| Le viol au Zimbabwe, une
arme politique, un désastre humain, une catastrophe sanitaire
Un article du 5 janvier, publié
sur Le site de la Panafrican News agency, signale que les crimes
pédophiles sont en augmentation au Zimbabwe. En 1989, on signalait
1007 cas de viols déclarés sur des fillettes mineures, en 1999
puis en l'an 2000, 2000 cas de viols, impliquant jusquà
des bébés de trois mois ont été signalés aux cours de justice
de ce pays. Daprès les organisations caritatives de ce
pays, ce chiffre ne serait que le sommet de liceberg.
On estime à 200 le nombre de personnes qui meurt chaque jour
du Sida. Un million denfants sur une population de douze
millions de personnes auraient perdu leurs parents à cause du
virus. Nombre de ces enfants orphelins seraient alors contraint
de se prostituer pour survivre. Des études indiquent que les
cas de viols denfant sont si généralisés au Zimbabwe que
la plupart des filles ont une activité sexuelle dès lâge
de huit ans
.
Cette situation na
rien de nouveau, et la politique dexpropriation de fermiers
blancs engagée par le président du Zimbabwe a été marqué par
une véritable épidémie de viols, laquelle a été suivie par lépidémie
du SIDA, qui fait du Zimbabwe un des pays les plus touchés par
le SIDA. La nature de ces viols a parfois été de nature politique.
Mme Guide Bupe, membre de lassociation zimbabwéenne de
défense des femmes (MUSASA) décrivait ainsi la situation qui
règne dans les fermes des blancs envahis par les " vétérans "
de Mugabe.
" Les
occupants sont souvent ivres ". " Nous avons
été informés de plusieurs viols de femmes blanches et noires
et denfants par des individus occupants des fermes de
blancs ". " Les victimes nont pas
porté plainte car elles craignent dêtre la cible dautres
violences et racontent que la police se trouvait bien souvent
à proximité et nest pas intervenue ".
Et le reporter de lAFP
dajouter que The Times " avait également rapporté,
le 20 avril dernier, le viol de deux femmes blanches, toutes
deux nièces dun membre influent du syndicats des fermiers
Blancs (C.F.U) ".
Selon des propos tenus
en Août à lAFP par " lONG Women Support
Network, " le
climat de violence généralisée " qui prévaut depuis février, en
marge des occupations de fermes des blancs par les anciens combattants
"
a conduit à une recrudescence des cas de viols de mineurs. "
En plus de cette campagne
de violence politique contre les blancs et lopposition
zimbabwéenne en général, dans laquelle le viol nest quune
pratique dintimidation et de violence délibérée, Les croyance
locales ne font rien pour arranger les choses. En effet, comme
cest le cas en Afrique du Sud, les sorciers et les guérisseurs
prescrivent le viol des mineurs comme remède aux maladies qui
ne sont pas guéries par des moyens conventionnels. Ainsi le
viol dun enfant mineur serait un remède contre le SIDA.
La croyance des violeurs et des sorciers est que la pureté sexuelle
du corps et de l'âme dune jeune fille a des vertus médicinales.
Parfois le viol est commis à cause de la croyance que ce crime
sexuel est un porte bonheur qui amènera la chance à celui qui
le commet.
Selon Handson Gwindi, un
chercheur de lAssociation Nationale Zimbabwéenne des guérisseurs
traditionnels, (ZINATHA) qui reconnaît que certains membres
de son association encouragent leurs clients à coucher avec
de jeunes filles à des fins thérapeutiques, mais il déclare
que la majorité des cas de viols implique des gens influencés
par la culture occidentale.
" il
y a des gens a qui on dit de coucher avec de jeunes enfants
pour divers raisons, comme gagner de largent. "
" Lautre
raison pour cette augmentation est due aux migrations. Les choses
dont nous sommes témoins aujourdhui sont étrangères, elles
ne sont pas africaines. Notre culture ne nous autorise pas à
coucher avec nos enfants ou même à les regarder avec de telles
pensées en tête. Loccidentalisation a détruit notre culture ".
Ces croyance, largement
répandues au Zimbabwe, sont également partagées en Afrique du
Sud, où le " mythe Basson " est très répandu
dans les campagnes : le virus du SIDA aurait été répandu :
dans les années 80 par le "Docteur la Mort", Wouter
Basson, l'ancien chef des laboratoires militaires secrets de
l'apartheid, dans le but d'exterminer une partie de la population
noire. On aurait tort de croire que ces croyances épargne les
élites africaines. Ainsi Thabo Mbéki, le président de lAfrique du Sud,
affirmait récemment que, selon lui, lépidémie du SIDA
était le résultat dun complot de la CIA et de lindustrie
pharmaceutique, et il remettait en cause lexistence dun
lien entre le VIH et le SIDA. Il a également décidé de ne pas
faire distribuer dAZT aux femmes enceintes atteintes du
SIDA. Aux mêmes causes les mêmes effets, lépidémie du
SIDA en afrique du SUD est le résultat dune épidémie de
viols qui na cessé de croitre depuis la chute de lapartheid
|