont rendu des verdicts à son détriment, forçant le mois dernier le président de la cour, Anthony Gubbay à une retraite anticipée, sous la menace de violences. Il a également imposé de nouvelles restrictions aux journalistes étrangers qui travaillent au Zimbabwe, les reporters indépendants du pays ont été attaqués.

Mardi, Ignatius Chombo, le ministre du gouvernement local (NdT : Ministre de l’intérieur ?), a accusé le syndicat de faire obstruction à la remise des fermes aux noirs sans terres, et de poursuivre un agenda politique financé par des intérêts étrangers. Il a déclaré que le gouvernement préférait s’adresser à des propriétaires individuels dont la terre est visée pour saisie qu’aux dirigeants du Syndicat.

Chombo a déclaré que le gouvernement songeait à annuler l’enregistrement du Syndicat, rendant illégale la collecte de cotisations et de frais d’adhésion par cette organisation. Mais David Hasluck, le dirigeant du syndicat, dit que le syndicat est classé comme une organisation bénévole et n’est pas soumis aux réglementations d’enregistrement appliquées habituellement aux clubs et aux organisme de bienfaisance..

"Ces menaces et ces attaques visent à affaiblir le syndicat, afin de désunir ses membres." a t-il dit mercredi..

Dans une déclaration, le président Tim Henwood [NdT : président de la CFU] a déclaré que le groupe ne recevait aucun fond étranger et que ses revenus viennent des frais d’adhésions et de cotisations sur la vente de produits. Ses comptes sont présentés tous les ans au ministère de l’agriculture. Le mandat du syndicat, politiquement neutre, est d’aider ses membres dans le cadre des activités agricoles. Les dirigeants régionaux se rencontreront le 21 Mars pour résoudre des différents au sein de l’organisation, a déclaré Monsieur Henwood. Les délégués discuteront de la façon dont le syndicat a fait face aux saisies de terres, et d’autres problèmes stratégiques, puis éliront des représentants. La déclaration a démenti que des représentants ont été forcés de démissionner sous la pression de membres mécontents de la façon dont le groupe a fait face au problème de la réforme agraire. Le syndicat a maintenu un contact de routine avec le gouvernement bien qu’il y en ait eu peu ces derniers mois avec les principaux ministres, a déclaré Hasluck.

Le confiscation hâtive des terres, considéré comme un stratagème essentiel de la campagne de réélection de Mugabe, intervient au sortir d’élections parlementaires tenues en Juin, qui ont laissé le parti au pouvoir avec une étroite majorité.

Hasluck dit que le gouvernement a invité les fermiers, individuellement, a demander un sursis dans la confiscation de leur terres. Quoique le syndicat ait émis un avis contraire, certains membres ont fait une demande dans l’espoir d’arriver à un accord pour conserver au moins une partie de leurs terres.

Les blancs sont propriétaires d’environ un tiers des terres productives au Zimbabwe, qui font aussi vivre 2 millions d’employés agricoles et leurs famille. Environ 7 million et demi de noirs vivent dans les deux tiers restant. L’an passé, Les militants du parti dirigeant ont occupé illégalement 1 700 fermes appartenant à des blancs.

 


Note: En février dernier, 54 % des zimbabwéens se sont prononcés contre la saisie des terres sans compensations lors d’un référendum.

Le parti politique de Robert Mugabe se livre constamment à des violences contre les fermiers blancs, les militants des partis d’opposition et la presse indépendante.

Suite à la perturbation du travail sur les fermes des blancs, le Zimbabwe connaîtra une pénurie alimentaire dès le milieu de l’année...

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Références
  • 21 février 2001 - CNN.com / Associated press - "Zimbabwe threat to end talks with white farmers" - traduit ci-dessus
Précédent - 04 Février 2001 / Un juge blanc de la cour suprême " invité " a prendre sa retraite.
Suivant - 24 février 2001 / Mugabe brise l'esprit pionnier des fermiers
Quelques Liens sur le Zimbabwe  
 

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