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online, vendredi 17 novembre 2000 Harare - Vendredi,
Le gouvernement du président Robert Mugabe a
ajouté 23 fermes appartenant à des blancs à sa
liste de saisies, tandis que les représentants
du gouvernement continuent à défier les ordres
de la cour de cesser la nouvelle vague de
réquisitions illégales des terres.
La
Commercial Farmer's Union signale qu'une semaine
après que la haute cour du pays ait déclaré
que le "programme
de peuplement rapide" violait le droit
des fermiers, Sabina Mugabe -la plus âgée des
surs de Mugabe- a exigé qu'un fermier
blanc quitte sa maison afin qu'elle puisse y
emménager.
Elle
(N.D.T. : la C.F.U) a déclaré, dans son dernier
bulletin sur l'anarchie grandissante dans le
Zimbabwe rural, que Sabina Mugabe avait été
signalé se déplaçant dans la zone des fermes
commerciales à bord de sa Limousine Mercedes
noire, dirigeant des occupations de fermes
blanches du district.
Plus tôt
cette semaine, elle a forcé un des principaux
producteurs de semences hautement spécialisées
à cesser ses cultures sur la moitié de ses
terres, à Norton, afin que les guérillas qui
s'auto-proclament vétérans de guerre puissent
planter leur maïs sur les terres qui avaient
déjà été labourées et fertilisées par le
fermier.
La
"notice d'acquisition obligatoire"
publiée vendredi dans le "Herald", un
journal appartenant à l'état, a amené à 2318
le nombre de fermes listées dans le cadre du
plan de Mugabe de saisir 3000 fermes appartenant
à des blancs.
Le
"programme de peuplement rapide" a
été mis en place depuis un mois, avec des
représentants du gouvernement -généralement
accompagnés par des soldats en armes et la
police - qui amènent par camions des centaines
de candidats à l'installation sur les fermes des
blancs et qui les déclarent "terres
d'état", en violation de leurs propres lois
sur l'acquisition de terre.
Le
bulletin signale qu'on ordonne à de plus en plus
de fermiers de cesser leurs opérations agricoles
alors que l'arrivée des pluies d'été marque la
période de plantation la plus intense pour la
nouvelle saison.
Les
économistes ont émis des mises en garde, disant
que ce harcèlement renouvelé va mener à de
graves pénuries alimentaires l'an prochain.
Vendredi
de la semaine dernière, la cour suprême avait
ordonné au gouvernement de cesser les
occupations dans le cadre du "programme de
peuplement rapide", et ordonné à la police
de faire partir les squatteurs de toutes les
fermes appartenant à des blancs.
Le
porte-parole de la CFU, Malcom Vowles avait
déclaré qu'on attendait des avocats qu'ils
confirment, tard vendredi, que toutes les
personnalités officielles citées par la cour
avaient reçu cet ordre, qui prend effet 48
heures après leur avoir été remis.
Mais
jusqu'à ce vendredi, l'ordre de la cour "a
eut le minimum d'effet perceptible", selon le bulletin
de la CFU. " Il n'y a
aucune indications que les instructions aient
été communiquées à la police et aux
structures gouvernementales locales ".
Il cite un
administrateur qui a mis en ouvre le"
programme de peuplement rapide " de
squatteurs sur une ferme de la région de Kadoma,
à environ 150 miles à l'est de Harare,
déclarant qu'il continuerait à installer des
gens en dépit de l'ordre de la cour.
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